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Texte transmis par
le pasteur Jacques Gradt

 

 

Quand on est en prison
on n'est rien

 

un homme détenu

 

28 avril 2003

Seigneur, quand on est en prison, on n'est rien

Quand on n'est rien, on a envie de te parler,

Mais quand on n'est rien on ne pense à rien.

Alors on ne dit rien !

Pardonne-moi, Seigneur,

Si je n'ai rien, si c'est le vide,

le désert tout au fond de moi.

Mais ce rien,

Je te l'offre tout de même,

Parce que c'est le mien.

 

Et puis il pèse si lourd mon rien

C'est dur à porter seul un rien.

Un rien qui me fait mal au cou,

Un rien qui me brûle les yeux,

Un rien qui me donne des sueurs froides,

Un rien qui me donne mal au ventre,

Un rien qui me scie les jambes

Un rien qui ne me rend pas du tout courageux,

Un rien qui me rend la bouche pâteuse.

 

Ce rien, Seigneur, qui m'assomme,

prends-le pour me décharger,

il est si lourd ce rien !

 

Entre fer et béton

Je suis seul à tourner en rond

Habillé de vieux chiffons

Je me sens sale comme un cochon

Entre fer et béton

Dans ma tête ça ne tourne plus rond.

Ici je n'ai plus d'opinion.

Après mures réflexions,

J'ai l'impression d'être un con

Ou le roi des bouffons.

Entre fer et béton

Nous sommes là pour payer l'addition

Pour nous c'est l'abandon

Ici nous nous noyons !

 

.

 

Mon Dieu

 Pour toi un taulard, c'est toujours un homme

 C'est toujours ton enfant.

 C'est vrai que j'ai fait l'idiot

 C'est vrai que j'en ai pris pour des mois

 Mais toi, tu comptes les jours avec moi

 Avec toi, je peux changer de vie

 Comme on change de vieilles fringues.

 Tu me vois d'un regard toujours neuf

 Toi, tu n'as pas de greffe

 Tu ne gardes pas de casier judiciaire

 Tu ne me gardes que ta tendresse.

 

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