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Dieu, c’est qui ou quoi ?

 

 Who or What Is God?

 

 

Jim Burklo

 

traduction Gilles Castelnau

20 mars 2015

J’ai eu de nombreux contacts, ces derniers temps, avec des athées professionnels. Et particulièrement avec Gretta Vosper, pasteur de l’Église Unie du Canada qui se dit elle-même athée.
Il y a, aux Etats-Unis, peu de pasteur ouvertement athée, mais ils sont nombreux au Canada, en Grande-Bretagne, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Et ils nous appellent, nous les croyants « surnaturaliste » à abandonner Dieu dans la mesure où ce mot est désormais indissociable de l’idée de « Quelqu’un là-haut dans le ciel ».
Ces rencontres me font, en effet, réfléchir à ce que j’entends lorsque je dis « Dieu » et pourquoi je tiens toujours à utiliser ce mot.

J’ai écrit, il y a quelques temps un poème : « Rencontres avec Dieu ». Il exprime toujours ce que je pense aujourd’hui, mais après mes discussions avec les athées, il y a des choses que je voudrais préciser.

Pour plaisanter, j’ai dit que j’étais « agn-athée », c’est-à-dire que je n’étais pas sûr de l’existence des athées. Je leur demandais, en effet, comment ils peuvent nier ce qu’ils ne peuvent pas définir.

Quand je parle de Dieu, c’est un discours poétique. La poésie évoque, elle fait comme Dieu : elle ne définit rien, ne décide rien, ne détermine rien. Le mot « Dieu » a un sens flou. Mais c’est que Dieu est un Dieu flou. Je ne sais pas tout, ni de Dieu ni du sens que le mot Dieu peut avoir. C’est bien pourquoi je le prononce et je l’écris. Il ne faut pas renoncer à ce mot, c’est celui que la poésie utilise.
La poésie dépend du pouvoir spirituel, vivant des mots. On ne peut pas écrire de poèmes et on ne peut pas les aimer si l’on s’enferme dans la seule compréhension littérale des mots, comme s’ils ne pouvaient décrire le réel que de manière neutre et sans vie.

Si l’on considère Dieu comme une appellation, comme un ensemble de lettres noires sur une page blanche, désignant « Quelqu’un là-haut dans le ciel », il n’est pas étonnant qu’on en soit réduit à descendre la pente glissant vers l’athéisme, s’il existe : on lève les yeux au ciel, il n’y a personne là-haut, alors on laisse tomber cette idée et on abandonne avec le Dieu qu’elle est censée désigner.

Mais le mot Dieu est riche et convaincant. Il n’indique pas quelqu’un d’autre : il est autre chose, il fait autre chose.
Le mot Dieu évoque les plus hautes aspirations. Il suggère la plénitude et ce qui peut me la donner. Il me fait pénétrer dans la riche obscurité du mystère, de l’inconnu. Il m’ouvre à de nouveaux possibles. Il me fait voir au-delà de mon horizon.
Le mot Dieu m’attire plus loin que je ne pensais. Il me parle de l’univers.
Il me touche avec l’idée d’Amour infini.
Le mot Dieu éveille ma curiosité, ma créativité.
Mon incertitude concernant la signification du mot Dieu suscite en moi une déstabilisation humble et saine qui me laisse tout étourdi.

Dans la Bible, le mot Dieu n’a pas un sens clair et inéquivoque : Dieu y est-il un nationaliste ? Une divinité jalouse ? L’essence de l’existence ? Le chef des êtres surnaturels ou le symbole de leur rassemblement ? Le grand Législateur ? Le grand Juge ? Un créateur maladroit ? Un père incapable ? Un homme nommé Jésus ? L’Amour lui-même ?
Une lecture attentive de la Bible devrait balayer toutes les certitudes que l’on pouvait encore avoir concernant ce mot Dieu.

Les grands mystiques des religions du monde ont pris l’habitude de psalmodier ou de répéter intérieurement sans fin le mot « Dieu » ou ses équivalents en guise de prière ou de contemplation. Ils ont compris que le mot Dieu ne désigne pas Dieu : il est Dieu. Il n’est pas un concept auquel il faut croire.
Comme ils le savaient bien, Dieu est en nous et nous sommes en Dieu, simplement lorsque nous invoquons son nom.

 


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