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Ce que le christianisme n'est plus

 

Un théisme surnaturel


 

Marcus Borg

professeur de théologie à l'université de l'État d'Oregon, États-Unis

 


18 avril 2010

On se représentait naguère Dieu comme un être existant au-delà de l'univers, à côté et en plus des autres êtres, intervenant occasionnellement dans le monde d'une manière surnaturelle et se révélant tout spécialement en Jésus. Cette vision personnalisée de Dieu était due à une lecture littéraliste ou semi-littéraliste des images bibliques. On nommait la Bible Parole de Dieu, on la disait inspirée par Dieu, pour indiquer qu'elle avait été produite par Dieu et qu'elle en représentait la révélation unique, différente par conséquent de tous les autres livres.
On expliquait l'autorité qu'on lui attribue par cette origine divine. Ce littéralisme existait plus ou moins strict ou ouvert. La forme stricte est le fondamentalisme. La forme large se manifestait lors de la lecture de certains textes de l'Ancien Testament qu'il semblait impossible de prendre à la lettre, comme par exemple les récits de la Création. Mais les autres récits étaient également lus de la même manière littéraliste : on pensait que les événements racontés s'étaient passés tout naturellement comme le texte le disait : la mer Rouge s'était réellement ouverte pour laisser passer les Hébreux avec Moïse, Jésus était réellement né d'une vierge, il avait réellement marché sur l'eau, multiplié les pains, etc.

Ce littéralisme impliquait aussi l'acceptation stricte des formulations doctrinales, comme celle du Credo. Sur le plan de la morale, il était admis qu'un chrétien devait s'efforcer d'être bon, c'est-à-dire fidèle aux prescriptions de la Bible, au moins aux plus importantes, comme d'aimer son prochain comme soi-même. On considérait qu'il était impossible d'y parvenir pleinement, aussi ce christianisme à l'ancienne portait en lui l'obsession du péché, de la culpabilité, de la nécessité d'être pardonné.
Je me souviens notamment d'une session pastorale où le culte matinal s'ouvrait toujours par une confession des péchés : Il n'était pas neuf heures du matin et nous étions déjà pécheurs ! Le christianisme était alors très fermé : aucun salut n'était possible en dehors de Jésus. Plus modéré lorsque cette exclusion ne pouvait être affirmée sans un certain malaise, même si on ne la mettait pas vraiment en question.
La foi était centrée sur l'au-delà et la vie éternelle. La vie chrétienne ne trouvait sa réalité ultime que dans le salut de l'au-delà.

Nombreux sont ceux qui rejettent aujourd'hui une telle religion et ont quitté l'Église dans les trente ou quarante dernières années, même si les conservateurs accusent de laxisme les prédicateurs d'aujourd'hui pour expliquer cette désaffection. Bien des fidèles restent pourtant attachés à l'Église et souhaitent sincèrement qu'on leur propose une nouvelle présentation de leur foi un peu plus crédible. Époques moderne et post-moderne
Nous quittons actuellement la période dite moderne pour entrer dans une post-modernité que nous commençons à entrevoir. L'époque moderne est née avec le siècle des Lumières. Le XVIIIe siècle a, en effet, découvert l'esprit scientifique et l'approche matérialiste du monde. C'est ainsi que s'est peu à peu imposée la méthode historique et critique qui replace les textes bibliques et les formulations théologiques dans l'environnement social, économique et politique de leur époque.
Un esprit plus tolérant a développé un certain humanisme avec la démocratie, l'anti-racisme, la reconnaissance des droits de la femme, des minorités homosexuelles etc. On n'admet plus désormais que le Créateur de l'univers ne soit connu que dans une seule religion, qui soit justement la nôtre !

