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SpiritualitÉ des images




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Léopold Burthe, Ophélie, 1852

 


Héroïnes romantiques





musée  de la vie romantique

jusqu'au 4 septembre 2022


Gilles Castelnau

 

 

7 avril 2022

Au 19e siècle, le mouvement romantique ne croit plus aux nobles sentiments animant les héros traditionnels de la morale traditionnelle, de la gloire militaire, de la grandeur d’âme. Il se plaît à redécouvrir les élans du cœur, le désespoir des amours déçues ou impossibles le drame des destins malheureux briseurs de vie. Foin de la bienséance et de l’harmonie classique, seul compte désormais l’introspection et la valorisation des sentiments du cœur humain. Notamment féminin.

Cette exposition du  séduisant musée de la Vie Romantique nous baigne dans la sympathique atmosphère « romantique » d’une centaine de tableaux


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Eugène Devéria, La Lecture de la sentence de Marie Stuart, 1826


Eugène Devéria peint ainsi la grandeur des personnages officiels représentant la puissance de l’État anglais en les peignant debout, graves, magnifiquement vêtus de couleurs vives, écoutant la lecture solennelle de la sentence de mort de la reine Elizabeth Ière. Mais c’est la malheureuse Marie Stuart qui bénéficie de toute l’attention et la sympathie du visiteur. Celle-ci, à genoux, vêtue de noir et de blanc, totalement inattentive à la scène dramatique qui se passe autour d’elle est perdue dans la contemplation de son petit crucifix. L’histoire nous dit qu’elle avait alors 45 ans mais le peintre la représente beaucoup plus jeune et attirante pour les regards masculins.

Ce tableau a obtenu un grand succès, il a été présenté au Salon de 1827, donc 3 ans avant le soulèvement des Trois Glorieuses ayant chassé la royauté de l’Ancien Régime pour instaurer la populaire 2e République. Il exprime certainement le refus grandissant à l’époque de l’autorité froide d’une cour royale insensible.

 

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Alexandre-Évariste Fragonard, Jeanne d’Arc sur le bûcher, 1822


Alexandre-Évariste Fragonard (fils du grand Jean-Honoré Fragonard) a su, en peignant une monstrueuse fumée noire et un rougeoiement infernal aux pieds de Jeanne d’Arc, représenter la terrifiante ambiance de cette scène de mort. Le visage désespéré de la jeune – et belle – Jeanne, ses cheveux agités par le souffle de l’air brûlant, la robe blanche symbole de pureté et la chaine qui lui lie les mains suscitent notre empathie et notre révolte contre l’ordre religieux et politique qui a permis une telle horreur.

 

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Eugénie Henry, Quasimodo sauvant Esmeralda des mains des bourreaux, 1832


Victor Hugo vient de publier son fameux livre « Notre-Dame de Paris » et la jeune peintre russe de 24 ans saisit l’occasion pour représenter l’extraordinaire sauvetage si bien décrit par l’auteur. Ici encore l’héroïne romantique est pleine de grâce fragile et vêtue de blanc. Elle est belle, elle a les seins nus, elle s’abandonne à son horrible destin symbolisé par un groupe d’hommes gesticulants, des soldats en armes et un bourreau renversé et terrorisé. Son sauveur est le monstrueux Quasimodo, intervenant magnifique vêtu de rouge et l’œil flamboyant.

Le Salon de 1833 a accueilli tout cela fort favorablement.

 

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Eugène Delacroix, Roméo et Juliette au tombeau des Capulet, vers 1850


Le théâtre de Shakespeare, souvent dramatiques est, pour les romantiques, un réservoir inépuisable de scènes aux sentiments émouvants séduisant les romantiques.

Ici, Roméo tient dans ses bras le corps de Juliette endormie qu’il croit morte. Les seins nus, elle est vêtue de ce qui semble bien être déjà un suaire blanc. Il va se suicider de désespoir. Elle se réveillera et, le voyant se suicide à son tour. C’est le drame absolu de ces deux jeunes gens victimes d’un amour impossible.

 

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Léon Cogniet, Velléda dans la tempête (esquisse), vers 1830-1835


Chateaubriand, dans son ouvrage
« Les Martyrs » décrit l’apparition de la prêtresse germanique Velléda à Eudore, l’homme qu’elle aime.

Les seins nus, immobile et stoïque dans la tempête, une couronne de fleurs sur la tête.

 

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Eugène Devéria,  Giuditta Pasta, chanteuse, vers 1824


Cette chanteuse italienne vient aussi chanter à Paris. Elle tient notamment le rôle de Desdémone dans Otello de Rossini. Son jeu dramatique, plus que sa voix pas toujours juste, plaît au tout-Paris romantique.
Le jeune peintre Eugène Devéria a 21 ans est ému par cette charmante jeune femme dont il s’efforce de rendre l’étrange regard.

 

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Charles de Steuben, La Liseuse, 1829


On lit énormément de romans au 19e siècle. Cette belle jeune fille laisse son imagination s’envoler à la lecture probablement de quelque récit d’amour.

 


Léopold Burthe, Ophélie, 1852   (ci-dessus en exergue)


Ophélie est l’amoureuse de Hamlet dans la pièce de Shakespeare de 1603. Hamlet tue son père et Ophélie devenue folle de chagrin meurt près d’un ruisseau.

Ce destin tragique et cette mort dans la nature touchent les esprits romantiques du 19e siècle.

Présentée à l’Exposition universelle de 1855, l’œuvre émut particulièrement le peintre Théophile Gautier

 

 

 

 

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