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Introduction à l'Ancien
Testament
Introduction au Nouveau
Testament
Années
90-100
Apocalypse
27 août 2012
L'auteur
Il se nomme Jean mais
nous ignorons de quel Jean il s'agit. l dit
avoir eu ses visions dans l'île de Patmos « à cause de la Parole de
Dieu et du témoignage de Jésus ».
(1. 9) : il
y avait à cette époque un bagne dans les mines
de cuivre de Patmos ; peut-être le voyant y
était-il condamné au travaux forcés sous la
persécution de l'empereur Domitien (91-96).
Révélation
Révélation de
Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour
montrer à ses serviteurs les choses qui
doivent arriver bientôt, et qu'il a fait
connaître, par l'envoi de son ange, à son
serviteur Jean, lequel a attesté la parole
de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ,
tout ce qu'il a vu.
Heureux celui qui lit et ceux qui entendent
les paroles de la prophétie, et qui gardent
les choses qui y sont écrites ! Car le
temps est proche. 1.1-3
Le mot apocalypse signifie
en grec « révélation ». Les
textes « apocalyptiques » étaient
fréquents à l’époque. Les évangiles synoptiques
contiennent tous les trois un grand discours
« apocalyptique » de Jésus
Matthieu 24.29-31 et
passages parallèles en Marc et Luc
... Aussitôt après ces jours de détresse, le
soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus
sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et
les puissances des cieux seront ébranlées.
Alors le signe du Fils de l'homme paraîtra
dans le ciel, toutes les tribus de la terre se
lamenteront, et elles verront le Fils de
l'homme venant sur les nuées du ciel avec
puissance et une grande gloire.
Il enverra ses anges avec la trompette
retentissante, et ils rassembleront ses élus
des quatre vents, depuis une extrémité des
cieux jusqu'à l'autre...
Les chapitres 7
à 12 de Daniel (164 av. JC) relèvent
déjà de ce genre ainsi que de nombreux textes
juifs intertestamentaires apocryphes : Le Premier livre d’Hénoch,
le 4e Esdras etc.
Il s’agit de textes dans lesquels un être
céleste révèle aux fidèles en langage symbolique
et crypté des événements prodigieux sur le point
de survenir qui changeront la réalité du monde.
La lecture de l’Apocalypse de Jean encouragera
les fidèles dont l’existence est sans doute
humiliée et peut-être persécutée par un empire
romain intolérant.
Mais le récit de l’Apocalypse ne semblent pas
suivre une ligne chronologique. Les
« visions » sautent constamment du
futur au passé et au présent. En voici un
exemple au chapitre 18 :
Présent
2 Il cria d'une voix forte,
disant : Elle est tombée, elle
est tombée, Babylone la grande ! Elle
est devenue une habitation de démons...
Futur
4 Et j'entendis du ciel une
autre voix qui disait : Sortez
du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous
ne participiez point à ses péchés, et que
vous n'ayez point de part à ses fléaux.
Futur
8 En un même jour, ses fléaux
arriveront, la mort, le deuil et la famine, et
elle sera consumée par le feu [...] Et tous
les rois de la terre, qui se sont livrés avec
elle à l'impudicité et au luxe, pleureront et
se lamenteront à cause d'elle, quand ils
verront la fumée de son embrasement.
Passé
10 Malheur ! malheur ! La
grande ville, Babylone, la ville puissante !
En une seule heure est venu ton jugement!
Présent
11 Et les marchands de la
terre pleurent et sont dans le deuil à cause
d'elle, parce que personne n'achète plus leur
cargaison,
Futur
16 ils diront : Malheur !
malheur ! La grande ville, qui était vêtue de
fin lin, de pourpre et d'écarlate, et parée
d'or, de pierres précieuses et de perles ! En
une seule heure tant de richesses ont été
détruites!
Toujours est-il que
les forces du mal ne
doivent pas être considérées comme souveraines,
elles seront « prochainement »
vaincues et les fidèles ne doivent donc pas
collaborer avec elles.
Cette position est opposée à celle de l’auteur
des épîtres à Timothée et à Tite qui fait
l’apologie de l’intégration réussie des
communautés chrétiennes à la société romaine.
