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Spiritualité des images 

 


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       Danse à la ville                         Danse à la campagne

1883

 

 

Renoir au XXe siècle

 

 

1841-1919

 

Paris, Grand Palais

jusqu’au 4 janvier 2010

L'exposition ira ensuite à Los Angeles, du 14 février au 9 mai 2010, puis à Philadelphie, du 12 juin au 5 septembre 2010

 

 

Gilles Castelnau

 

24 septembre 2009


Renoir, peintre du bonheur, peintre de la vie

Cette splendide exposition s’ouvre par la danse heureuse des deux couples représentés ci-dessus. Deux couples dansant à la ville dans une soirée élégante et à la campagne dans un bal populaire. L’homme est peut-être le même dans les deux cas.


Danse à la campagne. Renoir a représenté son épouse, Aline Charigot. Elle sourit aux anges, rayonnante de bonheur. Elle a mis son chapeau rouge et sa belle robe fleurie, qui n’est qu’en coton imprimé mais qui a des falbalas. Son ami lui parle à l’oreille. Il l’embrasse peut-être. Il est charmant. Il est heureux lui aussi.

Danse à la ville. Le danseur est peut-être le même, on le reconnaît à la mèche de ses cheveux. La danseuse est Suzanne Valadon. Elle est jolie, elle aussi. Ses yeux et ses sourcils sont maquillés. Ses cheveux ont une coupe raffinée. Ses gants sont blancs et fins. Sa belle robe est en satin. Le cartel fait remarquer qu’elle est « plus retenue ». En effet, elle ne sourit pas, elle contient son plaisir. Mais on ressent bien cet instant de bonheur.

Toute sa vie Renoir a su voir la vie en rose et nous la montrer.

 

Jeunes filles au piano 

1892


Toute la scène est baignée d’une lumière douce : les cheveux des filles, leurs visages, le vase avec les fleurs sur le piano, le dossier doré de la chaise, le mur rouge au fond derrière le rideau avec des cadres et des objets dorés. L’ensemble est paisible et lumineux, coloré, agréable.


« C’est le peintre qui fait le modèle » a dit Renoir.Une inscription précise qu’il évitait les modèles professionnels et les poses convenues. Il privilégiait les gestes ordinaires - la coiffure, la lecture, la couture.
En fait, ce bonheur enchanteur est dans le regard du peintre : tout lui plait, tout est bien, tout contribue à sa béatitude. Renoir est un vieillard heureux qui nous fait partager sa félicité.

Il y a ensuite deux tableaux de filles nues et Renoir jette sur elles - et nous propose - le même regard content. Elles sont sans doute sensuelles, mais ce n’est pas la vision d’un voyeur érotique qu’il nous donne, en vieillard émoustillé. Elles font tout simplement partie du monde heureux dont Renoir sait s’entourer.

Une inscription bien venue du peintre Pierre Bonnard explique :

Renoir peignait avant tout des Renoir. Il avait souvent des modèles qui avaient une peau grise, qui n’étaient pas nacrées. Et il les peignait nacrées.
Je me promenais un jour avec lui et il m’a dit : « Bonnard, il faut embellir ». Par son embellir, il exprimait cette part que l’artiste doit mettre d’abord dans son tableau.

Et cette part est la joie de vivre, la félicité intérieure qu’il portait en lui, qu’il cultivait délibérément et qu’il exprimait si bien par sa belle peinture. Et c’est cela que tout le monde aime en parcourant les salles du Grand Palais, en se pressant devant les tableaux dans un silence fasciné.


Gabrielle à la rose

1911

La salle des photos. C’est une très bonne idée qu’ont eue les commissaires de réserver la salle suivante à ces photos de Renoir vieillissant, menant une fin de vie harmonieuse et, tranquille en compagnie de sa femme, d’amis, dans sa maison, en plein air, en visite.

 

La dernière salle présente d’horribles « Baigneuses »  obèses, baleines flasques. Mais cette mauvaise action ne diminue en rien le rayonnement de joie de vivre qui fait de Renoir un peintre du bonheur. Il suffit de tourner la tête en passant devant elles pour gagner la sortie !
A la sortie justement, quelqu’un a écrit dans le livre où chacun peut laisser trace de son passage :

« Merci Renoir. Merci la vie »

 

 

 

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