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Thomas d'Aquin
la vérité, la justice et la compassion



Matthew Fox



Traduction Gilles Castelnau


 


21 juin 2024


Thomas d‘Aquin cite le Psalmiste :

Éternel ! souviens-toi de ta compassion et de ta justice ;
Car elles sont éternelles. (Ps 25.6)

 

Dieu aime la compassion et de la justice car elles font partie de sa nature.

C’est pourquoi Dieu aime chaque personne. D’ailleurs c’est ce que dit le prophète Michée :

On t'a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ;

Et ce que l'Éternel demande de toi,

C'est que tu pratiques la justice,

Que tu aimes la compassion,

Et que tu marches humblement avec ton Dieu. (6.8)

 

Dans son Commentaire sur l’Évangile de Matthieu, Thomas d’Aquin appelle à ne pas donner un sens trop sentimental à la compassion :

La justice sans la compassion est cruelle.

La compassion sans justice est faible.

Elles doivent donc demeurer conjointes.

Proverbes 3.3. le dit bien :

Que la compassion et la vérité ne t'abandonnent pas ;

Lie-les à ton cou, écris-les sur la table de ton cœur.

 

Et le Psaume 85.11  dit

La compassion et la vérité se rencontrent,

La justice et la paix s'embrassent.

 

Maître Eckhart s’en inspire en écrivant dans son Traité sur Luc 6.36 :

Soyez pleins de compassion comme votre Père du ciel est plein de compassion.
et
La compassion et la justice s’embrassent.

 

Quelle importance tiennent la vérité, la justice et la compassion dans la campagne électorale américaine ?

Le Washington Post a compté 36 000 mensonges dans les paroles de l’un des deux candidats du temps de son précédent mandat.

Et Thomas d’Aquin dit :
Il n’y a ni vérité, ni justice ni compassion tant qu’elles ne fonctionnent pas toutes les trois ensemble, en une sorte de Trinité.

Et le Psaume 145 dit :
La compassion de l'Éternel s'étend sur toutes ses œuvres.

 

 

 

Dans son Commentaire sur le Sermon sur la Montagne dans l’Évangile de Matthieu, Thomas d’Aquin définit ainsi la compassion :

C’est avoir un cœur qui souffre du malheur des autres, que nous vivons ce malheur comme le nôtre et que nous faisons tout pour libérer notre prochain.


C’est déjà ce qu’avait dit Maître Eckhart :
La compassion, c’est lorsque la joie ou la tristesse qu’éprouve quelqu’un d’autre nous touche également.

Et Thomas d’Aquin disait dans un sermon :
il faut aimer son prochain pour aimer Dieu valablement.

Dans son Commentaire sur Job, il remarque :

Job enseigne que « celui qui prive son ami de compassion au temps du malheur, se détourne de la crainte du Seigneur », c'est-à-dire du respect qu'il devrait avoir pour Dieu, à cause de qui et en qui son prochain doit être aimé : « Celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ? » comme le dit la première Lettre de Jean.

On remarque que pour Thomas d’Aquin la crainte du Seigneur va de pair avec le respect pour Dieu et l’amour du prochain.

 

           

 

 

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