Elle est opposée également à l’exhortation au
respect des autorités que Paul adresse aux Romains :
Romains 13.1-2
Que toute personne soit soumise aux
autorités supérieures car il n'y a point
d'autorité qui ne vienne de Dieu, et les
autorités qui existent ont été instituées de
Dieu. C'est pourquoi celui qui s'oppose à
l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a
établi, et ceux qui résistent attireront une
condamnation sur eux-mêmes.
Le voyant de l’Apocalypse, sans doute en raison
d’une situation politique différente prend
une attitude négative et c’est sans doute la
raison d’être des lettres adressées aux
7 églises de l’ouest de l’Asie mineure.
J'entendis du ciel une voix
qui disait : Sortez du milieu d'elle, mon
peuple, afin que vous ne participiez point à
ses péchés, et que vous n'ayez point de part à
ses fléaux. Car ses péchés se sont accumulés
jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses
iniquités. 18.4-5
Date
de rédaction de l’Apocalypse
Les persécutions ont eu
lieu à deux époques du premier siècle.
- En 64-65 sous le règne de Néron. Nous
disons un peu plus loin que l’Apocalypse fait
justement allusion au mythe de son retour à la
vie.
- Entre 89 et 96 sous le règne de Domitien.
Les biblistes optent en général pour cette date.
.
La vision
inaugurale du Christ en gloire
Elle est comme l'introduction à l’ensemble du
livre
Moi Jean, votre frère, qui ai
part avec vous à la tribulation et au royaume
et à la persévérance en Jésus, j'étais dans
l'île appelée Patmos, à cause de la parole de
Dieu et du témoignage de Jésus.
Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur et
j'entendis derrière moi une voix forte, comme
le son d'une trompette, qui disait : Ce
que tu vois, écris-le dans un livre, et
envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, à
Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à
Philadelphie, et à Laodicée.
Je me retournai pour connaître quelle était la
voix qui me parlait. Et, après m'être
retourné, je vis sept chandeliers d'or, et, au
milieu des sept chandeliers, quelqu'un qui
ressemblait à un fils d'homme, vêtu d'une
longue robe, et ayant une ceinture d'or sur la
poitrine. Sa tête et ses cheveux étaient
blancs comme de la laine blanche, comme de la
neige ; ses yeux étaient comme une flamme de
feu ; ses pieds étaient semblables à de
l'airain ardent, comme s'il eût été embrasé
dans une fournaise; et sa voix était comme le
bruit de grandes eaux. Il avait dans sa main
droite sept étoiles. De sa bouche sortait une
épée aiguë, à deux tranchants; et son visage
était comme le soleil lorsqu'il brille dans sa
force.
Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme
mort. Il posa sur moi sa main droite en disant
: Ne crains point ! Je suis le premier et le
dernier, et le vivant. J'étais mort; et voici,
je suis vivant aux siècles des siècles. Je
tiens les clefs de la mort et du séjour des
morts.
Écris donc les choses que tu as vues, et
celles qui sont, et celles qui doivent arriver
après elles, le mystère des sept étoiles que
tu as vues dans ma main droite, et des sept
chandeliers d'or. Les sept étoiles sont les
anges des sept Églises, et les sept
chandeliers sont les sept Églises.
1.9-20
La guerre finale que mènent
le Christ et ses armées contre les
forces mauvaises est décrite de manière cryptée.
On ignore dans quelle mesure les lecteurs de
l’Apocalypse étaient capables d’identifier ces
symboles :
« Babylone la ville
puissante » terme qui fait penser
l’Exil du 6e siècle
av. JC désigne sans doute la ville de Rome et
l’impressionnante « vision » de sa
destruction provient peut-être d’un récit
concernant Pompéi
détruite en l’an 79.
Malheur ! malheur ! La grande
ville, Babylone, la ville puissante ! En une
seule heure est venu ton jugement !
