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La foi

qui cherche à comprendre Dieu

 

Faith in Search of Understanding

 

Anthony Freeman

prêtre anglican

 

21 janvier 2010

La première partie du premier des Trente-neuf Articles (1563) définissant la doctrine de l’Église d’Angleterre en matière de foi et de pratique dit ceci : « Il n’y a qu’un seul Dieu vivant et véritable, éternel, sans corps et sans passions, d’une infinie puissance, sagesse et bonté. Créateur et sauvegarde de toutes les choses visibles et invisibles... » Il a été composé en 1533 et résume pourtant parfaitement ce que comprennent la plupart des gens en entendant le mot « Dieu », qu’ils soient croyants fervents, athées militants ou chrétiens détachés.

Mais que se passe-t-il lorsqu’on lit la deuxième partie du même article : « ... et dans l’unité de cette divinité il y a trois Personnes, d’une même substance, puissance et éternité : le Père, le Fils et le Saint Esprit ». Cette formulation combine plusieurs idées de Dieu et plusieurs autres idées de Dieu en ont été ensuite déduites. Mon intention est ici de montrer comment le mot « Dieu » a pris différents sens au cours des siècles et qu’il doit nécessairement continuer à évoluer si l’on veut que le langage religieux et la vie des Églises jouent encore leur rôle dans la vie des hommes.

 

 

La tradition de la Grèce antique

Elle eu une grande influence sur la conception chrétienne de Dieu. Les Grecs avaient l’idée d’un panthéon de Dieux qui se comportaient comme des humains et d’ailleurs pouvaient intervenir dans le monde humain, avoir des liaisons avec des mortelles et en avoir des enfants. Ainsi Persée, qui tua la Gorgone Méduse, était fils de Zeus et de la princesse humaine Danaé.

Les unions sexuelles des êtres divins avec des mortelles n’entraient naturellement pas dans les cadres de pensée chrétiens. Néanmoins les polémiques modernes défendant la naissance virginale de Jésus rapprochent dangereusement l’attitude de Dieu le Père du rôle de Zeus, Marie de Danaé et Jésus de Persée qui affronta la Gorgone Méduse et la mort elle-même.

Je trouve d’ailleurs anormal que la plupart des autorités des Églises semblent craindre moins ces rapprochements mythologiques que la modernisation des doctrines.

Les Dieux grecs sur le mont Olympe personnifiaient les différents aspects de l’humanité : Aphrodite symbolisait l’amour, Athéna la sagesse, Déméter la moisson etc. Ici encore il y a une ressemblance avec le culte des saints qui existe aujourd’hui. Certes, on ne dit pas qu’ils sont des dieux. Mais lorsqu’un dévot de saint Antoine demande son aide pour retrouver un objet perdu je ne vois pas une grande différence avec l’ancien Grec demandant une bonne récolte à Déméter.

Mais de plus, la Grèce qui adorait le panthéon polythéiste et en célébrait les Dieux dans ses poèmes et ses épopées développait en même temps son esprit critique et mettait sa religion en cause. Dès le 5e siècle av. JC, le philosophe présocratique Xénophane (+ 480 av. JC) affirmait que les Dieux de l’Olympe étaient des constructions humaines et non pas des êtres divinement révélés. Tous les humains, disait-il, créent leurs Dieux à leur propre image et c’est ainsi que « les Éthiopiens ont des Dieux au nez retroussé et à la peau noire alors que les Dieux thraces ont des yeux bleus et des cheveux roux. »

Les plus éminents philosophes grecs poursuivirent cette démarche qui considérait la divinité comme le principe unifiant de l’univers. Platon disait que Dieu avait créé le monde à partir d’éléments informes préexistant. Pour Aristote Dieu était l’origine immobile de tout ce qui bouge dans l’univers.
Ces idées ont considérablement influencé la compréhension chrétienne de Dieu. Récemment encore on chantait : « O Dieu, force secrète de toute la création, tu es immobile et pourtant tu es la source de tout mouvement. Depuis le matin jusqu’au soir, c’est toi qui guides la journée. » C’est du pur Aristote.

Et la vision de Platon d’un esprit divin à l’arrière plan de l’univers qui apporte l’ordre là où régnait le chaos existe toujours aux États-Unis (et ailleurs aussi), notamment avec la théorie du Dessein intelligent (dont nous parlerons plus loin).
Mais par dessus tout il faut sans doute être reconnaissant aux Grecs pour l’idée de la perfection absolue de Dieu qui ne connaît aucun changement : en effet si la perfection est absolue, tout changement ne peut qu’apporter du moins bon. C’est ce qu’on chante : « Nous fleurissons et sommes épanouis comme les feuilles vertes des arbres, puis nous séchons et périssons – mais toi tu vis toujours ».

