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SpiritualitÉ des images



 



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Labourage nivernais,
dit aussi Le Sombrage, 1849

 

 



Rosa Bonheur


1822-1899


Petit palais


jusqu’au 15 janvier 2023
 

Exposition co-organisée par le musée d’Orsay et le musée des Beaux-Arts de Bordeaux
avec la collaboration du château de Rosa Bonheur à By-Thomery

 




Gilles Castelnau

              


  

9 novembre 2022

 

Rosa Bonheur était une femme qui faisait le bonheur des hommes en peignant la puissance des animaux mâles qui l’entouraient. Son homosexualité évidente ne faisait pas scandale dans la société puritaine et figée de son époque car elle ne la représentait jamais directement : elle ne représentait « que » des animaux mais en ne voyant clairement en eux « que » leur force et leur « virilité ».

 

 

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Tête de lion,
1870-1891

 

 

 

Cette grande exposition (200 œuvres) nous fait entrer dans un monde de bêtes mâles aux cornes robustes et à l’allure vigoureuse et énergique.

 


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Le Roi de la forêt,
1878

 

 

Rosa Bonheur n’est pas polémique, ne défend directement ni l’homosexualité ni la cause féministe. Sa peinture d’animaux ne semble pas marquée politiquement alors même qu’elle est pourtant portée aux nues par la Révolution de 1848.

 

 

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Édouard Dubufe et Rosa Bonheur, Portrait de Rosa Bonheur, 1857


Étrange duo d’un taureau imposant et musclé à l’allure pacifique et semblant vouloir fraterniser avec le spectateur (peint par Rosa Bonheur) et de Rosa elle-même (par son contemporain Édouard Dubufe) à l’allure assurée.

 

 

Labourage nivernais. (tableau placé ci-dessus en exergue)

Sa célébrité explose au Salon de 1849 avec ce Labourage nivernais qui lui a été commandé par le Gouvernement de la IIe République (socialiste) célébrant le courage et la force engagée dans le travail.

On remarquera que le bœuf blanc nous regarde et semble ainsi nous communiquer le courage et la fidélité de son énergie.

Une inscription de Rosa Bonheur au mur nous dit bien :

« Une chose que j’observais avec un intérêt spécial, c’était l’expression de leur regard : l’œil n’est-il pas le miroir de l’âme pour toutes les cré atures vivantes. »

 

 

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Rosa Bonheur et Nathalie Micas, Le Marché aux chevaux
, 1852-1855

 

La puissance des chevaux et des hommes dans cet immense tableau de 2 m de haut et 5 m de large provoque un triomphe au Salon de 1853.  Le succès financier s’en suit et permet à Rosa Bonheur d’acheter le château de By à Thomery en lisière de la forêt de Fontainebleau, que l’on visite encore aujourd’hui.

 

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Rocky Bear and Red Shirt
, 1889

 

Citons encore la plaisante – et improbable – rencontre avec Buffalo Bill.

Les conservatrices la présentent ainsi :

Lorsque William Cody, alias Buffalo Bill installe son Wild West Show à Neuilly, en 1889, Rosa Bonheur ne manque pas l’occasion d’aller à la rencontre des acteurs Sioux Lakotas et de leurs familles. Elle craint la disparition de « cette race infortunée » face « aux blancs usurpateurs », et avec eux celle des bisons, décimés par les hommes dans les grandes plaines de l’Ouest.

 

 

 

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