Mais de nouvelles questions surgissent à propos de Dieu et de l'inspiration de la Bible, dans la mesure où le matérialisme moderne ne reconnaît comme vrais que les faits scientifiquement vérifiables. Fondamentalistes et libéraux se retrouvent paradoxalement unis dans cette quête de cette vérité historique : les fondamentalistes, identifient vérité et factualité, attribuent une vérité historique aux événements bibliques. Quant aux libéraux, ils se sont laissés piéger eux aussi par cette notions erronée de la vérité historique, en prétendant distinguer les fait réels et les légendes. Le christianisme moderne a eu également le tort d'opposer la foi à l'incroyance, en donnant à penser qu'être chrétien impliquait obligatoirement l'adhésion à un certain nombre de dogmes précis.

L'époque post-moderne se caractérise par le sentiment que ces conceptions dites modernes sont finalement démodées. Bien des faits scientifiquement prouvés semblent souvent désormais moins pleins de sens et de vérité que le langage imagé et symbolique. L'expérience et la réflexion individuelles prennent le pas sur l'enseignement des autorité reconnues ; et ceci est particulièrement évident dans le domaine de la spiritualité. Une nouvelle manière de concevoir Dieu et la révélation biblique est en train de naître.

 

Dieu et la Bible

 

Nombre de nos contemporains, nous l'avons dit, qui sont loin d'être athées, ne peuvent néanmoins plus considérer leur Dieu comme une personne demeurant dans un au-delà surnaturel ainsi que semblent le suggérer certaines images bibliques prises au pied de la lettre. N'aurait-on pas le droit de concevoir Dieu comme le Souffle qui nous anime, comme le Fondement de notre vie, le Niveau profond de notre existence ? Dieu est en nous, il n'est pas sans nous, mais il est plus que nous. Les théologiens connaissent depuis fort longtemps cette manière de penser, qu'ils nomment le panenthéisme (tout est en Dieu). Cette théologie qui refuse le théisme objectivant, sans aller pourtant jusqu'au panthéisme animiste (tout est Dieu), n'est en rien déraisonnable. De plus, au lieu de mettre l'accent sur la nécessité de croire des vérités définies, nous parlerons plutôt de vivre la présence divine.

La Bible et la doctrine chrétienne en général, sont justement le témoignage de cette expérience, telle qu'elle vécue à certaines époques, dans certaines civilisations. Les auteurs de l'Ancien et du Nouveau Testament ont été, à leur manière, ouverts à la présence de Dieu et leurs écrits en représentent leur interprétation. Il est évident que si les récits de la Genèse représentaient une vérité scientifique littéralement inspirée par Dieu, il conviendrait de leur faire place dans l'enseignement universitaire à l'égal de la théorie de l'Évolution. Mais ce n'est pas le cas : la vérité fondamentale qui les habite n'est pas du domaine géologiques ou biologiques mais de l'ordre du symbole et de la métaphore. De même, si les commandements de l'Ancien Testament avaient été inspirée littéralement par Dieu, nous devrions leur obéir à la lettre.
Ainsi pour l'homosexualité que Lévitique interdit formellement (chapitre 18) . Mais la sanction prévue étant la peine de mort pour les homosexuels (chapitre 20.13), les fondamentalistes eux-mêmes conviendront qu'il est hors de question de lui obéir !
Et que dire de la règle interdisant dans les mêmes passages de tisser un vêtement de deux fibres différentes alors que nous en portons tous ! La manière dont l'ancien Israël a cru devoir comprendre sa relation avec Dieu nous inspire et nous invite à imaginer la fidélité qui convient à notre époque.

La Bible est histoire et symbole. Certains faits bibliques sont historiquement exacts ; la manière dont ils sont néanmoins rapportés les charge d'une signification spirituelle ; une lecture littéraliste ne rendrait pas compte du travail d'élaboration de leurs auteurs. D'autres faits n'ont aucun substrat historique ; leur signification uniquement métaphorique ne doit pas non plus être négligée. Ainsi la marche de Jésus sur les eaux, sa naissance virginale, etc. .