 

 

La tradition hébraïque

Elle est encore plus importante que la tradition grecque, notamment par son monothéisme radical. Mais plusieurs de ses éléments sont analogues à ceux issus de la culture grecque. On trouve des traces de polythéisme au Psaume 82 :

1. Dieu se tient dans l'assemblée de Dieu
Il juge au milieu des dieux.
6. J'avais dit : Vous êtes des Dieux,
Vous êtes tous des fils du Très-Haut.

Différents noms sont attribués à Dieu en relation avec des lieux et des groupes humains, particulièrement dans la Genèse : « le bouclier d’Abraham » (15.1), « le Dieu de Béthel » (31.13), « celui que craint Isaac » (31.42), « El Shaddai » (35.11). Ils peuvent avoir désigné primitivement différents Dieux.

Le fait même qu’il soit interdit d’adorer d’autres Dieux pourrait être interprété comme la reconnaissance de leur existence. La différence entre la monolâtrie (« vous n’adorerez qu’un seul Dieu ») et le monothéisme (« il n’y a qu’un seul Dieu ») n’est explicite que dans le Second Esaïe (rédigé pendant l’Exil, au 6e siècle av. JC) lorsqu’il affirme que Dieu est responsable du mal come du bien. (Es 45.7).

Des textes postérieurs de l’Ancien Testament personnifient des attributs de Dieu (Parole, Sagesse, Esprit etc) suggérant qu’ils ont eu précédemment une existence autonome.

Enfin il faut remarquer que le roi et la nation d’Israël en tant que telle sont appelés parfois « Fils de Dieu ». Cela pourrait faire penser qu’en un temps plus ancien la relation du roi avec Dieu était du même ordre que celle des héros grecs avec leurs Dieux.

Une autre évolution de la conception de Dieu dans l’Ancien Testament est la distanciation progressive de Dieu avec les réalités du monde, ce qui fait penser à la réalité divine abstraite des philosophes grecs. En voici quelques exemples. Le rôle de l’ « Ange du Seigneur » s’est transformé. A l’origine il indiquait la « présence » de Dieu sur la terre : « l’ange qui est le Seigneur ». Plus tard, en apportant un message de Dieu, il désignait l’« absence » de Dieu : « l’ange qui est le messager du Seigneur ».

La prophétie révélant directement Dieu (Dieu parle directement à son peuple par l’intermédiaire d’un prophète) a laissé la place à l’étude rabbinique de l’Écriture (Reconnaître la volonté actuelle de Dieu dans sa parole d’autrefois). L’influence de la philosophie grecque sur cette littérature juive de « sagesse » est visible dans le fait qu’elle est écrite en langue grecque et non plus en hébreu.

 

 

Le dualisme moral perse zoroastrien

C’est l’idée que tout dans l’univers est pris dans une bataille cosmique entre le bien et le mal, entre les enfants de lumière et les enfants des ténèbres. Elle fonctionne en contrepoint du monothéisme. En effet, le polythéisme permet d’attribuer la responsabilité du mal au Dieu de quelqu’un d’autre, alors que dans le monothéisme le Dieu unique est évidemment rendu responsable de tout ce qui arrive, le bien comme le mal.
C’est ce disait Ésaïe durant l’Exil, dans le texte de 45.7 déjà cité :

Je forme la lumière, et je crée les ténèbres,
Je donne la prospérité, et je crée l'adversité
Moi, l'Eternel, je fais toutes ces choses.

Mais tout le monde n’ose pas aller si loin ! Le développement de la personnalité de Satan (dont le nom désigne le « procureur » d’un procès) provient du double désir de sauvegarder le dualisme et de distancier Dieu d’un contact direct avec les humains. Dans un procès, la défense et l’accusation s’opposent mais fonctionnent toutes deux en faveur de la justice. Satan n’était donc pas, à l’origine, l’ennemi de Dieu mais le fonctionnaire de la cour dont Dieu était le juge. C’est le rôle qu’il assume au début du livre de Job.
Le meilleur exemple de la collaboration loyale de Satan avec Dieu se trouve dans la relation du recensement du peuple par le roi David. Le premier récit (2 Samuel 24.1) dit : « La colère de l'Éternel s'enflamma contre Israël et il excita David contre eux, en disant : Va, fais le dénombrement d'Israël et de Juda. »

Le second récit (1 Chroniques 21.1) : « Satan se leva contre Israël, et il excita David à faire le dénombrement d'Israël. » L’auteur des Chroniques affirme que c’est toujours Dieu qui est à l’œuvre mais qu’il charge son procureur de faire le sale travail.

