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Spiritualité des images


Le Viaduc à l’Estaque, juin-juillet 1908

 

Georges Braque

 

Paris - Grand Palais

jusqu’au 6 janvier 2014

 

 

Gilles Castelnau

 

18 septembre 2013

C’est une immense exposition que le Grand Palais nous offre et nombreux sont les visiteurs qui défilent devant ces étranges tableaux en écoutant les explications des audioguides.

On sait qu’au début du 20e siècle Cézanne, Matisse, Derain, puis Braque et Picasso ont libéré les peintres de l’obligation de réaliser une « belle » peinture : la nature dans sa plénitude ou des scènes symbolisant les sentiments ou les pensées de l’humanité.
Braque notamment, et Picasso, décident de ne plus respecter la perspective traditionnelle : voyez l’empilement insensé des maisons du « Viaduc à l’Estaque » ci-dessus. Ils ne reproduisent pas les couleurs du paysage ni sa lumière. Ils se lancent dans l’expérimentation la plus folle : c’est le « cubisme. »

 

Grand intérieur à la palette, 1942

 

Libéré des règles de la perspective traditionnelles depuis la Renaissance, Braque superpose les éléments comme si leurs formes plates étaient transparentes et collées les unes aux autres. Il jouera avec des collages, comme Matisse aimait tant le faire lui aussi. Cette rubrique du site « Protestants dans la ville » est consacrée à la « spiritualité des images », à la théologie, la pensée sociale ou politique, à l’humanisme transparaissant dans les tableaux de nos expositions. Je ne discerne rien de tel chez Braque, seulement le jeu matérialiste des formes et des couleurs qui prennent leur liberté dans la recherche d’une réalité nouvelle dont il n’avait pas la moindre idée, qui n’existe d’ailleurs peut-être pas sans que cela ait la moindre importance.

Ce n’était pas seulement la peinture que Braque, Picasso et les autres déconstruisaient, c’était toute une société dont ils révélaient la crise, c’était la Belle Époque qui incessamment allait déboucher sur les horreurs destructrices de la Première Guerre mondiale. Le 20e siècle ne s’en relèvera pas, l’art n’y aura plus de beauté, la folie, la laideur et la destruction règneront dans les musées, à l’image d’une société inquiète, incapable de retrouver son équilibre et sa stabilité d’antan.
Et si la foule se presse dans les expositions de cette époque c’est parce que l’on pressent confusément que c’est nous qu’elles représentent, tels que nous sommes, sans en être fiers en une spiritualité anxieuse.

Peut-être, après tout, l’exposition du Grand Palais révèle-t-elle une spiritualité plus profonde que je ne disais en commençant.

 

Les Poissons noirs, 1942

 

 

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