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Spiritualité des images

 

Le Rêve, 1910

Le Douanier Rousseau

l’innocence archaïque

 

Musée d'Orsay

jusqu'au 17 juillet 2016

 

Gilles Castelnau


 

5 avril 2016

Henri Rousseau n‘était pas douanier mais employé de l’octroi de Paris. Il était un petit fonctionnaire famélique. Il n’a jamais voyagé plus loin que le jardin des Plantes, ses serres et sa ménagerie.

Il ne savait pas très bien peindre. Il n’avait jamais étudié dans une école les techniques de la perspective, le dégradé des couleurs avec l’éloignement, la morphologie humaine, l’art de représenter la Nature avec réalisme.

Mais il savait rêver, imaginer et... séduire et faire rêver par sa peinture féérique.

 

Le Rêve, placé ci-dessus en exergue représente une végétation extraordinaire comme personne n’en a jamais vu – sauf lui justement dans ses rêves. Des bêtes féroces aux yeux étonnés qui ne font aucun mal à la femme nue nonchalamment étendue sur un divan particulièrement bien placé dans la jungle, ni à ce naturel à la jupe bariolée et au regard perçant, qui joue de la flûte, presque invisible dans le feuillage.

Henri Rousseau a « vu » cela au jardin des Plantes dont il disait :
« Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand je pénètre dans ces serres et que je vois ces plantes étranges des pays exotiques, il me semble que je rentre dans un rêve. » 
Même Paul Gauguin - qui avait presque son âge – n’avait pas rapporté ne telle exubérance des îles Marquises où il était pourtant allé chercher la couleur de la végétation sauvage.

 

Moi-même, portrait paysage, 1890

 

Henri Rousseau était resté l’homme de la ville. Lorsqu’il s’est peint, il ne s’est pas représenté vêtu d’un pagne bariolé mais d’un sobre costume du dimanche, une décoration à la boutonnière. Il marche sur les bords de la Seine où un grand voilier anglais (voyez son pavillon) a sorti tous ses pavillons multicolores. Derrière lui un pont métallique témoin des dernières techniques de construction en acier et si on regarde bien on découvre la tour Eiffel derrière la voilure. Des usines sur la colline (y avait-il vraiment des usines sur la colline de Passy qui, seule, longe la Seine ? Et une montgolfière dans le ciel.

 

La Carriole du père Junier, 1908

 

Henri Rousseau avait des fréquentations simples. Sur les Champs-Élysées il ne voyait que la carriole du père Junier. Le père Junier et son entourage ne sourient pas. Ils sont raides et figés. Sans doute Henri Rousseau était-il incapable de les représenter de manière plus souple et naturelle, mais tels quels, leur présence immobile sur une avenue déserte plonge le visiteur dans un rêve interrogateur.

Paul Eluard a dit que « Ce qu’il voyait n’était qu’amour et nous fera toujours des yeux émerveillés. »


Le lion, ayant faim, se jette sur l’antilope, 1898/1905

 

Henri Rousseau était un homme paisible, heureux de ses scènes magnifiques qui faisaient pénétrer les Parisiens dans un monde onirique où les victimes étaient tout au plus des bêtes de la jungle dévorées par un lion.

 

La Guerre, 1894

 


Était-ce justement ce pacifisme qui lui a fait réaliser cette terrible allégorie de la Guerre ? Il a, en effet écrit :
« La guerre passe, effrayante laissant partout le désespoir, les pleurs et la ruine »

 

La charmeuse de serpent, 1907

 

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