Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

Libre opinion

 

Jésus - le Christ de Dieu

 


Michel Leconte

 

voir ci-dessous dialogue avec Frédéric Blondiaux

 

 

26 février 2012

Jésus annonce le Royaume ou le règne de Dieu, c’est pour lui la manière biblique de désigner l’action de Dieu et le but qu’il poursuit. Il s’agit de l’annonce de l’amour inconditionnel et libérateur de Dieu et de ce que les hommes sont appelés à devenir. En Jésus, Dieu lui-même se révèle à l’humanité au plus près possible. C’est une présence librement offerte, non imposée qui se manifeste à tous les hommes

- là où la justice et la paix progressent,
- là où le mal, la maladie, l’oppression reculent,
- là où ce qui était mort, ou donnait la mort, fait place à une vie nouvelle,
- là où les rapports maître esclave sont abolis, y compris entre Dieu et l’homme.

Jésus montre, par son action, son message, sa vie et sa mort, la façon d’être de Dieu pour tous les hommes. C’est pourquoi il s’adresse aux parias, aux exclus, aux pauvres, aux femmes et aux enfants et même aux pécheurs, tous ceux que le système religieux d’alors privait de Dieu. Jésus apporte la possibilité de bonheur pour chacun et pour tous, au-delà de la malédiction, de la culpabilité, au-delà des classifications et des jugements humains. Jésus effectue dans un monde rigide, étouffant, violent, une formidable ouverture par laquelle peut entrer un souffle de vie puissant. Un univers nouveau apparaît. Désormais, c’est la personne humaine qui devient le centre de l’univers. Les prescriptions de la Loi ne sont plus un absolu. La Loi est maintenant ordonnée au bien de l’homme : « le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat » (Mc 2,27).

Jésus annonce que Dieu ne se laisse pas annexer par une caste de gens pieux ou vertueux qui se pensent meilleurs que les autres. Dieu n’est pas la récompense à la vertu, il se donne tout entier, sans préalable, avant même toute repentance, gratuitement.

Jésus prêche un Dieu qui demande le cœur humain tout entier, mais sans jamais contraindre ni faire violence, une spiritualité de confiance. Le fondement de notre vie est désormais Jésus lui-même. Il est l’instance critique de toute vie chrétienne. Il est pour nous le visage humain de Dieu. Il se porte garant du Dieu libérateur qui aime tous les hommes.

La mort de Jésus est la conséquence de ses choix et du dieu qu’il annonce, dangereux pour le système politico-religieux d’alors. On lui vole même sa mort : il est crucifié non comme un prophète mais comme « roi des juifs » ! A cause de sa passion pour le royaume de Dieu, Jésus s’est impliqué dans une critique radicale du système religieux oppressif de ce temps. C’est ce système qui avec la complicité du pouvoir romain l’a assassiné. La croix montre ce que de tels régimes autoritaires sont capables de faire à leurs opposants.

Sur la croix, Dieu s’identifie radicalement avec les rejetés, les hors la loi, les exclus. Dieu est présent là où le regard humain le croit absent. Dieu assume même la mort. Dieu n’est pas impassible. Dieu est vulnérable !

Après la mort ignominieuse de Jésus, ses disciples anéantis se relevèrent et annoncèrent son réveil : Jésus est vivant, il est ressuscité. « Le prince de la vie que vous aviez fait mourir, Dieu l’a réveillé d’entre les mort ; nous, nous en sommes témoins. » (Ac 3,15). Celui qu’ils savaient mort, ils le disaient vivant parce qu’ils vivaient de lui.

Par la résurrection, Dieu ratifie le parcours, la vie et le dieu de Jésus. Dieu s’identifie à son dieu et en même temps révèle à l’homme ce qu’il est, ce qu’il est appelé à devenir. Le Royaume est présent, Dieu est maintenant le bonheur de ceux qui s’engagent à la suite de Jésus. La résurrection constitue une force critique sans pareille : la puissance de la mort est brisée. Le meurtre de l’humain en l’homme n’a pas d’avenir. La résurrection, c’est l’éveil de l’homme quand il sort des ténèbres, de la destruction, de la violence et du malheur. Dieu n’est pas avec les pouvoirs oppresseurs.

