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Spiritualité des images

a

Homme-caïman

culture Jama Coaque, 350 av. J.-C. – 400 ap. J.-C.

 

 

Chamanes et divinités

de l’Équateur précolombien

 

 

Musée du quai Branly

jusqu’au 15 mai 2016

en partenariat avec le Ministère de la Culture et du Patrimoine de l’Équateur

Commissaire : Santiago Ontaneda, archéologue et son équipe.

 


Gilles Castelnau


22 février 2016

Cette grande et belle exposition nous fait découvrir des éléments de l’ancienne culture du pays d’Amérique du Sud que l’on appelle maintenant l’Équateur, à l’époque ancienne où les Espagnols ne l’avaient pas encore découvert. On parle d’une civilisation précolombienne pour désigner cette période où Christophe Colomb et les idées occidentales ne l’avaient pas atteinte.

Que voulaient exprimer ces Indiens en sculptant les personnages extraordinaires que sont l’Homme-caïman reproduit ici en exergue ou ce Dragon à bi-face ?

 

dragon à Bi-face

Culture Jama Coaque, 350 av. J.-C. – 400 ap. J.-C.

 

Ils savaient naturellement que ces créatures ne se rencontrent pas dans la vie ordinaire et pourtant en représentant cette réalité fantasmatique, ils imaginaient un monde qui dépasse la réalité ordinaire : leurs yeux et leurs pensées s’évadaient au delà des évidences quotidiennes.

Les chérubins babyloniens que l’on voit au Louvre, taureaux aux ailes d’aigles et aux têtes humaines, monstrueux gardiens des palais royaux appartenaient certainement eux aussi au monde surnaturel dont les grands rois de l’époque se réclamaient. Et l’hippogryphe mi-cheval mi-aigle qu’Ingres donne en monture à Roger pour délivrer la belle Angélique fait aussi penser à ce monde merveilleux auquel appartenaient jadis les héros.

Et justement, écrivent les commissaires sur un panneau explicatif :

« On pensait qu’il y avait trois mondes : l’extérieur ou monde céleste (où se situent les astres) ; l’intérieur ou inframonde (où se trouvent les habitants mythiques du monde des profondeurs, ainsi que les défunts considérés comme esprits des ancêtres) ; et le monde terrestre (abritant les humains, les plantes, les animaux et les entités géographiques), qui séparait et reliait les deux autres.
Selon cette conception du monde, l’être humain faisait partie d’un tout indissociable où toutes les créatures de la planète possédaient un esprit et étaient intimement liées. La spiritualité était de ce fait profondément ancrée dans le quotidien. »

 

Les chamanes

Ils étaient les prêtres qui mettaient en relation le monde de l’invisible avec la vie humaine. Ils devaient évidemment pratiquer à l’intérieur d’eux-mêmes cette union avec l’au-delà pour la transférer à leur peuple, guérir les maladies, faire tomber la pluie bienfaisante et protéger la vie quotidienne.

 

Chamane chasseur avec serpent assis sur un cerf

culture Jama Coaque, 350 av. J.-C. – 400 ap. J.-C.

 

C’est ainsi que le chamane pouvait devenir chasseur ou en tous cas guide pour la chasse, puisqu’il pouvait entrer directement en contact avec le monde de la nature et des animaux, les connaître et... les approcher de manière privilégiée.

 

hallucinogène

culture Jama Coaque, 350 av. J.-C. – 400 ap. J.-C.

 

Ce personnage consomme des hallucinogènes, coca ou autres. La musique aussi jouait un grand rôle dans la création d’une atmosphère d’enthousiasme.
Un tel « voyage » est bien connu de nos jours aussi des utilisateurs de drogues ainsi que l’ambiance exaltée des salles de rock. Mais la différence est que ces transes étaient à l’époque prises au sérieux et considérées comme une pénétration dans le monde objectivement présent de l’au-delà et une recherche d’union bénéfique avec lui.

 

 

Prêtresse parée pour une cérémonie

Culture Jama Coaque, 350 av. J.-C. – 400 ap. J.-C.

 

Les femmes aussi peuvent être chamanes. On reconnaît celle-ci, dit le cartel explicatif « à son attitude hiératique et à sa posture cérémonieuse : debout de face, regardant droit devant elle, les bras tendus vers le sol et les mains en position rituelle (paumes ouvertes). »

Cette civilisation acceptait la relation intime avec toutes les créatures existant sur Terre, se fondant dans le cosmos et ne faisant qu’un avec lui.

 

 

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