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Obéir à Dieu ?



 Michel Leconte

 


15 décembre 2022

Obéir, c’est se soumettre à la volonté d’un autre, parfois contre sa propre volonté et dans ce cas, notre obéissance n’est que servilité. Mon Dieu ne me demande pas de lui obéir, il n’est pas le Maître des maîtres comme on l’a trop longtemps conçu.

 

Quand je lis dans l’épître aux Hébreux 5, 7-8 : « C’est lui qui, au cours de sa vie terrestre, offrit prières et supplications avec grand cri et larmes à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de sa soumission. Tout Fils qu’il était, il apprit par ses souffrances l’obéissance… etc. » je suis saisi d’un vif sentiment d’indignation.

 

Cette interprétation me révolte profondément et je ne peux pas m’empêcher d’y voir un scénario masochiste très malsain. — Un Dieu pervers qui demande à son fils de se soumettre à sa volonté jusqu’à la mort pour avoir la récompense finale de la gloire céleste en raison de sa soumission. C’est la version passive du complexe d’Œdipe : on acquiert la toute-puissance du Père en s’écrasant pour le séduire. Cette obéissance est abjecte et je ne peux pas adorer un tel dieu.

 

Quant à Marie, lors de la Visitation, elle n’obéit nullement en se disant « la servante du Seigneur », son acquiescement manifeste son amour de Dieu et son service ne répond pas à ce qui serait une exigence de Dieu. Son attitude correspond à celle de Jésus qui lave les pieds de ses disciples : par amour et fidélité.

 

De même Jésus, n’obéit pas à un Dieu tout-puissant qui exige son sacrifice, il reste simplement fidèle au Dieu qui est présent au plus profond de son cœur et qu’il a annoncé durant sa vie publique en guérissant et libérant les enchaînés du dieu sadique et aliénant des grands prêtres et des scribes. Le Dieu de Jésus Christ est amour, don, tendresse bienveillante, il ne s’adresse pas à des esclaves soumis, mais aux hommes qu’il veut debout et pleins de vie.

 

L’obéissance à Dieu doit être bannie du vocabulaire chrétien, elle prête trop le flanc à des interprétations malsaines.

 



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