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Que peut-on croire aujourd'hui ?

 

 



L'acédie et la joie


 

Gilles Castelnau





Jean 15. 9-12

Comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j'ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour.

Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.
C'est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.


 

Qu’est-ce qu’être chrétien ?

 

Beaucoup de gens qui ne sont pas croyants mènent une vie parfaitement morale, ont de bonnes valeurs, sont tout à fait honnêtes et sympathiques, généreux et ouverts. actifs dans des associations humanistes comme le Secours Populaire ou les Restaurants du Cœur.

Et certains ajoutent même, qu’ils sont parfois meilleurs et plus humains que des croyants à la religion étroite et sans joie, qui disent non à tout, sont obsédés par des règlements, des dogmes, des traditions incompréhensibles, et avec qui on ne peut vraiment pas avoir de relations sympathiques et heureuses.

C’est assez vrai.

 

Et Dieu, que pense-t-il de tout ça ? Nous protestants, qui connaissons la parole libératrice de la grâce, qu’en disons-nous ? Qu’est-ce qu’être un bon chrétien ? Qu’est-ce qu’être saint ? Nous savons bien que ce n’est pas d’aller au temple tous les dimanches et d’adhérer les yeux fermés à tous les paragraphes du catéchisme ! Ni de travailler honnêtement et de récuser (ou d’accepter !) des slogans comme le mariage pour tous !

Que dit Jésus ?


 

L’amour

 

Comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour.

L’amour que Jésus a manifesté et qu’il appelle à partager, n’était pas un sentiment, un mouvement du cœur, une émotion, un état d’âme comme les amoureux en éprouvent, comme on en manifeste dans la famille ou des amis proches.

C’était, comme d’ailleurs les prophètes de l’Ancien Testament l’ont toujours clamé, d’avoir une attitude positive, de compassion pour aider les autres à vivre.

« Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille le malheureux sans asile, ne te détourne pas de celui qui est ton frère. » (Ésaïe 58.6). C’est le genre de chose que l’on peut faire alors même que l’on n’éprouve aucun sentiment pour des gens dont certains ne sont pas toujours sympathiques.

Et Jésus, vivait dans le dynamisme créateur de Dieu, animé de son Esprit saint, homme de Dieu, homme d'amour, homme de joie, il multipliait les paroles et les gestes symboliques : il accueillait les collecteurs d’impôts haïs et les prostituées, multipliait les pains, relevait le paralysé et guérissait les lépreux : bien plus qu'un banal guérisseur, que l'on paye, que l'on remercie et dont on se détourne, c'est à une vie pleine et heureuse, une vie de joie qu'il ouvrait les gens.

 

Demeurez dans mon amour.

Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.

 

La joie, un niveau supérieur d’existence

Nous y voilà. La joie. Jésus mettait sa joie à rendre aux gens une vie de joie. Il faisait passer les gens à un niveau supérieur d’existence, qui correspond bien, dit Jean, à la Bonne Nouvelle de l’Évangile, la caractéristique du christianisme.

C’est ce que promouvait Jésus en disant au paralysé « lève-toi et marche » et aux lapideurs de la femme adultère de laisser tomber leurs pierres.

Un niveau supérieur d’existence où l’on ne désespère pas, où l’on ne se sent pas le jouet de forces mauvaises, où l’on conserve « malgré tout » une lumière dans les yeux et un sourire dans le cœur.

Un niveau d’existence où l’on n’est pas impuissant, malheureux et définitivement vaincu, où l’on ne dit pas que tout va mal et que tout le monde est pourri.

Une existence où l’on laisse pénétrer avec joie dans nos cœurs la lumière de Dieu, la puissance de l’amour qui est toujours plus forte que la puissance du mal, où l’on découvre que, malgré le mal, la capacité de vivre, d’agir et de créer nous est donnée. Une existence où la joie du Christ monte  en nous de sorte que notre joie soit parfaite.

 

L’acédie


Il y avait autrefois le mot d’acédie pour désigner l’oubli de l’énergie de Dieu. L’acédie qui empêche de voir et de faire le bien, d’aimer l’amour et nous retire toute vigueur pour le combat de la justice. L’acédie qui empêche de vivre de la joie de Dieu et d’agir pleinement. La joie est son antidote.

 

La joie nous fait prendre conscience de l’acédie lorsqu’elle envahit la vie du monde et fait régner l’ennui, la tristesse, la désolation, la morosité, le manque d’enthousiasme, la mélancolie et qu’on se borne à taper sur des casseroles pour sentir un peu de vie. Si quelqu'un nous dit que l'essentiel est de suivre une religion, des croire certaines choses, de respecter certains rites (il y a aussi des rites laïcs comme le militantisme écologique, fasciste, végétarien etc.), on se rend bien compte que ce n'est pas l'amour, ce n'est pas la joie, ce n'est pas Dieu.

 

 

La joie et l’acédie

 

Que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.

On est proche du Christ lorsqu’on entre dans ce niveau supérieur d’existence qu’est la joie qui dépasse l’acédie et que nous la partageons avec nos prochains, en récusant toute sécheresse de cœur et en souriant des titres de doctrine officielle que certains attribuent au Christ et des devoirs moraux stricts auxquels il est vain de vouer sa vie.

 

La joie est la vie des enfants de Dieu et elle rayonne sur toutes les créatures : les oiseaux et les arbres, les chiens et les chats, les baleines et les tortues, les chimpanzés et les forêts : tous luttent pour fleurir, survivre et transmettre leur beauté.

 

 

 

 

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