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SpiritualitÉ des images

 

Nativité, vers 1511-1513

 

Albrecht Altdorfer

Maître de la Renaissance allemande



musée du Louvre
jusqu’au 4 janvier 2021

 

Gilles Castelnau

 

26 octobre 2020

Albrecht Altdorfer (1480 – 1538) est avec Albrecht Dürer et Lucas Cranach un peintre et graveur de la Renaissance allemande. Mais à la différence de ceux-ci, il n’est pas entré dans le mouvement protestant un peu rigide lancé par la Réformation de Luther,. Sa liberté d’esprit laissait libre cours à son imagination prodigieuse qui l’amenait à situer ses personnages dans un monde étrange et nouveau, peut-être hostile.

Nativité
(Tableau ci-dessus en exergue)

Ainsi cette extravagante crèche, monstrueuse et inquiétante, dans une nuit absolument noire qu’une énorme lune n’éclaire que de façon lugubre et laisse une lumière étrange et maléfique.
La construction est improbable. Le mur en briques semble même une bête vivante et en mouvement. Les plantes penchent du toit comme des créatures malfaisantes. L’herbe pousse sur le sol de façon sauvage. Joseph, Marie et l’Enfant Jésus sont à peine à l’abri.
Pourtant des anges volent partout ; il y a même deux petits anges aux pieds de Marie.

 

Paysage au pont, 1515

 

Ce paysage aussi est inquiétant : le vieux pont semble bien instable et s’interrompt brusquement, ne permettant plus aucun passage. L’arbre a des rameaux aux touffes pointues, peut-être urticantes et une branche morte en rejoint une autre émanant du mur en une sorte de danse funèbre. Quant au grand mur, il n’a que peu d’ouvertures et demeure muet.
L’ensemble n’est guère agréable.

 

• « conge » : Le Christ prenant congé de sa mère, 1518-1520

 

Les deux grands arbres ont encore ici des rameaux désordonnés qui s’en échappent. Ils sont d’essence différente et leurs branches mêlées donnent une impression de malaise.
L’étrange construction est tout à fait inhabitable. Ses styles mêlés les plantes maléfiques constituent un cadre bien inhospitalier au groupe des personnages. Ceux-ci sont, certes vêtus de couleurs vives mais ils sont immobiles et dans une lumière glaçante.

 

Saint Florian roué de coups, vers 1520

 

Nous sommes dans une deuxième période plus calme de la vie d’Altdorfer. Certes, il s’agit d’une scène de persécution mais l’auteur semble ne pas y croire lui-même : les personnages semblent immobiles, et la violence n’est nulle part exprimée. Par contre les grandes arcade gothiques fournissent un cadre tranquille et la plupart des personnages sont tranquilles.

 

Portrait de femme, vers 1520-1530

 


Dans une troisième période de sa vie, Albrecht Altdorfer est admis à de multiples fonctions de sa ville de Ratisbonne. Il en est même élu bourgmestre en 1528, mais refuse cette dernière fonction pour se consacrer plus pleinement à sa peinture. Celle-ci devient plus humaine.
Le cartel indique :

La coiffe et la guimpe indiquent le statut de femme mariée, tandis que le costume sobre mais de belle qualité, rehaussé de broderies et de bijoux, témoigne de sa condition aisée. La conscience de soi se manifeste dans la silhouette volumineuse et dans le regard très inhabituel par l’étonnante impression de vie qu’il communique au modèle.

 

Vierge à l’Enfant, 1531

 

Le cartel précise :

 

L’inscription indique que ce petit tableau de dévotion a été commandé par Kloloman Räppf, le secrétaire du duc Ernest de Bavière, probablement pour une église du diocèse de Passau dont ce dernier était l’administrateur.

 

Adoration des mages, vers 1533-1535

 

Altdorfer n’a pas vraiment abandonné ses premières habitudes de bâtiments en ruine et de verdure échevelée sous un ciel menaçant. Mais la scène est néanmoins heureuse et vivante
• « voyageur » : Le Voyageur, 1580-1610

 


 

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