On peut vivre sans
richesse
presque sans le sou.
Des seigneurs et des princesses,
y'en n'a plus beaucoup !
Mais vivre sans tendresse... on ne le pourrait pas.
On peut vivre sans la gloire
qui ne prouve rien ;
être inconnu dans l'histoire
et s'en trouver bien !
Mais vivre sans tendresse... il n'en est pas question.
Quelle douce faiblesse
quel joli sentiment,
ce besoin de tendresse
qui nous vient en naissant... vraiment, vraiment, vraiment...
Le travail est nécessaire
mais s'il faut rester
des semaines sans rien faire,
eh ! bien... on s'y fait.
Mais vivre sans tendresse, le temps nous parait long...
Dans le feu de la jeunesse
naissent les plaisirs
et l'amour fait des prouesses
pour nous éblouir.
Oui, mais sans la tendresse, l'amour ne serait rien...
Quand la vie impitoyable
vous tombe dessus,
qu'on n'est plus qu'un pauvre diable,
broyé et déçu,
alors sans la tendresse
d'un coeur qui vous soutient... on n'irait pas plus loin.
Un enfant vous embrasse
parce qu'on le rend heureux,
tous les chagrins s'effacent,
on a les larmes aux yeux,
mon Dieu, mon Dieu... mon Dieu,
Dans Votre immense
sagesse,
immense ferveur,
faites donc pleuvoir sans cesse,
au fond de nos coeurs,
des torrents de tendresse,
pour que règne l'amour... jusqu'à la fin des
jours.