En tout état de cause c'est la relation de l'homme à Dieu qui est concernée. Ainsi de nos jours lors de la célébration de la Pâque juive, le récit de la sortie d'Égypte est récité comme actuellement vécu : Ce n'étaient pas nos ancêtres qui étaient esclaves en Égypte mais nous tous réunis ici ce soir. Ce n'étaient pas seulement nos ancêtres qui ont été libérés d'Égypte par la puissante main de Dieu, mais nous tous réunis ici ce soir. La signification de ce récit de est légitimement compris comme étant vrai pour chaque génération.

Il est indispensable que les fidèles dépassent une naïveté pré-critique pour entrer dans une naïveté post-critique.
La naïveté pré-critique consiste à présenter comme récits historiques que les mages ont été conduits vers Jésus par une étoile magique et lui ont apporté de l'or, de l'encens et de la myrrhe, que Joseph et Marie se sont rendue de Nazareth à Bethléem pour se faire recenser, que Jésus est né dans une crèche de bois et que les anges ont chanté devant les bergers, alors qu'à l'évidence il s'agit là de récits chargés d'une forte signification symbolique.
La naïveté post-critique consistera, par contre, à lire avec le sérieux du vrai des récits sans authenticité historique, puisque la vérité spirituelle n'a rien à voir avec une quelconque authenticité historique. On ne cherchera donc pas la réalité de l'étoile dans les tables astronomiques du 1er siècle mais dans l'exégèse d'Ésaïe 60 ; on la laissera nous éblouir de la lumière du Christ et le massacre des innocents nous apprendra à reconnaître et à montrer du doigt tous les Hérode de notre temps, acharnés à détruire en ce monde ce qui est pourtant né de Dieu.

La Bible est comme un sacrement du monde divin. Elle est la partie visible de la Parole invisible de Dieu. Elle est Parole de Dieu dans la mesure où Dieu parle par elle à notre cœur, et non parce qu'elle serait en raison de son origine qui serait en elle-même divine. Il serait d'ailleurs préférable que pasteurs et prêtres, pour prévenir tout malentendu, renoncent à dire « écoutez la Parole de Dieu » mais plutôt « écoutez ce que l'Esprit dit à l'Église ».

Je répéterai en conclusion que la vie chrétienne ne consiste pas à « croire des choses » mais à établir avec Dieu une relation de même que la Bible nous manifeste la relation du Christ avec le Père.

 

 

 

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Ce qu'est le christianisme

 

Jésus et la vie chrétienne

 

 

Au temps de la modernité, la foi chrétienne était fondamentalement adhésion à une certaine doctrine et notamment aux titres du Christ. Il est peu vraisemblable que Jésus se soit conçu lui-même comme le Fils de Dieu, le Messie, le Seigneur, etc. Il s'agit de la confession de foi des premiers chrétiens qui, frappés de son rayonnement, témoignaient avoir trouvé en lui la Parole de Dieu faite chair, l'Agneau de Dieu, la Lumière du Monde, le Pain de vie, le Chemin, la Vérité, la Vie, etc. Ce langage qui est celui de la tradition juive avec des résonnances hellénistique exprimait fondamentalement : Jésus nous a véritablement fait connaître Dieu ; Jésus nous a révélé une vie ouverte à Dieu.

De toute évidence, Jésus n'enseignait pas un Dieu omniscient, omniprésent, souverain créateur du monde. Sa révélation portait sur la présence divine dans la vie humaine et sur l'ouverture de l'homme à cette présence. Il en vivait lui-même pleinement en homme de spiritualité, en mystique juif, guérisseur, sage, prophète social, entraîneur d'hommes. Une vie de spiritualité.
La spiritualité de Jésus était celle d'un mystique juif, centré sur l'Esprit de Dieu, vivant une communion intense avec Dieu en même temps qu'une forte présence au monde. Plutôt que des titres exaltés que nous avons mentionnés, ce dont il était conscient était son absolue relation avec Dieu ; de l'importance décisive de la présence en lui de l'Esprit. C'est à cette communion de l'Esprit saint, qu'il vivait lui-même, qu'il invitait ses disciples.

