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Visite du Paris protestant

au temps de la Réforme

 

 

2e partie

 

 

Le Louvre

La cour Napoléon. La façade intérieure du palais présente, au 1er étage, une galerie de célébrités de la France, mises en place au 19e siècle. Sur le pavillon Sully, aux places d'honneur, de part et d'autres de l'horloge,

 

du Cerceau

les statues de Cerceau et Jean Goujon (Une statue de Jean Goujon se trouve aussi sur la façade de l'Hôtel-de-Ville). S'y trouvent aussi (pavillon sud) Olivier de Serres, Bernard Palissy, Ambroise Paré (8e statue, à côté de celle de Richelieu !), Salomon de Brosse, architecte du palais du Luxembourg. Les statues des protestants Sully et Michel de l'Hospital se trouvent au pied de la colonnade du palais Bourbon.

 

La Cour Carrée. A gauche (côté sud) du pavillon de l'Horloge (le pavillon orné des caryatides et portant l'horloge a été construit au 17e siècle), l'aile Pierre Lescot a été construite en collaboration par le sculpteur protestant Jean Goujon et l'architecte catholique Pierre Lescot.

 

aile Pierre Lescot

Ils ont également donné naissance ensemble dans les années 1540 au plus beau jubé construit dans une église française du XVIsiècle, celui de Saint-Germain-l'Auxerrois, paroisse royale. Cette œuvre admirable, en forme d'arc de triomphe, fut malheureusement détruite, seules les sculptures de l'attique ont été conservées.
Pierre Lescot eut l'honneur d'être enterré à Notre-Dame, mais Jean Goujon dut se réfugier à Bologne en Italie où il finit ses jours pour sauver sa vie menacée par la persécution.

 

la Chambre du roi

Jean Goujon avait pourtant sculpté aussi les caryatides de la salle du même nom, la Chambre du roi (dont les boiseries ont été déplacées dans l'aile est de la cour Carrée portent encore la date de 1559 qui est celle du synode qui s'est tenu « à la lueur des bûchers »), la fontaine des Innocents, les bas-reliefs de l'hôtel Carnavalet et le jubé de Saint-Germain l'Auxerrois. Les persécutions des protestants n'étaient, à l'époque, ni massives ni systématiques : les protestants notoires pouvaient poursuivre leurs activités, surtout quand ils travaillaient pour la cour, comme Bernard Palissy et Jean Goujon !

La fenêtre d'où Charles IX tira sur les protestants le jour de la Saint-Barthélémy

Lors de la Saint-Barthélémy, le 24 août 1572, le roi Charles IX tirait, dit-on, à l'arquebuse depuis les fenêtres du Louvre, sur les protestants qui cherchaient à s'échapper en traversant la Seine à la nage. 


Salle des Caryatides

La salle des Caryatides a servi de lieu de culte pendant des années du temps de Catherine de Bourbon, sœur du roi Henri IV qui était restée protestante et avait exigé, en tant que princesse royale, d'avoir le culte à son domicile. En 1599, alors qu'elle tenait la maison du roi en l'absence de la reine Margot, des cultes ont rassemblé plus de 2000 personnes, à la grande indignation de l'évêque de Paris.
Les quatre caryatides ont été sculptées par le protestant Jean Goujon.

 

Bernard Palissy était conseiller presbytéral de sa paroisse protestante de Saintes. Il fut appelé à Paris par la reine Catherine de Médicis qui souhaitait une grotte décorée des poissons et reptiles de céramique luisante dont il avait découvert le secret. 

 


un plat de Bernard Palissy

Ces œuvres sont aujourd'hui exposées dans les vitrines du Louvre mais il fut emprisonné à la Bastille, « pour cause de religion ». On dit que le roi Henri III vint l'y visiter, mais il y mourut dans la misère en 1589 ou 1590.
On a dit qu'il y a une statue de lui sur la façade de la cour Napoléon, une autre devant Saint-Germain des Prés. Il y en a aussi une devant la manufacture de céramique de Sèvres.

Jacques Androuet du Cerceau fut l'architecte du pont Neuf, inauguré en 1578 par le roi Henri III lui-même.

Ambroise Paré, le célèbre médecin soigna lui-même le roi Henri II lors de son accident du tournoi des Tournelles. Et pendant que ces hommes manifestaient leur art et leur dévouement au roi, d'autres huguenots périssaient place Maubert, place de Grève, au marché aux cochons.

 

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3e partie

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