L’esprit créateur qui demeurait en l’homme Jésus fait sa demeure en tout homme, le remet debout et le fait avancer. En Christ, l’abîme entre le divin et l’humain est aboli et se transforme en espérance de rejoindre l’autre rive. En l’homme, c’est Dieu lui-même qui habite et lui communique sa force.

Aujourd’hui, Dieu vient dans nos vies, dans notre monde. « La vie Eternelle, c’est qu’ils te connaissent toi le seul vrai Dieu » (Jean 17,3). C’est aujourd’hui que nous sommes ressuscités. « Celui qui écoute ma parole et croit en celui qui m’a envoyé, a la vie Eternelle » (Jean 5,24). A la suite du Christ, contribuons à construire un monde où il fait bon vivre, entrons dans le dynamisme créateur de Dieu. Christ est devant. Christ : la cristallisation de la réalité divine du cosmos tout entier.

 

 

________________________________________________________________

 

1

Réaction de Frédéric Blondiaux

J'aime beaucoup votre texte. J'y retrouve là la synthèse de ce qu'est aussi pour moi le Christ. Allez savoir pour quoi mais j'ai presque l'impression de voir repris là de façon méthodique ce que je tente de transmettre aux enfants au caté.

Evidemment je leur repreciserai en quoi sa mort lui est volée: en effet, il n'a jamais voulu être ce roi des juifs qu'on l'a accusé d'être. Je ne suis pas sûr que vos lecteurs aient besoin de ce rappel.

Je trouve qu'il y a matière à réflexion sur ce point. Mort pour nous délivrer du poids de nos pêchés... Mais aussi mort d'avoir été aux yeux de ses contemporain ce qu'il n'était pas.

Ne meurt-il pas encore aujourd'hui de ce que nous ne le percevons pas toujours pour ce qu'il est ? Je pense notamment au neopharisianisme de certaines de nos églises ou communauté dont l'objectif est de rester tournées sur elles mêmes dans une pseudo quête de salut ou de gratifications spirituelles personnelles...

 

2

Réponse de Michel Leconte

Je suis d'accord avec vous, le pharisaïsme dont a été victime Jésus n'a pas été vaincu ! Il faut dire que c'est une mauvaise herbe tenace qui prend sa source dans le désir diabolique de l'homme de s'auto-fonder lui- même. Relisez la Genèse : LE PÉCHÉ c'est de vouloir être comme des dieux. C'est de celui- la que le Christ nous délivre si on veut bien l'écouter ; Dieu se donne lui-même à nous gratuitement, par pure grâce

Je ne crois pas que Jésus soit mort pour le pardon des péchés malgré ce que dit St Paul. Dieu n'a pas besoin que son fils meure sur la croix pour cela. Jésus s'invite par exemple chez Zachée avant même que ce dernier se repente. Dieu pardonne gratuitement. Pas besoin de se reconnaître pécheur . Dieu vient à nous ; ensuite et à partir de là notre vie peut changer, en réponse. Voyez la joie du père du prodigue qui va au devant de son fils et lui coupe la parole quand celui-ci commence à s'accuser. Jesus ne cautionne pas notre sentiment de culpabilité, Dieu non plus. C'est une des choses qui me le font trouver si extraordinaire : vraiment cet homme vient de Dieu, du vrai Dieu !

Hélas on continue à lui voler sa mort. Car il a blasphémé contre le statut que se confère l'homme coupable, il s'en prenait à la culpabilité elle-même, la culpabilité doit lui voler sa mort: d'où les thème de sa mort sacrificielle , expiatoire, substitutive…

 

 


Retour vers "libres opinions"
Retour vers Michel Leconte
Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.