Et les marchands de la terre pleurent et sont
dans le deuil à cause d'elle, parce que
personne n'achète plus leur cargaison,
cargaison d'or, d'argent, de pierres
précieuses, de perles, de fin lin, de pourpre,
de soie, d'écarlate, de toute espèce de bois
de senteur, de toute espèce d'objets d'ivoire,
de toute espèce d'objets en bois très
précieux, en airain, en fer et en marbre, de
cinnamome, d'aromates, de parfums, de myrrhe,
d'encens, de vin, d'huile, de fine farine, de
blé, de bœufs, de brebis, de chevaux, de
chars, de corps et d'âmes d'hommes. Les fruits
que désirait ton âme sont allés loin de toi ;
et toutes les choses délicates et magnifiques
sont perdues pour toi, et tu ne les
retrouveras plus. Les marchands de ces choses,
qui se sont enrichis par elle, se tiendront
éloignés, dans la crainte de son tourment ;
ils pleureront et seront dans le deuil et
diront : Malheur ! malheur ! La grande ville,
qui était vêtue de fin lin, de pourpre et
d'écarlate, et parée d'or, de pierres
précieuses et de perles ! En une seule heure
tant de richesses ont été détruites !
[...]
Alors un ange puissant prit une pierre
semblable à une grande meule, et il la jeta
dans la mer, en disant : Ainsi sera précipitée
avec violence Babylone, la grande ville, et
elle ne sera plus trouvée. Et l'on n'entendra
plus chez toi les sons des joueurs de harpe,
des musiciens, des joueurs de flûte et des
joueurs de trompette, on ne trouvera plus chez
toi aucun artisan d'un métier quelconque, on
n'entendra plus chez toi le bruit de la meule,
la lumière de la lampe ne brillera plus chez
toi, et la voix de l'époux et de l'épouse ne
sera plus entendue chez toi, parce que tes
marchands étaient les grands de la terre,
parce que toutes les nations ont été séduites
par tes enchantements et parce qu'on a trouvé
chez elle le sang des prophètes et des saints
et de tous ceux qui ont été égorgés sur la
terre. 18.10-24
Cette dénonciation d’une
bête splendide et
dominatrice est peut-être l’empereur « dont le chiffre est
666 »
Avant l'invention des chiffres par les Arabes on
utilisait pour compter les lettres de
l'alphabet. Chaque lettre se voyait attribuer
une valeur. Sur un mur de Pompéi un amoureux a
écrit : « J’aime celle dont le
nom est 5454 ».
On remarque que si on écrit en hébreu « César
Néron » on obtient 666. Si on écrit
en grec (la langue du Nouveau Testament) « César
Dieu » on obtient 616 ce qui
est précisément la version que donnent certains
manuscrits.
Cette variante de manuscrits est un argument
pour dire que cette hypothèse pourrait être la
bonne.
Puis je vis monter de la
terre une autre bête, qui avait deux cornes
semblables à celles d'un agneau, et qui
parlait comme un dragon. Elle exerçait toute
l'autorité de la première bête en sa présence,
et elle faisait que la terre et ses habitants
adoraient la première bête, dont la blessure
mortelle avait été guérie. 13.1
Ceci pourrait être une allusion à l’empereur Néron dont on disait
qu’il était revenu à la vie après une maladie
mortelle.
Elle opérait de grands
prodiges, même jusqu'à faire descendre du feu
du ciel sur la terre, à la vue des hommes. Et
elle séduisait les habitants de la terre par
les prodiges qu'il lui était donné d'opérer en
présence de la bête, disant aux habitants de
la terre de faire une image à la bête qui
avait la blessure de l'épée et qui vivait. Et
il lui fut donné d'animer l'image de la bête,
afin qu’elle parle, et que tous ceux qui ne
l'adoreraient pas soient tués.
Et elle fit que tous, petits et grands, riches
et pauvres, libres et esclaves, reçoivent une
marque sur leur main droite ou sur leur front,
et que personne ne puisse acheter ni vendre,
sans avoir la marque, le nom de la bête ou le
nombre de son nom.
Que celui qui a de l'intelligence calcule le
nombre de la bête : c'est un nombre
d'homme, six cent soixante-six. 13.11-18
D’autres êtres sont énigmatiques. On peut se
demander s’il était possible à l’époque de les
identifier ou s’ils représentent généralement
diverses forces mauvaises :
De la fumée sortirent des
sauterelles, qui se répandirent sur la terre;
et il leur fut donné un pouvoir comme le
pouvoir qu'ont les scorpions de la terre. Il
leur fut dit de ne point faire de mal à
l'herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à
aucun arbre, mais seulement aux hommes qui
n'avaient pas le sceau de Dieu sur le front.
