
Federico Zandomeneghi, Portrait de Diego Martelli au bonnet rouge, 1879
Les Macchiaioli
1850-1874
Des Impressionnistes italiens ?
Musée de Paris - Orangerie
jusqu’au 18 août 2013
Exposition présentée à Madrid, Fondation MAPFRE, du 20 septembre 2013 au 5 janvier 2014
Gilles Castelnau
27 avril 2013
Les Macchiaioli se différencient des peintres académiques et de leur représentation de scènes nobles en peignant une Italie proche du peuple, de son folklore et aussi de son enthousiasme pour a Renaissance engagée par Giuseppe Garibaldi.
Ils prennent ce nom de Macchiaioli constitué à partir de la « macchia », la « tache » sobriquet moqueur que les peintres traditionnels leur attribuaient par dérision. Il est vrai que le côté populaire et sans prétention de leurs tableaux déparait les expositions de peinture de leur époque.
Le portrait de Diego Martelli au bonnet rouge (ci-dessus) par exemple est celui d’un ami et mécène (fort riche et généreux) des peintres macchiaoli. Il est représenté dans la simplicité de ses vêtements d’intérieur sans élégance, coiffé d’un simple bonnet rouge tellement choquant par sa rusticité qu’il a donné son nom au tableau. La pause même de cet homme est sans apprêt, désinvolte. A cette époque ce manque de noblesse et de recherche ne pouvait qu’être pris pour de la provocation. Il était aussi familiarité bien sympathique avec des hommes considérés dans leur quotidien le plus ordinaire.

Vincenzo Cabianca, Conteurs toscans du XIVe siècle
Ce retour à l’Italie du Moyen Age est signe d’une recherche de l’authenticité humaine redécouverte à une époque mythique où la société était naturelle et sans recherche ou artifice.

Telemaco Signorini, Porteuse d’eau à La Spezia, 1861-62
Telemaco Signorini nous fait contempler et nous intéresse à cette jeune paysanne porteuse d’eau qui marche pieds nus et d’un air décidé qui n’est pas sans allure, dans la beauté de la mer et du grand ciel bleu. Humble humanité valorisée par le regard du peintre.

Alinari Silvestro Lega, Après le déjeuner, ou la pergola, 1868
On a comparé les Macchiaioli aux impressionnistes français. Il est vrai qu’ils s’appliquent parfois, eux aussi, à représenter la nature avec sa lumière, les reflets d’eau et ses couleurs délicates. Mais les impressionnistes français n’avaient pas le même regard social sur l’humanité et se séparaient des Manet, Courbet, ou Alfred Stevens.
(Voir sur ce site : Peinture de droite, peinture de gauche)

Silvestro Lega, Portrait de Giuseppe Garibaldi, 1861
Leur amour pour la « Renaissance » italienne et son champion Giuseppe Garibaldi les enracine véritablement dans la grande espérance populaire de l'époque.
Retour vers
spiritualité des images
Vos
commentaires et réactions
haut de la page