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SPIRITUALITÉ DES IMAGES





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Bords de l’Oise à Auvers-sur-Oise

 




Van Gogh à Auvers-sur-Oise

les derniers mois



musée d'Orsay

jusqu’au 4 février 2024


Gilles Castelnau

 

12 octobre 2023

 

Vincent van Gogh passe les deux derniers mois de sa vie dans le village d’Auvers-sur-Oise dans une petite auberge. Il est dépressif et le docteur Gachet s’occupe de lui.

Il est pris d’une frénésie de peinture et produit des dizaines de tableaux et de dessins montrant un caractère à la fois enragé et fort tendre. Cette exposition en présente une quarantaine

 

 

 

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Le Docteur Paul Gachet, 6-7 juin 1890

 

Les coups de pinceau de la veste du docteur, ainsi que des vagues du grand fond bleu donnent à ce tableau une atmosphère à la fois vivante et tourmentée. Le poing sur lequel s’appuie la tête du docteur semble se fondre avec ses cheveux et suggère que ses pensées se cognent elles-mêmes dans sa pensée : Le docteur Gachet est lui-même déprimé et van Gogh se sent proche de lui. Il écrit :

« Son expérience de docteur doit le tenir lui-même en équilibre en combattant le mal nerveux duquel, certes, il me paraît attaqué au moins aussi gravement que moi. »

 

 

Bords de l’Oise à Auvers-sur-Oise. Seconde moitié de juin 1890, ci-dessus en exergue

Le docteur Gachet lui avait conseillé d’oublier son mal être et de se concentrer sur sa peinture. Manifestement, Van Gogh s’y efforce parfois : ce tableau montre un esprit apaisé. Certes les buissons de l’arrière-plan sont encore bien tourmentés mais les barques du premier plan sont colorées et attrayantes et les personnages charmants et détendus. Ce jour-là Vincent allait plutôt bien

 

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Adeline Ravoux, 24-29 juin 1890

 

Allait-il bien le jour où il a décidé de peindre le portrait de la petite fille de son aubergiste ? Elle est dans la lumière mais ce fond noir est inquiétant. La fillette elle-même semble partager l’angoisse du peintre. Les fleurs qui servent de fond égayent la scène dans un effort peut-être désespéré de clui-ci…

 

 

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L’église d’Auvers-sur-Oise, 4-5 juin 1890

 

D’une part van Gogh manifeste son déséquilibre et son angoisse devant la vie en gondolant le toit de l’église, construit par les architectes évidemment parfaitement rectiligne mais qu’il ne peut s’empêcher de voir ainsi, à l’image de son esprit malade.

Néanmoins les couleurs expriment un dynamisme de vie et même de joie. Il écrit : « La couleur est expressive, somptueuse ».  Le bleu du ciel notamment est magnifique et profond. On sent en Vincent van Gogh la puissance profonde de son existence. Trop puissante peut-être pour ses faibles forces.

 

 

 

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Un escalier à Auvers-sur-Oise, fin mai – mi-juin 1890

 

Dans un univers dont la représentation tout en courbes révèle à nouveau une vision inquiète et maladive, et dont pourtant les couleurs sont celles, tendres, d’un monde heureux, van Gogh peint ces petites bonnes femmes fort plaisantes, bien vivantes et certainement gentilles.


 

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Dans le jardin du Dr Gachet,  27 mai 1890

 

 

Mais voici que ce jour-là van Gogh voit les piquants et la fulgurance de l’univers. Il s’y sent évidemment griffé et torturé injustement puisque les couleurs sont, au fond, celles de la vie.

 

 

 

 

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Champ de blé aux corbeaux, 8 juillet 1890

 

Jamais on n’a vu tant de corbeaux voler en troupe maléfique aussi bas sous un ciel d’orage tâché de couleurs noires. Jamais on n’a ressenti une telle menace annonçant forcément la mort proche.


 

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Champ de blé sous des nuages d’orage, 9 juillet 1890

 

Le lendemain les corbeaux sont partis, le ciel semble s’être – un peu - éclairci. Mais l’immobilité silencieuse qui règne désormais sur la plaine est menaçante.
Il ne reste plus à Vincent que trois semaines à vivre.



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