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SpiritualitÉ des images

 

Tête de clown, 1955


Bernard Buffet

1928 – 1999

rétrospective

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
jusqu’au 26 février 2017

 

 

Gilles Castelnau

 

 

9 novembre 2016

C’est une exposition de pessimisme, de compassion, de mort.

La Tête de clown placée ci-dessus en exergue est peut-être un sorte d’autoportrait de Bernard Buffet. Il fixe son visiteur avec insistance, presque avec assurance, d’un regard malheureux, sans espoir.
Il en a été ainsi toute sa vie. Une telle peinture misérabiliste , juste après la guerre, lui a valu un succès fulgurant. D’autres peintres plongeaient dans l’abstraction incompréhensible, l’art se cherchait après la catastrophe. Bernard Buffet ne cherchait rien. Il montrait seulement son angoisse existentielle.

 

Pietà [Déposition de croix ] 1946

 

La commissaire de l’exposition, Dominique Gagneux, nous accueille d’emblée avec cette terrible descente de croix. Les personnages sont étrangement vêtus en vêtements contemporains : le jeune garçon qui se réfugie contre sa mère est en culotte courte comme on l’était à l’époque. L’homme debout a un manteau et un pantalon comme tout un chacun. Ils sont figés dans leur misère, leur désespoir, une sorte de résignation. Et au sortir de la guerre, les gens s’y sont retrouvés.
L’année suivante l’État achetait un tableau au jeune peintre de 19 ans.

 

L'homme à l’œuf sur le plat, 1947

 

Bernard Buffet peindra toujours ainsi des hommes dans une immobilité douloureuse. On ne tardera pas à dire de lui qu’il est le plus grand peintre de son temps.

 

Le Cirque, le rhinocéros, 1955

 

Un peintre discuté évidemment car ce rhinocéros solitaire élevant son cri vers le ciel traduit un tragique que l’on ne retrouve pas toujours dans les cirques où les enfants crient de joie.

 

Horreur de la guerre, les Fusillés, 1954

 

L’année suivante, la revue Connaissance des arts organisa un sondage pour désigner « les 10 meilleurs peintres de l’Après-Guerre » et Bernard Buffet figurait parmi eux.

 

Anna à la natte, 1960

La belle Annabel Schwob fut sa compagne et sa muse. Il fut chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres, puis officier. Il fut chevalier de la Légion d’Honneur, puis officier.

 

L’enfer de Dante, les Harpies, 1976

Mais le monde tel qu’il le voyait demeurait terrifiant
Il fut atteint de la maladie de Parkinson. Vint le moment où il ne pouvait plus tenir un pinceau. Il se suicida alors en s’étouffant dans un sac noir sur lequel il avait écrit son nom dans la solitude de son atelier dans sa belle propriété de Tourtour la Provence pourtant ensoleillée.

 

Haine


On peut penser que d'autres oeuvres de Bernard Buffet moins pessimistes auraient pu être présentées. En voici quelques unes.

 


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