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Libre opinion



Mon calendrier protestant




Henri Seillan, Gauthier Devilder


Éd. Olivétan

392 pages - 19 €


recension Gilles Castelnau

 

 

9 février 2017

Cet intéressant « calendrier » perpétuel propose chaque jour le petit récit d’un événement protestant qui s’est produit à cette date. Des illustrations humoristiques égayent l’ensemble.
Le pasteur Valérie Mali, de Bordeaux a cru en ce projet et en a favorisé la publication.
Une grande préface du pasteur Laurent Schlumberger, président de l’Église protestante unie de France en dit l’intérêt :

 

Préface

Laurent Schlumberger

[...] L'ouvrage étonnant que vous tenez entre les mains se prête à des lectures comparables. Continue, en suivant le déroulement du calendrier. Itinérante, à l'aide de l'index par exemple. Erratique, en rebondissant d'un anniversaire (tiens, je suis né le même jour que Marc Boegner !) à un rendez-vous important (ouh, je vois mon chirurgien le jour de la Saint-Barthélemy...).
[...] Comme moi, il vous ravira - au sens propre : il vous emmènera bien ailleurs que là où vous pensiez aller. Bien sûr, il vous apprendra des choses que vous ignoriez complètement. II ravivera des souvenirs. Il incitera à approfondir tel événement ou telle biographie. II donnera l'envie de le compléter, de l'enrichir - en vue d'une future réédition peut-être ! Mais plus largement et sans en avoir l'air, il vous fera découvrir du protestantisme des pans entiers que vous ne soupçonniez guère. [...

 

Voici la page du 1er février

 

 

Voici les chroniques de plusieurs autres « jours »


7 février


1751 : LA DEPOUILLE DE MAURICE DE SAXE ARRIVE A STRASBOURG

Maurice de Saxe, né en 1696, est maréchal général des camps et armées de Louis XV. Vainqueur de la Bataille de Fontenoy, Louis XV le récompense en lui faisant don en pleine propriété du château de Chambord où il meurt.
Une cérémonie funèbre est célébrée à Paris, mais, en tant que protestant, il ne peut être enterré dans la capitale.
Son corps est donc envoyé à Strasbourg pour y être inhumé.
Louis XV commande à Jean-Baptiste Pigalle un mausolée, élevé à partir de 1771 dans le chœur de l'église protestante Saint-Thomas.

 

 

15 février

1794 : UN PROTESTANT À L’ORIGINE DU DRAPEAU TRICOLORE : ANDRÉ JEANBON

Cet ancien capitaine de marine, après plusieurs naufrages, étudie la théologie à Genève et devient pasteur à Castres et à Montauban. Élu à la Convention en 1792, il entre le 10 juillet 1793 au Comité de salut public où il prend en charge la Marine. Il se fait alors appeler Jean-Bon Saint-André. À son initiative, l'Assemblée décide que le drapeau français sera composé de trois bandes verticales « de manière que le bleu soit attaché à gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs. » Napoléon le fera plus tard chevalier de la Légion d'honneur et baron d'Empire.

 


30 avril

1598 : PROMULGATION DE L'ÉDIT DE NANTES

Signé par Henri IV, cet Édit accorde aux protestants la liberté de conscience et une certaine latitude pour organiser leurs cultes. La promulgation de cet Édit met fin aux guerres de religion et instaure une amnistie mettant un terme à toutes poursuites. La France est alors le seul État où deux religions coexistent officiellement. Pour autant, l'Édit est mal accueilli : les protestants se plaignent d'avoir peu obtenu, et les catholiques s'indignent de ce que le roi a accordé à ses anciens coreligionnaires.

 

9 mai

1912 : MESSAGE DE WILLIAM BOOTH, FONDATEUR DE L'ARMÉE DU SALUT

Tant que des femmes pleureront, je me battrai.
Tant que des enfants auront faim et froid, je me battrai ;
tant qu'il y aura un alcoolique, je me battrai ;
tant qu'il y aura dans la rue une fille qui se vend, je me battrai ;
tant qu'il y aura des hommes en prison et qui n'en sortent que pour y retourner, je me battrai ;
tant qu'il y aura un être humain privé de la lumière de Dieu, je me battrai !

 

24 juillet

1702 : L'ASSASSIN4T DE L’ABBÉ DU CHAYLA MARQUE LE DÉBUT DE LA GUERRE DES CAMIS4RDS

Les Cévenols, lassés d'être persécutés en raison de leur foi décident, sous l'inspiration de prophètes comme Abraham Maazel, de prendre les armes pour défendre leur liberté de culte. Ils organisent te 24 juillet 1702 une opération pour libérer leurs coreligionnaires emprisonnés et maltraités par l'abbé du Chayla au Pont-de-Mont vert. L'abbé est tué par la troupe alors qu'il tente de s'enfuir. Cet épisode marque le début de la guerre des Camisards qui prend fin en 1704 avec la reddition des principaux chefs.


24 août

1572 : MASSACRE DE LA SAINT-BARTHÉLÉMY

Profitant de ce que le mariage d'Henri de Navarre a attiré à Paris la plupart des chefs huguenots, un groupe d’activistes catholiques décide de les éliminer. L’amiral de Coligny et d'autres gentilshommes protestants sont assassinés tant au Louvre qu'en ville. Cette exécution d'un nombre limité de chefs huguenots déclenche pendant cinq jours une tuerie sauvage qui fait 4000 victimes dans Paris. Le massacre s'étend aussi à la province où l'on dénombre 10000 tués. Pour honorer les victimes, Anne Hidalgo, maire de Paris, a dévoilé en avril 2016 en présence de plusieurs personnalités protestantes une plaque commémorative à proximité du pont-Neuf.

 

21 septembre

1933 : CRÉATION DE L'EGLISE CONFESSANTE EN ALLEMAGNE

La Gleischschaltung (mise au pas) est la méthode policière, législative et règlementaire mise en place par Adolf Hitler pour obtenir le pouvoir absolu en Allemagne. Cette politique totalitaire veut contraindre les protestants allemands à intégrer l’Église protestante du Reich, dirigée par des proche du parti nazi. Le 2l septembre, un groupe de pasteurs s'organise autour du pasteur Niemöller pour contester l’idéologie nazie, notamment sur la question de la race. L’Église confessante est née. Elle sera à l'origine de la déclaration de Barmen du 31 mai 1934.

 

16 novembre

1917 : CLÉMENCEAU EST NOMMÉ PRÉSIDENT DU CONSEIL

Né en 1841, le protestant Georges Clémenceau s’engage en politique sous l’étiquette radicale. Farouche anticolonialiste et anticlérical, il collabore au journal L’Aurore et prend une part active dans la défense du capitaine
Dreyfus. C’est lui qui fait publier le fameux article de Zola « J’accuse ». Il doit son surnom « Le Tigre » à son mandat de ministre de l’Intérieur où il met en œuvre une professionnalisation de la police.
En 1917, il est nommé président du Conseil pour poursuivre la guerre et en en moins d'un an, le peuple l’acclame comme « le Père la Victoire. »



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