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A quoi sert le péché originel


Michel Leconte


 


25 novembre 2023

L’être humain ne s’aime pas tel qu’il est dans sa condition ici-bas : sujet à la souffrance, à la faute, au péché, limité dans son pouvoir et surtout mortel. Il lui faut trouver une explication à cela. Comme il n’est pas question d’accuser Dieu de l’avoir créé ainsi, il faut que ce soit due à une punition pour avoir désobéi au créateur. Le péché originel sert à expliquer les péchés que nous ne pouvons pas de pas commettre.

 

Par conséquent, la doctrine classique du péché originel lui sert à expliquer sa condition humaine marquée par les limites que nous avons mentionnées et, particulièrement sa condition mortelle. Elles ne doivent pas être naturelles, pense-t-il, mais causées par un événement originel dont il s’attribue la responsabilité : celui d’avoir désobéi à Dieu pour avoir voulu être dieu lui-même (Gn 3, 4). C’est la conséquence d’une « chute » dont il serait coupable en Adam et surtout en Ève…

 

Ce faisant, cette doctrine nous évite de considérer notre condition comme voulue telle par notre Créateur qui l’a trouvé très bonne (cf. Gn 1). Elle ne peut être que la conséquence d’une punition infligée par un Dieu courroucé par la transgression d’un interdit, d’une désobéissance. Dieu nous a exclu du paradis où il nous avait placé à l’origine.

 

En outre, la faute hypothétique ayant provoquée notre chute nous octroie une toute-puissance vraiment extraordinaire puisque cette faute est sensée avoir détruit l’harmonie originelle que Dieu avait voulue. Quelle toute-puissance nous attribuons-nous ! L’homme avait convoité la toute-puissance divine, il la récupère par les effets dévastateurs de sa transgression !

 

L’homme ne s’arrête pas en si bon chemin dans son désir de toute-puissance, car il ne lui faudra pas moins que la mort du Fils de Dieu pour qu’il puisse retrouver la condition paradisiaque qu’il avait perdue de son fait. Paradoxe de la Rédemption : c’est en tuant le Fils unique de Dieu que nous sommes pardonné ! La doctrine du péché originel révèle que l’être humain est animé par son Vœu de toute-puissance, de cela découle la haine de sa condition - de n’être que ce qu’il est, faillible et mortel - et par le ressentiment qui en découle.

 

                   

 


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