La spiritualité chrétienne, faite d'une relation consciente et approfondie avec Dieu est un des pôles fondamentaux de son enseignement. Dieu est proche de tous les hommes ; la spiritualité chrétienne est d'en être conscient et de développer cette relation. Cette relation avec Dieu n'a rien de mystérieux et, pour la pratiquer, il n'est pas nécessaire de posséder une foi exceptionnelle. Elle se cultive comme toutes les relations humaines et il suffit de lui ouvrir son cœur, pour qu'elle s'approfondisse et que la vie intérieure s'épanouisse, comme libérée d'une prison.
Une tradition celtique nomme « entre-deux-mondes » la situation limite où se frôlent le monde matériel et le monde spirituel. On est dans l'« entre-deux-mondes » chaque fois qu'un voile se soulève et laisse entrevoir la présence divine qui vient pénétrer notre existence. La sensation de l'« entre-deux-mondes » peut survenir devant un beau paysage, lors d'un pèlerinage à Jérusalem, à Rome, dans quantités d'occasions diverses. Elle peut naître lors d'un culte dominical, et les pasteurs doivent en être conscients. La prédications est certes nécessaires car elle est une des rares occasions d'approfondissement de l'Évangile et d'ailleurs elle peut parfaitement être, elle-même l'occasion d'un moment « entre-deux-mondes ».
Pourtant lorsqu'un culte ne se compose que de textes abstraits et de réponds stéréotypés, coupés seulement de deux ou trois cantiques, il n'est pas étonnant que les gens se trouvent autre chose à faire le dimanche matin ! La spiritualité est pourtant un des pôles de la vie chrétienne dont Jésus est le modèle.

 

 

Une vie de sagesse

 

C'est est le deuxième pôle de la révélation. Dans sa vie spirituelle de mystique juif, Jésus connaissait la vie avec Dieu ; dans sa sagesse, il l'enseignait. Elle est le chemin. Un chemin étroit et inhabituel dans la mesure où cette sagesse, radicalement centrée sur Dieu, se démarque de nos traditions ordinaires. Nous libérer de nos habitudes humaines, mourir à notre culture traditionnelle et à ses valeurs pour renaître à une nouvelle existence enracinée en Dieu, voilà la voie de Jésus.

Le symbole central de ce message est le passage de la Mort à la Résurrection. La sagesse de Jésus est de mourir à l'ancienne manière d'être, qu'elle ait d'ailleurs été gratifiante ou destructrice, pour ressusciter, renaître à de nouvelles valeurs. Il est dommage que nous qui appartenons à la branche modérée ou libérale de l'Église, ayons abandonné ce symbole de la nouvelle naissance, que nous jugions déconsidéré à nos yeux par l'usage qu'en font nos frères évangéliques.

Une vie de compassion et de justice. Ces deux mots forment un couple : la compassion sans justice, surtout dans une société comme le nôtre, serait sentimentale et individualiste ; la justice sans compassion aurait une résonance trop exclusivement politique.

- La compassion est un élément central de la vie ouverte à Dieu. C'est par ce terme que Jésus résume la vie chrétienne : « ayez de la compassion comme Dieu a de la compassion » Luc 6. 36. C'est ce mot qui caractérise Dieu : Dieu a de la compassion, ayez de la compassion.
La traduction miséricordieux convient moins car elle suggère une relation d'inégalité entre un inférieur et le supérieur qui lui fera, ou ne lui fera pas, miséricorde. Avoir de la compassion contient en hébreu une certaine idée maternelle : se conduire comme le ferait une mère. Une mère donne la vie à ses enfants, les nourrit, a pour eux de la tendresse, de l'attention, elle veut leur bien. Elle peut être féroce à qui leur veut du mal. Telle est la compassion dont Jésus dit qu'elle est celle de Dieu et qu'elle doit être la nôtre. Elle n'est pas douceur sucrée, ni moralité impeccable !

