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Spiritualité des images 


Impression soleil levant (1872)

 

 

Claude Monet

 

1840-1926

 

 

jusqu’au 24 janvier 2011

 

 

Gilles Castelnau

 

28 septembre 2010

Deux cents tableaux magnifiques venus de Saint-Petersbourg, de New York et d’ailleurs, constituent une exposition de toute beauté qui fait courir les foules : on fait trois heures de queue si l’on n’a pas réservé son entrée et une fois à l’intérieur on a bien de la peine à contempler ces merveilles entre les têtes des autres visiteurs !

Il est vrai que Monet est le maître de la lumière. C’est elle qui est le sujet de tous ces tableaux, c’est elle qui provoque l’enchantement qui nous saisit dès que l’on pénètre dans la première salle.

 

 

Les impressionnistes, dont Monet était le chef de file, ne s’intéressaient pas à la vie de la société, à ses passions et ses malheurs, ses luttes et ses constructions. Ils nous plongent dans le calme de la nature, baignée de lumière, dans ses couleurs chatoyantes aux doux reflet des vaguelettes, dans la tranquillité de la vapeur du matin ou de la brume du soir.

 

 

 

Tout le monde aime cette douceur apaisante qui scintille et le miroitement de l’eau omniprésent qui nous séduit et nous charme. Mais à l’époque, les visiteurs des Salons ne partageaient pas ce bonheur. Ils étaient habitués au grand genre de la peinture historique ou mythologique qui a quelque chose à dire et à montrer pour faire réfléchir ou élever l’esprit vers les idéaux humains que l’on respecte. Ils aimaient que le dessin en soit net et bien structuré, que les couleurs soient réalistes et que les valeurs de la société soient ainsi reconnues et bien traitées en tenant compte des canons de l’Académie et des Prix de Rome.
Monet et les impressionnistes ne leur montraient que des paysages ordinaires, des reflets dans l’eau et surtout, oh oui surtout, des coups de pinceaux grossiers fonctionnant par petites tâches juxtaposées sans le lissé et la finition à laquelle ils étaient attachés de sorte qu’ils avaient le sentiment que l’on se moquait d’eux.

D’où la fameuse exclamation du critique d’art Louis Leroy, en 1872, dans la revue le Charivari, à propos de l’Impression soleil levant et qui a donné son nom au mouvement de Monnet :
« Que représente cette toile ? Impression ! Impression, j'en étais sûr. Je me disais aussi puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l'impression là-dedans. »
Et il est vrai que Monet et ses amis qui s’efforçaient de parvenir au réalisme le plus précis du monde en étaient arrivés à la peinture la plus impressionniste qui soit !

 

Représentation de la réalité ? Prenons l’exemple des personnages, lorsqu’il y en a. Ils ne sont jamais engagés dans une histoire, une action, un mouvement ayant un sens. Dans leur immobilité, leur passivité, ils sont baignés de la même lumière, objets des mêmes reflets que l’ensemble du paysage qui les entoure et avec lequel ils se trouvent en harmonie parfaite, en osmose même. Ils font, pour ainsi dire, partie intégrante de la nature.
Certains ont pu parler d’un certain panthéisme – inconscient – de Monet, qui montre les homme, les arbres, les reflets de l’eau et les objets qui les entourent comme animés de la même âme universelle. Impression heureuse de communion universelle dans la lumière et la douceur. Mais à la fin du XIXe siècle, Monnet irritait considérablement le public parisien !

 

 

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