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Spiritualité des images

 


 

 

Rubens, van Dyck, Jordaens

et les autres

 

peintures baroques flamandes

aux musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

 

Musée Marmottan Monet, Paris

jusqu’au 3 février 2013

 

Gilles Castelnau

1er octobre 2011

En ce 17e siècle où l’art baroque s’est développé, la Belgique et les Pays-Bas sont séparés. La Belgique est restée catholique et appartient au roi d’Espagne ; les Pays-Bas sont devenus protestants avec Guillaume d’Orange et sont indépendants.

L’art baroque est caractéristique du catholicisme. Il fleurit en Italie et en Espagne, en Allemagne du Sud et en Belgique. La France, pourtant catholique ne l’a guère aimé, il était trop exubérant et faisait ricaner les Français. Le bref passage à Paris du prestigieux sculpteur et architecte Bernin que Louis XIV avait invité pour lui faire éventuellement construire la colonnade du Louvre s’est terminée par un fiasco et le Bernin est rentré en Italie en laissant comme unique trace de sa venue la statue équestre qui se trouve actuellement devant la pyramide du Louvre !

L’esprit magnifique et triomphant de l’Église catholique – et des gouvernements qui s’appuient sur elle, comme celui des rois d’Espagne et de leurs gouverneurs de Belgique - se manifeste par un grand nombre de tableaux religieux mettant en valeur l’héroïsme, la sainteté et la grandeur de ses saints, par de nombreuses représentations des hauts faits historiques du passé et par l’orgueilleuse vision de la richesse et de la réussite de l’État.

Le style baroque est toujours grandiose et orgueilleux : les personnages ont des gestes puissants, ils sont toujours en mouvement et même les éléments – vent, mer, tempête – les entraînent dans des scènes passionnées manifestant leur héroïsme et leur grandeur.

Les couleurs sont contrastées, l’obscurité et la lumière s’opposent, l’imagination est au pouvoir et le plus petit emplacement du moindre recoin des toiles comporte un élément surprenant. Le mot d’ordre semble être : plaire et surprendre.

L’ambiance est tout autre dans les Provinces du Nord, les actuels Pays-Bas, marqués par la fière modestie du puritanisme calviniste, son refus de toute gloriole prétentieuse et son attention portée à une vie respectable pour le petit peuple.

Les Provinces Unies ont été déchirées en deux moitiés antagonistes par la guerre dite de Quatre-Vingts ans, les haines suscitées par le souvenir des terribles exactions espagnoles – on disait que le duc d’Albe avait fait prononcer au nom du roi Philippe II d’Espagne plus de 8000 condamnations à mort en trois ans ! On ne peut comprendre la mentalité et l’art des Flamands du 17e siècle qu’en la comparant à aux Provinces hollandaises.

 

Musée Marmottan, Belgique, Pierre-Paul Rubens, les Miracles de saint Benoît

 

Alors que les protestants hollandais avaient ouvert les monastères et permis aux moines de se marier, Rubens met au contraire en valeur la remarquable sainteté de saint Benoît, fondateur du premier ordre monastique. Dans une scène à l’atmosphère puissante mettant en valeur la force intérieure animant le saint et tout son entourage, alors que les anges participent dans le ciel à l’émerveillement suscité par la sainteté de cette scène, pas un des personnage ne peut rester immobile. Grandeur de saint Benoît et de son œuvre !

NB. La légende dit qu’il découvrit au premier regard la supercherie de Totila, roi des Goths. Celui-ci, qui doutait des pouvoirs miraculeux attribues au saint, fit revêtir des habits royaux à l’un de ses écuyers et l’envoya à l’abbaye du Mont-Cassin, entouré d’une brillante escorte, avec ordre de se faire passer pour lui.

 

Pays-Bas, Rembrandt : l’accueil de l’enfant prodigue

 

Sans les envolées de Rubens, Rembrandt son grand rival, peint lui aussi une scène puissante (on parlera du « baroque hollandais ») dans un recueillement intériorisé. La scène représente l’accueil gratuit et sans condition (le « salut par la grâce seule ») du père pour son fils fugueur et prodigue.

 

Musée Marmottan, Belgique, Gaspar de Crayer,
la Vierge parée par les anges en présence de saint Joachim et sainte Anne

 

La Vierge est bien jolie et charmante dans sa robe rouge. Les anges la servent comme une reine et même les angelots demeurés au ciel montrent leur intérêt pour la scène. Les parents (légendaires) de la Vierge montrent leur grande piété par leur attitude émerveillée.

 

Pays-Bas, Frans Hals, la Bohémienne

 

Le peintre protestant sait voir l’humanité « sauvée par grâce » dans le visage d’une humble fille des Gens du Voyage dont le sourire montre la vie humaine épanouie dans l’humilité.

 

Musée Marmottan, Belgique, Jacob Jordaens, le Roi boit

 

Les scènes de beuverie parfaitement amorales sont nombreuses dans la peinture flamande. Le roi est ici celui qui a trouvé la fève cachée dans la galette de la Fête des rois.

 

Pays-Bas, Johannes Vermeer, la Leçon de musique

 

La retenue, le sérieux, l’importance de la vie intérieure dans une famille bourgeoise est, pour Vermeer, l’idéal de la morale protestante.

 

 

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