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Le rêve de la reine Catherine, 1781



Füssli

entre rêve et fantastique



musée Jacquemart-André
jusqu’au 23 janvier 2023



Gilles Castelnau

              




23 septembre 2022

 

Johann Heindrich Füssli est un jeune pasteur suisse qui se convertit rapidement à la peinture et s’installe à Londres où son ambition le pousse à trouver une place éminente. Gainsborough y connaît un grand succès en peignant les grands personnages avec une simplicité élégante qui plaît. En France Fragonard séduit les amateurs de jeunes femmes avec son Escarpolette et le Verrou. Greuze émeut les gens riches en leur montrant la pauvreté et l’humble piété. David s’engage dans le grand genre et va devenir le peintre de Napoléon. Tous représentent des scènes conventionnelles et des sentiments convenables qui n’offensent pas la morale.

Füssli a abandonné toute idée religieuse mais il a conservé de sa foi de jeune homme le sentiment du surnaturel qui enveloppe le monde, du sublime qui souvent le transcende et de l’existence mystérieuse d’un au-delà fantasmatique.

 

 

 

Le rêve de la reine Catherine. Ce tableau est situé ci-dessus en exergue

La reine-mère Catherine de Médicis, rêve la victoire de son fils durant la nuit précédant la bataille de Jarnac contre les protestants (1569), victoire qui s’est réellement produit le lendemain.

Des êtres surnaturels (bien féminins pour être des anges !) célèbrent par avance la victoire royale. Il ne s’agit pas seulement d’un rêve : le geste de la reine montre qu’elle touche presque au monde de l’au-delà.

 


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Cauchemar, 1781

 

Ce tableau a reçu un énorme accueil et Füssli l’a reproduit en plusieurs exemplaires. Deux horribles démons (on dit des incubes) hantent le sommeil agité de cette belle jeune fille, si pure dans sa robe blanche immaculée. L’au-delà est bien réel dans l’œuvre de Füssli, bien loin aussi de ce que lui enseignaient ses études de théologie protestante ! Les Anglais s’en scandalisaient avec ravissement !

 

 

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Lady Macbeth somnambule, vers 1784

 

Lady Macbeth, dans la tragédie de Shakespeare a convaincu son époux d’assassiner le roi. Après être ainsi devenue reine d’Écosse, elle est obsédée de voir toujours sa main tâchée et sombre dans la folie. Ici encore c’est la présence de l’au-delà qui se fait étrangement sentir dans la vie d’ici-bas.

 


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Hamlet et le spectre de son père, 1793


L’émotion terrifiée d’Hamlet devant l’apparition de son père était signifiée sur un théâtre londonien de l’époque par un ingénieux petit appareil hérissant les cheveux de l’acteur. Füssli participe par ce tableau à cette scène effrayante qui faisait courir les Anglais.

 


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La Reine Mab, 1814

 


Percy Shelley, le poète anglais vient de publier un grand poème en neuf chants où figure cette reine des fées. Son sommeil n’est pas troublé et la reine Mab est belle et tranquille dans son repos. L’univers lnvisible est donc également peuplé de charmantes petites créatures souriantes.

 


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James Northcote : Portrait de Füssli à 37 ans, 1778

 

 

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