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Dieu et la lecture littérale de la Bible



Robin Meyers

pasteur de l’Église Unie du Christ
professeur à l'université d'Oklahoma
  États-Unis





18 juillet 2023


traduction Gilles Castelnau

 

 

Question


On nous dit de plus en plus qu’il ne faut pas donner un sens littéral à la Bible et en déduire le sens de nos croyances et de notre foi. Que peut-on alors penser de Dieu ?

 



Réponse

 

Mais la Bible est pleine de mythes, de chants, de paraboles, de poèmes et de songes saisissants, dont aucun ne présente une vérité historique. Par exemple on ne peut prendre à la lettre l’expression que Jésus est « l’agneau de Dieu » car nous savons tous que Marie n’a pas accouché d’un petit agneau !

C’est après que les philosophes des Lumières (du 18e siècle) ont apporté l’esprit critique qu’en réaction le littéralisme a cherché à identifier la « vérité » à la seule vérité historique.

 

Le spécialiste du Jésus historique, John Dominic Crossan, écrit : « il ne faut pas dire que les anciens auteurs bibliques ont produit des récits dont nous sommes assez intelligents pour leur donner un sens symbolique mais que leurs textes étaient réellement symboliques et que nous sommes assez stupides pour leur donner un sens historique. »

 

Nous ne poserons pas la question de la « vérité historique » des récits bibliques mais celle de leur « vérité spirituelle ». Ou même plutôt de savoir si elle est « toujours vraie ».

Une telle lecture non littérale de la Bible nous permet de dépasser les conceptions qui ne sont désormais plus crédibles d’un Dieu masculin demeurant dans un ciel au-dessus de nos têtes, dans un univers à trois étages.

Si, de plus, Dieu est vraiment omniscient (n’ignorant rien de toutes les souffrances et les injustices dont souffrent les hommes), s’il est tout-puissant (et a donc les moyens de les arrêter),

Dieu d’amour (et donc désireux du bonheur de tous), omniprésent (et donc capable d’intervenir partout, toujours et sans délai), pourquoi alors le monde est-il comme il est ?


Lorsque de malheureux parents prient Dieu de sauver leur enfant qui se meurt d’un cancer, et que l'enfant meurt, tandis que d'autres prient aussi mais que leur enfant guérit, cela signifie-t-il que Dieu a des favoris ? Le Dieu de la conception traditionnelle ne serait-il finalement que la projection dans le ciel d'une figure paternelle plus ou moins machiste responsable des sentiments perpétuels de honte et culpabilité qui nous hantent ?

 

Peut-être le moment est-il venu d'abandonner les affirmations littérales et les images anthropomorphiques de Dieu et de revenir aux anciennes conceptions de Dieu en tant qu'Esprit, en tant que Relation Pure, en tant que Mystère saint et transcendant, ou comme Marcus Borg (voir sur ce site) l'a dit le « Quelque Chose de Plus » ?

Cela nous permettrait d’aborder avec humilité la question de Dieu. Ou, comme le rappelle le Tao, quand nous croyons savoir, c'est que nous ne savons pas. Mais quand nous admettons que nous ne savons pas, c'est alors que nous savons.

 

 

 


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