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SpiritualitÉ des images


Rémi, 8 ans, dessine
la mort de sa grand-mère

 

Gilles Castelnau

 

14 août 2017

Tout en bas du dessin, minuscule, le monde actuel. Le monde des hommes. Mais il n’y a pas d’hommes. Quatre animaux – difficiles à identifier – dont un petit. A gauche des dessins d’habitation. Une sorte de roue ( ? ).
Tout à droite clairement un cimetière. Plusieurs tombes ; sur l’une, un grand bouquet. Et une pierre tombale debout. Sans doute celle de la grande-mère. Tout est petit et noir.

 


Mais les arbres sont nombreux, proportionnellement très grands et d’un magnifique vert. Certains sont immenses. Leur présence domine le monde de la terre. Le grand sapin de gauche monte même comme une grande flèche jusqu’au ciel et établit ainsi une sorte de relation du monde d’en-bas avec le haut.

Celui-ci est immense. Le soleil est énorme. D’un jaune magnifique. Il y a deux grands nuages blancs. Des oiseaux aussi. Ils sont petits mais ils tourbillonnent pleins de vie.
Et au milieu du ciel le visage de la grand-mère. Il est extrêmement ressemblant, disent ceux qui la connaissaient, dessiné en couleurs comme le soleil et comme les arbres d’en–bas. Elle est près du soleil et des nuages, entourée par les oiseaux, elle est vivante, elle rayonne !

On a peut-être enterré grand-mère sous la pierre tombale qui est représentée dans le petit cimetière étriqué d’en-bas. Le vilain bouquet de fleurs grises est peut-être pour elle. Mais on la voit là-haut, là-bas, dans le monde supérieur, immense, aéré, en couleurs. Son visage aimé est en couleur lui aussi. Elle fait partie désormais du ciel.

Bien sûr nous vivons en bas dans un monde gris qui est finalement petit. Mais dont on peut regarder les arbres et qui sont verts et vivants.
Mais il faut savoir que notre âme est en haut.

N’y allons-nous qu’après la mort ? Notre être véritable dans sa plénitude n’apparaît-il qu’alors ? Ou le monde d’en-haut n’existe-t-il que dans la foi ? Le dessin de Rémi révèle-t-il la transcendance de notre humanité ?

Certains remarqueront qu’il n’y a pas Dieu dans le ciel. Peut-être est-il trop difficile à dessiner pour un petit garçon de 8 ans ? D’ailleurs cela vaut mieux : pensons seulement à l’absurdité du vieillard majestueux et omnipotent que Michel-Ange a cru devoir peindre au plafond de la chapelle Sixtine et qui représente une conception de Dieu incroyable de nos jours et détournant de la foi tant de nos concitoyens !

Peut-être aussi le petit Rémi a-t-il pressenti que Dieu n’est justement pas un Être que l’on pourrait placer dans le ciel à côté du soleil, des nuages, des oiseaux et... de sa grand-mère : mais un Esprit invisible qui donne une dimension immense et transcendante, des couleurs magnifiques et vivantes au petit monde gris que nous croyons être le nôtre... alors que, pourtant, les arbres verts en sont les symboles.

 


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