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Le Doigt sur la joue, 1910

 

Van Dongen

fauve, anarchiste et mondain

 

Musée d’art moderne de la ville de Paris

jusqu’au 17 juillet 2011

.

 

Gilles Castelnau

 

25 mars 2011

Kees van Dongen (1877-1968), qui est hollandais, vient à Paris en 1897 à l’âge de 20 ans et s’installe à Montmartre, au Bateau Lavoir. Il y est bientôt rejoint par d’autres jeunes peintres étrangers, venus des quatre coins de l’Europe à la recherche d’une peinture nouvelle et qui formeront bientôt l’ « école de Paris » : Picasso en 1904, rejoint van Dongen au Bateau Lavoir. Brancusi, Modigliani, Juan Gris, Chagall, Mondrian venu lui aussi de Hollande, Foujita, Soutine. 

Ensuite ils se retrouvent tous à Montparnasse à la « Closerie des Lilas » à la « Coupole » ou au « Sélect ». Ils logent à la « Ruche », ancien pavillon de l’Exposition universelle, devenu logement bon marché.

Dans leur diversité et malgré leur manque d’argent endémique, ils vivent ensemble une heureuse paix tranquille. Les cafés de Montmartre et de Montparnasse explosaient de leurs conversations passionnées, d’interminables discussions théoriques, de colères et de rires.

Van Dongen, Derain, Dufy, et Vlaminck essayent, à la suite de Matisse, les couleurs violentes et contrastées, les personnages qui sortent des limites de la toile, renoncent à tout effort de perspective, bousculent les sages compositions académiques et stupéfie les Parisiens.
Au Salon d'automne de 1905, où ils exposent avec Matisse et disposent d’une pièce pour eux seuls, ils se verront qualifier de « fauves » car la puissance de leurs couleurs paraît féroce ! L’appellation leur allait bien et leur est restée.

 

 

Ma gosse et sa mère, 1907

 

Kees van Dongen aimait les femmes. Il les peindra belles, colorées, animées d’une sorte de force vitale intérieure qui les valorisera. Il leur donnera de grands yeux fortement soulignés, des poses provocantes qui leur plaira et il deviendra le portraitiste du Tout-Paris.

La peinture est le mensonge le plus beau.
La peinture et un vice, je ne peux pas faire autre chose.

 

 

Portrait d’Adèle Besson, 1909

 

 

Ce portrait d’Adèle Besson est marqué d’un souvenir tragique : elle est morte le 10 décembre 1964 en se rendant au Louvre pour le vernissage de la donation que faisait son mari à l’État. André Malraux fit alors déposer un bouquet de glaïeuls rouges sous ce portrait de van Dongen.

 

La femme au canapé, vers 1918-1935

 

 

On m’a reproché d’aimer le monde, de raffoler de luxe, d’élégances,
d’être un snob déguisé en bohème – ou un bohème déguisé en snob.
Eh bien oui ! J’aime passionnément la vie de mon époque, si animée, si fiévreuse... 


 

Le tango de l’archange, dit aussi la matchiche, 1922

 

La matchiche était une danse et une chanson où l’on s’encanaillait au Moulin Rouge ou à Montparnasse et que tout Paris fredonnait. En voici les paroles et le chant.

 

La Belle époque allait bientôt finir.

 

 

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