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Spiritualité des images 



Le Caravage, La Vocation de Matthieu

 

Caravage et les caravagesques

à Florence

 

Galerie des Offices et Galerie palatine du Palazzo Pitti

jusqu’au 10 octobre

 

.

 

Gilles Castelnau

 

5 juin 2010

La ville de Florence commémore, après Rome, le quatrième centenaire de la mort du Caravage (1571-1610).
Sa peinture a fait scandale. Il peignait Jésus, la vierge Marie et les saints à l’image des voyous, des va-nu-pieds et des filles de rien qu’il fréquentait dans les bas-fonds de Rome et de Naples. A l’époque où l’on ne voyait les personnages sacrés que nimbés de divinité et de noble piété on n’était pas préparé à entrer dans cette pensée qui comprenait que la présence de l’Esprit pouvait se manifester dans des personnages ordinaires du monde réel.
La lumière qui transcende les visages de ces humbles figurants et révèle leur place dans le Dessein de Dieu était considérée ironiquement, en ce tournant du siècle, comme un éclairage de « soupirail » !

Le Caravage a mené une existence errante et mouvementée. Recherché pour un meurtre commis dans une rixe il dut s’enfuir d’Italie et mourut lamentablement de maladie avant d’avoir pu revenir à Rome.

La Vocation de Matthieu, présentée ci-dessus, est habituellement dans l’église Saint-Louis des Français de Rome. Matthieu (qui se désigne lui-même du doigt) et ses compagnons, ne sont pas habillés comme du temps de Jésus, mais en vêtements de l’époque du Caravage et de ses commanditaires. Leur attitude manifeste à quel point ils sont étrangers au monde auquel la main tendue du Christ et celle plus hésitante de Pierre les appelle.
Le spadassin vu de dos, se penche dans un geste interrogatif, peut-être narquois vers le groupe vêtu à l’ancienne. Son pourpoint noir et blanc, son chapeau à plume, sa pose désinvolte et son épée montrent bien qu’il est plutôt un caïd bien-vivant et bagarreur qu’un être spirituel ouvert à l’annonce de la paix de Dieu.
Le jeune homme qui lui fait face suivra ses traces. Son visage juvénile indique pourtant qu’il pourrait être sensible à l’appel de Jésus.
Matthieu dont le geste demande si c’est bien lui qui est interpellé n’a plus l’âge de ces aventures. Le tableau ne montre pas son acceptation dont nous savons bien qu’elle fut immédiate.
Une telle scène fascine et interroge le spectateur. Les touristes en vêtements de vacances qui visitent l’église où se trouve habituellement ce tableau, doivent glisser un pièce de monnaie pour l’éclairer. Dès que la minuterie s’éteint, une autre personne ajoute une pièce : la force de la peinture du Caravage nous saisit.

 

Saint Jean-Baptiste

 

Le Caravage aimait les adolescents dénudés. Certains sont choqués de retrouver sa préférence dans sa peinture. Ils sont évidemment davantage encore scandalisés d’y rencontrer Jean-Baptiste, le saint de la conversion et du baptême. La question est ici, à nouveau et comme toujours posée : ce jeune homme nu, rigolard et provocant a-t-il pu à l’âge adulte, désigner « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » comme l'annonce la tête de bélier qu’il caresse ?

 

La mort de la Vierge

 

Ce tableau se trouve au Louvre dans la grande galerie (il aurait bien besoin d’être nettoyé pour retrouver ses couleurs vives d’origine). Ses contemporains se sont longtemps refusés à reconnaître la glorieuse reine des anges, Mère de Dieu dans cette humble femme, vêtue d’une robe ordinaire, à la pose sans distinction. Le message du Caravage : la présence divine pénètre et transcende l’épaisseur humaine la plus ordinaire...

 

 

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