Mais dans le Nouveau Testament, Satan en est arrivé à être considéré comme le diable :

Apocalypse 12.9 :
Il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien,
appelé le diable et Satan,
celui qui séduit toute la terre.

Apocalypse 20.2 :
… le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan.

Le diable est désormais le mortel ennemi de Dieu et presque (pas quand même pas tout à fait) un second Dieu. C’est lui qui encourt le blâme quand les choses vont mal.

 

 

La sainte Trinité

Je traite de la Trinité dans l’article que je consacre au Credo. Je saute maintenant directement à la période des Lumières du 18e siècle et à la période actuelle.

.1. Théologie naturelle et théologie révélée

Nous avons dit que la notion traditionnelle de Dieu était celle d’un être surnaturel, hors de l’espace et du temps, omniscient, tout-puissant, infiniment bon, créateur et providence de l’univers, que nous devons adorer et auquel nous devons obéir. Cette définition pose évidemment un problème : si Dieu est hors de l’espace et du temps, comment pouvons-nous le connaître ?

La théologie naturelle répond que nous ne pouvons atteindre Dieu directement et qu’il nous faut chercher dans la nature les traces de sa présence.

La théologie révélée répond que Dieu peut entrer dans l’espace et le temps pour nous adresser la parole, si seulement nous voulons l’écouter.

Ces deux conceptions se sont toujours opposées, il me semble néanmoins qu’elles rencontrent le même problème qui est celui des limites de l’esprit humain. Nous avons parlé de cette question dans notre article sur la Bible : celle-ci peut être ‘plus’ qu’un livre simplement humain mais elle ne peut pas être ‘moins’.
Que les Dix commandements, par exemple, viennent du ciel ou de la terre, on ne peut les connaître qu’à partir du moment où ils ont pénétré l’espace de la conscience humaine. Et à ce point ils étaient forcément limités par la capacité de compréhension et d’expression de l’esprit humain. Il en est de même pour la révélation divine. La dimension humaine dans toute doctrine religieuse a pris une dimension de plus en plus importante dans la période des Lumières.

.2. Après les Lumières

Cette évolution de la philosophie et le développement des sciences naturelles, vécus dans l’esprit des Lumières ont considérablement élargi le fossé dans la pensée des gens entre Dieu et sa création. Jusque là le théisme était généralement accepté : il s’agit de la croyance en un Dieu qui est indépendant de sa création, qui demeure en dehors du monde, en est la providence et y intervient comme il veut dans son amour et avec puissance.
Mais Isaac Newton et d’autres savants, par leurs découvertes des lois naturelles de la physique qui ont remplacé l’ancienne science d’Aristote, ont rendu le recours à Dieu inutile pour expliquer le fonctionnement de l’univers. Le théisme a dès lors cédé la place au déisme : il s’agit de la croyance en un Dieu qui, après avoir fait le monde et l’avoir mis en mouvement, le laisse fonctionner par lui-même. Dieu peut, certes, agir de manière surnaturelle à certaines occasions comme, par exemple, l’incarnation et la résurrection de Jésus, mais ses interventions ne sont pas quotidiennes.

Les leaders religieux ayant tellement réduit le domaine d’activité de Dieu, le passage du déisme à l’athéisme était facile pour les fidèles les moins portés à la religion. On cite toujours l’exemple du philosophe et savant Pierre Laplace. A Napoléon qui lui demandait quelle place avait Dieu dans sa conception du monde, celui-ci répondit : « Je n’ai pas eu besoin de cette hypothèse ».

Mais le passage à l’athéisme se heurtait à un certain nombre d’arguments. Le plus traditionnel est l’argument du « dessein intelligent », proposé pour la première fois par un philosophe du 18e siècle, William Paley, dans sa parabole de l’Horloger : Si je me promène dans la lande et que voie une pierre, je pense naturellement qu’elle est là par hasard. Mais si je trouve une montre avec ses petites roues dentées et son mécanisme compliqué, je suis bien obligé de penser qu’elle a été faite par un esprit intelligent. L’univers, tel qu’il nous apparaît ressemble plus à une montre qu’à une pierre ! Il « fonctionne » et doit avoir été conçu et réalisé dans un but. L’horloger est Dieu.

Le biologiste Richard Dawkins a contré cet argument dans son livre The Blind Watchmaker (l’Horloger aveugle). Il pense que la théorie de l’Évolution de Darwin, avec son idée de la sélection naturelle des espèces peut expliquer l’apparent dessein de l’univers.

