
Pouce
César, la rétrospective
Centre Pompidou
jusqu’au 26 mars2018
Gilles Castelnau
2 février 2018
Tout le monde aime César.
Le Centre Pompidou a supprimé, au 5e étage, les cloisons d’expositions et c‘est une immense salle, ouvrant sur les baies vitrées de l’autre côté du bâtiment avec une splendide vue sur Montmartre où circule et se promène tranquillement le bon peuple de Paris paisible et... enchanté parmi les sculptures métalliques de César.

Les commissaires s’interrogent :
« Une voiture compressée peut-elle créer de l’émotion ? »
« Peut-on parler de sculpture devant un pouce moulé et agrandi ? »
et les visiteurs répondent à cette critique gratuite en souriant, en photographiant, en revenant sur leurs pas pour revoir une fois encore ces étranges compositions métalliques et froides qui nous paraissent néanmoins si vivantes !

Poule
On pourrait aussi poser la question :
« Quelle est la spiritualité de telles sculptures ? »
la réponse est évidemment :
« Aucune, pourquoi y en aurait-il une ? »
César s’amusait avec son fer à forger. C’est un simple (simple ?) exercice d’esthétique paradoxale à partir d’un fer à souder et de recherche de débris métalliques utilisables.

En découvrant par hasard une vieille presse abandonnée qu’il pouvait acheter à bas prix que César a eu l’idée de « compresser » des voitures sans autre désir que de découvrir ce que cela pouvait donner.

Mais il n’a pas cherché à exprimer ainsi ses préoccupations sociales, humaines, éthiques ou religieuses ! On ne découvre pas les profondeurs de son cœur et de son âme en regardant ces œuvres.
Il n’a rien cherché à exprimer. Il a cherché ce que l'on pouvait faire de plaisant avec des restes de ferraille. Il a joué, pour son plaisir et... pour le nôtre.

Retour vers
spiritualité des images
Vos
commentaires et réaction