Il leur fut donné, non de les tuer, mais de
les tourmenter pendant cinq mois ; et le
tourment qu'elles causaient était comme le
tourment que cause le scorpion, quand il pique
un homme. En ces jours-là, les hommes
chercheront la mort, et ils ne la trouveront
pas; ils désireront mourir, et la mort fuira
loin d'eux. Ces sauterelles ressemblaient à
des chevaux préparés pour le combat; il y
avait sur leurs têtes comme des couronnes
semblables à de l'or, et leurs visages étaient
comme des visages d'hommes. Elles avaient des
cheveux comme des cheveux de femmes, et leurs
dents étaient comme des dents de lions. Elles
avaient des cuirasses comme des cuirasses de
fer, et le bruit de leurs ailes était comme un
bruit de chars à plusieurs chevaux qui courent
au combat. Elles avaient des queues semblables
à des scorpions et des aiguillons, et c'est
dans leurs queues qu'était le pouvoir de faire
du mal aux hommes pendant cinq mois. 9.3-10
La
femme
On l'identifie volontiers
avec la vierge Marie. Mais une lecture
précise interroge : voyez notamment les
versets 5, 6, 14, 16, 17.
Un grand signe parut dans le
ciel: une femme enveloppée du soleil, la lune
sous ses pieds, et une couronne de douze
étoiles sur sa tête. Elle était enceinte, et
elle criait, étant en travail et dans les
douleurs de l'enfantement.
Un autre signe parut encore dans le ciel ; et
voici, c'était un grand dragon rouge, ayant
sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes
sept diadèmes. Sa queue entraînait le tiers
des étoiles du ciel, et les jetait sur la
terre. Le dragon se tint devant la femme qui
allait enfanter, afin de dévorer son enfant,
lorsqu'elle aurait enfanté.
5 Elle enfanta un fils, qui
doit paître toutes les nations avec une verge
de fer. Et son enfant fut enlevé vers
Dieu et vers son trône.
6 Et la femme
s'enfuit dans le désert, où elle avait un
lieu préparé par Dieu, afin qu'elle y fût
nourrie pendant mille deux cent soixante
jours.
Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses
anges combattirent contre le dragon. Et le
dragon et ses anges combattirent, mais ils ne
furent pas les plus forts, et leur place ne
fut plus trouvée dans le ciel.
Et il fut précipité, le grand dragon, le
serpent ancien, appelé le diable et Satan,
celui qui séduit toute la terre, il fut
précipité sur la terre, et ses anges furent
précipités avec lui.
Et j'entendis dans le ciel une voix forte qui
disait : Maintenant le salut est arrivé, et la
puissance, et le règne de notre Dieu, et
l'autorité de son Christ; car il a été
précipité, l'accusateur de nos frères, celui
qui les accusait devant notre Dieu jour et
nuit.
Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau
et à cause de la parole de leur témoignage, et
ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre
la mort.
C'est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous
qui habitez dans les cieux. Malheur à la terre
et à la mer ! car le diable est descendu vers
vous, animé d'une grande colère, sachant qu'il
a peu de temps.
Quand le dragon vit qu'il avait été précipité
sur la terre, il poursuivit la femme qui avait
enfanté l'enfant mâle.
14 Et les deux ailes
du grand aigle furent données à la femme,
afin qu'elle s'envolât au désert, vers son
lieu, où elle est nourrie un temps, des
temps, et la moitié d'un temps, loin de la
face du serpent.
Et, de sa bouche, le serpent lança de l'eau
comme un fleuve derrière la femme, afin de
l'entraîner par le fleuve.
16 Et la terre secourut la femme, et
la terre ouvrit sa bouche et engloutit le
fleuve que le dragon avait lancé de sa
bouche.
17 Et le dragon fut
irrité contre la femme, et il s'en alla
faire la guerre aux restes de sa postérité,
à ceux qui gardent les commandements de Dieu
et qui ont le témoignage de Jésus. Et il se
tint sur le sable de la mer. 12.1-18
La bataille
finale
Puis je vis le ciel ouvert,
et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le
montait s'appelle Fidèle et Véritable, et il
juge et combat avec justice. Ses yeux étaient
comme une flamme de feu; sur sa tête étaient
plusieurs diadèmes ; il avait un nom écrit,
que personne ne connaît, si ce n'est lui-même
et il était revêtu d'un vêtement teint de
sang. Son nom est la Parole de Dieu.