A son tour il a été contredit - sans succès à mon avis - par le champion du « dessein intelligent » qui pense que si, lors du big bang les conditions physiques avaient été un tant soit peu différentes, l’univers n’aurait pas pu évoluer de manière à faire naître la vie humaine. Et par conséquent il doit bien y avoir eu un Dieu qui a programmé ces conditions optimums.

Une approche différente est celle de la théologie du Process. Dieu n’y est pas compris comme un « dirigeant impérial » mais comme agissant « doucement et par amour » au cœur même de l’ordre naturel du monde. La perfection de Dieu n’y est pas vu comme une essence immuable mais comme un processus évolutif guidé par l’amour et conduisant vers ce que Teilhard de Chardin appelle le « Point oméga », le but de la création. (Remarque de GC : Il me semble que la théologie du Process n’a pas cette vision optimiste de l’évolution des choses). La théologie du Process ne voit pas de contradiction entre la théorie scientifique de l’évolution et la doctrine chrétienne de Dieu.

Une autre tentative du XXe siècle visant à réconcilier la science et la philosophie modernes avec la religion est la théologie existentialiste de l’Américain Paul Tillich, de l’Allemand Rudolph Bultmann et de l’anglais John Macquarrie (qui fut mon professeur).
- La théologie traditionnelle avait vu Dieu comme un être demeurant à l’extérieur de l’ordre naturel.
- La théologie du Process voyait Dieu comme agissant au cœur de l’ordre naturel du monde.
- La théologie existentialiste, qui émanait de Martin Heidegger, voyait Dieu non comme un être individuel mais, selon la fameuse expression de Tillich comme « le fondement de l’être » et que Macquarrie nomme « l’Être avec une majuscule », qui permet l’existence de tout être individuel.
- La théologie radicale est une quatrième approche, qui me semble la plus utilisable. Elle part du principe que la religion fait partie de notre culture humaine et que toutes les idées théologiques – y compris le concept de Dieu lui-même - sont une partie de notre effort humain de structurer et de donner sens à nos vies.
L’idée que c’est Dieu qui a été fait à l’image de l’homme et non l’inverse est communément associée à Ludwig Feuerbach, le penseur du XIXe siècle qui en a perdu la foi.

Plus récemment Don Cupitt, le théologien de Cambridge, Lloyd Geering en Nouvelle Zélande et d’autres ont adopté ce point de vue sans perdre la foi pour autant. Dans le monde dit « post-moderne », beaucoup sont arrivés à l’idée que les valeurs morales et religieuses que l’on disait autrefois absolues et révélées d’en-haut ont en fait pris naissance à l’intérieur même de la société humaine et n’en sont pas plus mauvaises pour cela.

 

 

Ma compréhension de Dieu

Depuis une quinzaine d’années, sous l’influence de ces différentes pensées et notamment des théologies existentialiste et radicale, j’en suis arrivé à penser que mentionner l’existence indépendante de Dieu était une expression aussi imagée que parler de la main droite de Dieu. Il est tout à fait permis d’utiliser un tel langage, particulièrement dans le culte, mais il faut être conscient qu’il s’agit d’images et de métaphores et en aucun cas de description littérale.

Il est évident que l’amour, la fidélité et le devoir sont des valeurs humaines. Nous les avons personnifiées et nous en parlons comme si elles existaient indépendamment de nous. Et pourtant nous sommes conscients du fait qu’elles n’existent que lorsque des hommes et des femmes les mentionnent. Dire cela ne nie pas leur importance mais les situe clairement dans le domaine humain.

Dieu est, lui aussi, une personnification des valeurs humaines. Don Cupitt disait : « Dieu... est la somme de nos valeurs, il nous représente leur unité idéale, les exigences qu’elles ont sur nous et leur puissance créatrice. »

Dieu n’existe donc pas indépendamment des hommes qui s’attachent à ces valeurs et en vivent. Il est clair que cette manière de concevoir Dieu est différente de celles de Paul ou de Thomas d’Aquin. Mais il me semble que la différence entre eux est encore plus grande. Et que la différence qu’ils avaient tous deux avec le Dieu de Jephté et de Gédéon dans l’Ancien Testament était bien plus grande encore. Il y a bien cent ans que ces idées ont été émises par les opposants à la religion. Mais aujourd’hui elles parlent aux chrétiens pratiquants et nombreux sont ceux à qui elles permettent, comme à moi, de dire à nouveau « je crois en Dieu » sans renoncer à mon intelligence.

 

 Traduction Gilles Castelnau

 

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