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Le petit battement d'ailes
d'un papillon


 

Gilles Castelnau


 

1er juillet 2022


Luc 8.5-8
Un semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent.

Une autre partie tomba sur le roc : quand elle fut levée, elle sécha, parce qu'elle n'avait point d'humidité.

Une autre partie tomba au milieu des épines : les épines crûrent avec elle, et l'étouffèrent.

Une autre partie tomba dans la bonne terre : quand elle fut levée, elle donna du fruit au centuple.

Après avoir ainsi parlé, Jésus dit à haute voix : Que celui qui a des oreilles pour entendre entende !

 

 

 

Jadis en Galilée un mouvement sympathique et heureux avait surgi autour de Jésus de Nazareth, rabbin juif obscur, prédicateur ambulant, vivant dans une partie lointaine et méprisée de l'Empire romain

Celui-ci avait pardonné les péchés d’un paralysé sans lui demander la moindre repentance et surtout sans attendre le traditionnel Yom Kippour. Il lui avait crié : « Lève-toi et marche » et celui-ci avait bondi dans le « salut » d’une vie ainsi régénérée.


C’était un détail insignifiant de la vie de l’immense Empire romain :


« Que celui qui  est sans péché lui jette la première pierre » avait-il dit devant une femme adultère menacée de lapidation par des fous intégristes. Et le peuple entier avait abandonné les pierres de mort, sans s’en rendre vraiment compte s’était détourné de la Loi de Moïse et avait ainsi inauguré une nouvelle ère de tolérance.


« Ce qui entre dans la bouche ne souille jamais un homme, mais ce qui sort de sa bouche » avait-il dit à propos de l’habitude juive de manger cacher, libérant ainsi l’homme de toute contrainte alimentaire tout en l’orientant vers une parole qui ne « souille » pas l’humanité.

 « Donnez-leur vous-mêmes à manger » à ses apôtres qui se sont découverts alors capables, en union avec lui, de nourrir la foule fatiguée.


Des paroles que l’on n’avait pas l’habitude d’entendre, Esprit oublié des anciens prophètes. Peu de chose, en vérité dans la grande histoire mondiale. Jésus-Christ avait d’ailleurs été vite rejeté par la foule et crucifié par les soldats romains.

 

Il n’avait été que le petit battement d’ailes d’un papillon dans le vent au fond d’une province éloignée de l’Empire.

 

Mais le scientifique américain Edward Lorenz avait suscité l’émoi lors d'une conférence de 1972, en disant :

Le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer l’enchaînement d’une tornade au Texas ? »

 

La parabole du Semeur dit bien que la semence tombant dans la bonne terre produit une récolte « au centuple » - ce qui ne s’est jamais vu et paraît tout à fait impossible.

 

Jésus, un prédicateur insignifiant s’exprimant dans l’araméen local de Galilée meurt à l’âge de 30 ans : Bien peu de chose dans la vie du monde. Et pourtant, rapidement traduit en grec dans tout l’Empire on parle de lui et l'impact de son message - qui aurait dû être oublié depuis longtemps - continue de faire des heureux jusqu’à nous près de 2000 ans plus tard !

Le petit battement d’ailes du papillon dans le vent qu’était Jésus-Christ a provoqué un vent mondial.

 

 

 

Aujourd’hui, c'est la petite voix des évangiles que nous aimons écouter, que l’on répète, que l’on prêche et dont l’effet se fait sentir par-delà les siècles et les continents :

Paralysé pardonné sans s’être repenti le jour du Kippour,
Femme adultère que personne ne veut lapider parce qu’on ne veut pas de cette atmosphère délétère,
Libération de la contrainte alimentaire cachère, hallal ou vegan qui empoisonne la vie.

Multiplication des pains dont on constate qu’elle est bel et bien possible pour nourrir ceux qui ont faim depuis que Colluche et les services d’entraide paroissiaux en ont fait la preuve.

•  Et globalement Esprit de de dynamisme créateur, de renouveau, de Résurrection, de libération, qui nous apaise et nous ragaillardit.


Je ne sais pas si, comme se le demandait Lorentz, « un minuscule battement d‘ailes de papillon
au Brésil peut finalement provoquer une tornade au Texas ? »  mais il me paraît clair que le bref ministère de Jésus-Christ il y a 2000 ans en Galilée provoque bien aujourd’hui même et parmi nous, sinon une puissante tornade, du moins un souffle léger qui tout doucement mais efficacement, parle à nos cœurs, nous relève et nous guérit moralement.


Souffle créateur qui réduit doucemnt notre stress, régule nos émotions, maintient sous contrôle nos peurs, nos colères et nos ruminations et fait monter tranquillement en nos cœurs la paix intérieure.

Nous sommes libérés de toujours vouloir faire plus. Nous découvrons en nous le courage d’affronter la crainte et la douleur, d’accepter la souffrance et le malheur. Car nous avons compris qu’au milieu de toute obscurité brille une petite lumière obstinée.


Notre désir instinctif de surnaturel et de miracles se mue en méditation apaisée d’unité avec le Dynamisme créateur de Dieu qui développe en nous, comme dans tout l’univers l’élan de vie, l’amour bienveillant et altruiste et la compassion de l’Évangile. Rejet de notre égoïsme instinctif, de notre indifférence aux besoins des autres, ouverture à la joie de l’amour universel, de la fraternité créatrice. Plénitude de la Vie.

 

 

Petite voix bien peu écoutée dans un monde qui en a pourtant grand besoin dans sa dépression et son égoïsme instinctifs.

Petite voix qui nous rassemble néanmoins, qui nous renouvelle personnellement.

Battement d’aile d’un lointain papillon qui se fait sentir jusqu’à aujourd’hui dans les cœurs qui s’ouvrent à lui.


 

Souffle que nous transmettons nous aussi autour de nous, sachant qu’il peut, sans que nous comprenions pourquoi ni comment, transmettre sa vie à nos prochains les plus inattendus.

Nous ne sommes, nous-mêmes, que bien peu de choses.

Comme ce lointain juif de Galilée vite crucifié, notre Seigneur.

Nous émettons pourtant nous aussi ce petit battement d’aile de papillon qui provoque un souffle étonnant chez nos contemporains qui écoutent.

 

 

 

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