Les armées qui sont dans le ciel le suivaient
sur des chevaux blancs, revêtues d'un fin lin,
blanc, pur.
De sa bouche sortait une épée aiguë, pour
frapper les nations ; il les paîtra avec une
verge de fer ; et il foulera la cuve du vin de
l'ardente colère du Dieu tout-puissant. Il
avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom
écrit : Roi des rois et Seigneur des
seigneurs.
Et je vis un ange qui se tenait dans le
soleil. Et il cria d'une voix forte, disant à
tous les oiseaux qui volaient par le milieu du
ciel : Venez, rassemblez-vous pour le
grand festin de Dieu, afin de manger la chair
des rois, la chair des chefs militaires, la
chair des puissants, la chair des chevaux et
de ceux qui les montent, la chair de tous,
libres et esclaves, petits et grands.
Et je vis la bête, et les rois de la terre, et
leurs armées rassemblées pour faire la guerre
à celui qui était assis sur le cheval et à son
armée.
Et la bête fut prise, et avec elle le faux
prophète, qui avait fait devant elle les
prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui
avaient pris la marque de la bête et adoré son
image. Ils furent tous les deux jetés vivants
dans l'étang ardent de feu et de soufre.
Et les autres furent tués par l'épée qui
sortait de la bouche de celui qui était assis
sur le cheval; et tous les oiseaux se
rassasièrent de leur chair. 19.11-21
La mort est mise
à mort
Puis je vis un grand trône
blanc, et celui qui était assis dessus. La
terre et le ciel s'enfuirent devant sa face,
et il ne fut plus trouvé de place pour eux.
Et je vis les morts, les grands et les petits,
qui se tenaient devant le trône. Des livres
furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert,
celui qui est le livre de vie. Et les morts
furent jugés selon leurs œuvres, d'après ce
qui était écrit dans ces livres.
La mer rendit les morts qui étaient en elle,
la mort et le séjour des morts rendirent les
morts qui étaient en eux; et chacun fut jugé
selon ses œuvres. Et la mort et le séjour des
morts furent jetés dans l'étang de feu.
20.12-14
La nouvelle terre
Puis je vis un nouveau ciel
et une nouvelle terre, car le premier ciel et
la première terre avaient disparu, et la mer
n'était plus. Et je vis descendre du ciel,
d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle
Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est
parée pour son époux. Et j'entendis du trône
une forte voix qui disait : Voici la demeure
de Dieu avec les hommes !
Il habitera avec eux, ils seront son peuple,
et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera
toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera
plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni
douleur, car les premières choses ont disparu.
Et celui qui était assis sur le trône dit :
Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il
dit : Écris, car ces paroles sont certaines et
véritables. Et il me dit : C'est fait ! Je
suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la
fin. A celui qui a soif je donnerai de la
source de l'eau de la vie, gratuitement.
21.1-6
La nouvelle
Jérusalem
Les douze portes étaient
douze perles ; chaque porte était d'une seule
perle. La place de la ville était d'or pur,
comme du verre transparent.
Je ne vis point de temple dans la ville car le
Seigneur Dieu tout-puissant est son temple,
ainsi que l'agneau.
La ville n'a besoin ni du soleil ni de la lune
pour l'éclairer car la gloire de Dieu
l'éclaire, et l'agneau est son flambeau.
Les nations marcheront à sa lumière, et les
rois de la terre y apporteront leur gloire.
Ses portes ne se fermeront point le jour, car
là il n'y aura point de nuit.
On y apportera la gloire et l'honneur des
nations.
Il n'entrera chez elle rien de souillé, ni
personne qui se livre à l'abomination et au
mensonge ; il n'entrera que ceux qui sont
écrits dans le livre de vie de l'agneau. 21.21-27
L’arbre de vie
Il poussait dans le paradis terrestre et les
humains en étaient exclus depuis la faute
d’Adam. Il est de nouveau disponible :
Et il me montra un fleuve
d'eau de la vie, limpide comme du cristal, qui
sortait du trône de Dieu et de l'agneau.
Au milieu de la place de la ville et sur les
deux bords du fleuve, il y avait un arbre de
vie, produisant douze fois des fruits, rendant
son fruit chaque mois, et dont les feuilles
servaient à la guérison des nations. 22/1-2
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