- La justice est l'autre élément central de la pensée de Jésus et de toute la Bible. C'est le sentiment de justice qui domine, notamment, dans le récit de la sortie d'Égypte, libération d'une situation injuste politiquement, économiquent, religieusement. C'est le sentiment de justice qui animait les prophètes d'Israël dans leur protestation contre les injustices de leur temps. D'ailleurs, on pourrait dire que c'est précisément la passion de Jésus pour la justice qui a entraîné sa Passion.
Il n'est, pour s'en rendre compte, que de poser la question : pourquoi l'a-t-on tué ? au lieu de demander pourquoi il est mort ?
La réponse à la question formulée ainsi est claire : on l'a tué à cause de sa critique des injustices de son temps. Le drame du Vendredi Saint a bien une signification politique, celle de la lutte pour la justice. Le mot de justice ne désigne pas tant, dans la Bible, la punition des coupables ou l'élaboration de lois protégeant les personnes et les biens, que plutôt le soutien à apporter aux humbles et la lutte contre leur exploitation. Compassion et esprit de justice sociale sont deux éléments majeurs de la vie ouverte à Dieu que Jésus nous fait connaître. Les promouvoir dans notre société qui en manque si cruellement, me semble à la fois absolument indispensable et particulièrement difficile, étant donné notre individualisme. Et pourtant, qu'aurait dit Jésus, par exemple, de tous les exclus de notre système social !

 

Foi et vie chrétienne

 

On peut comprendre la foi de quatre manières différentes.

- Croire que. Cette conception de la foi consiste en une sorte d'assentiment intellectuel donné à ce que l'intelligence ne peut pas saisir ; elle n'existait pas au Moyen Age où l'on admettait les récits de création de la Bible sans aucune difficulté. La difficulté est née au siècle des Lumières et singulièrement à la période moderne pour désigner l'adhésion par la foi à des affirmations bibliques ou théologiques que la raison juge incroyables. L'impossibilité de croire en ce sens-là était naguère qualifiée de doute ou d'incroyance. Mais il est évident que dans ces conditions, le christianisme perd progressivement sa crédibilité. L'esprit moderne n'accepte pas l'image d'un Dieu qui attend des hommes ce sacrifice de leur intelligence et qui considérerait le doute et l'incroyance comme des péchés nous éloignant de lui et qu'il faudrait regretter et confesser. Ce type de foi est celle d'esclaves misérables.

- Fidélité à Dieu. Cette attitude s'interdit l'adoration d'autres dieux, le respect d'autres valeurs que celles de Dieu ; elle se veut attachement constant à Dieu. La Bible réprouve fréquemment l'infidélité qu'elle compare à l'adultère.

- Confiance en Dieu. Confiance en la providence de Dieu, refus de l'angoisse existentielle dont parlait Jésus dans le Sermon sur la montagne en donnant en exemple les oiseaux du ciel et les lys des champs et en répétant à cinq reprises : « ne vous inquiétez pas, gens de peu de foi » Matthieu 6. 25. La foi est l'opposé de l'inquiétude ; elle est présence souriante au monde, attitude heureuse et libre, paix de Dieu qui surpasse toute compréhension.

- Regard juste sur monde. Un regard vivant et amical sur le monde à l'exemple de Jésus dont l'attitude était toujours positive. Il ne s'agit évidemment pas d'ignorer la Shoah et les souffrances, ni de pactiser avec le mal pour engranger des bénéfices douteux, mais de récuser la vision négative d'un monde extérieur jugé hostile. Un monde menaçant dont il faudrait s'abstraire en confessant une doctrine ferme, en acceptant de faire certains sacrifices, en se purifiant selon certains rites et en suivant les règles d'une éthique puritaine.

La vie chrétienne est une relation à Dieu qui illumine les relations humaines de sorte que nos coeurs en soient ainsi illuminés. Relation, mysticisme et renouveau si bien suggérés dans cette phrase de Paul : la gloire du Seigneur se reflète sur nous, comme dans un miroir. Alors le Seigneur, qui est l'Esprit, nous transforme. Il nous rend semblables à lui avec une gloire toujours plus grande 2 Corinthiens 3. 18

 

Traduction Gilles Castelnau


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