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SpiritualitÉ des images

Autoportrait tête nue, 1633

 

Rembrandt intime

 

 

musée Jacquemart André

jusqu’au 23 janvier 2017


 

Gilles Castelnau

 

 

27 septembre 2016

Le musée Jacquemart André a réussi à emprunter aux musées de New York, de Saint-Pétersbourg, de Londres, d’Amsterdam, de Vienne et naturellement du Louvre, une vingtaine de tableaux de Rembrandt d’une originalité, d’une diversité, d’une coloration que l’on n’a guère l’habitude d’associer à une œuvre souvent considérée comme un peu ennuyeuse.

 

Scène d’histoire, 1626

Rembrandt a 20 ans. Il possède déjà un remarquable don de réalisme mais ne se borne pas à peindre les portraits qui font son succès et lui permettent de gagner sa vie : il élargit son sujet avec cette (fausse) scène historique. Il joue, plein d’un humour – peu courant dans la sévère Hollande - avec les vêtements imaginaires, les couleurs étonnamment acides, tout en déployant sa capacité à représenter les visages et les objets avec précision et naturalisme.

 

Le Repas des pèlerins d'Emmaüs, vers 1629

 

Toute sa vie il a représenté les scènes bibliques qu’ il entendait au temple le dimanche et qu’en protestant fidèle il lisait lui-même. Il ne se contente pas de peindre les scènes en suivant banalement le récit mais il en transfigure les personnages pour faire apparaître l’Esprit qui les animait. Il représente ici le Christ ressuscité baigné de lumière mais lui-même en contre-jour à la différence de son interlocuteur saisi de stupeur qui, lui, est représenté normalement.

 

Portrait de la princesse Amalia van Solms, 1632

On est dans un pays puritain. Rembrandt montre la première dame de la République des Provinces-Unies concentrée, assurée, réfléchie mais modeste. Elle porte, certes, une élégante collerette de dentelle, mais elle n’a pas la prétention de se faire peindre avec l’exubérance m’as-tu-vue que Rubens se permettait dans les catholiques Provinces du Sud :

 

Rubens, Autoportrait avec Isabella Brandt

 

Flore, 1634

 

Rembrandt vient de se marier avec Saskia van Uylenburgh. Il la peint vêtue d’improbable vêtements, sans doute une sorte d’allégorie du printemps. Dans l’austère et puritaine Hollande cela ne se faisait pas mais il semble que cette fraicheur libre plaisait aux bourgeois d’Amsterdam.

 

Titus lisant, 1656-58

C’est un temps pénible pour Rembrandt. Saskia est morte. On achète toujours se tableaux mais il ne s’en sort pas financièrement. Ses créanciers se font pressants : on fait l’inventaire de ses biens et on les vend aux enchères. Il peint son fils Titus dans un clair-obscur mélancolique. Van Gogh écrira en 1889 à son frère Théo : « Les portraits peints par Rembrandt, c’est plus que la nature, ça tient de la révélation »

 

 

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