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Sauver Jésus de l'Église

arrêter d'adorer le Christ
et suivre Jésus


Robin Meyers

pasteur de l’Église Unie du Christ
professeur à l'université d'Oklahoma
  États-Unis


citations de son livre
« Saving Jesus from tue Church :
How to Stop Worshiping Christ and Start Following Jesus »


7 juin 2022


traduction Gilles Castelnau

 

 

Il est toujours utile de se rappeler qu'on ne devient pas gracieux en lisant un livre sur la grâce. Jésus a commandé « d'aller et de faire de même », et non pas d’aller « parler de même ». Les disciples sont envoyés pour guérir et pardonner les péchés, et pour être des enseignants officiels et à publier des articles décisifs sur des sujets théologiques – bien que ce soit évidemment important.

Les paroles peuvent évidemment être une forme d'action, mais elles peuvent aussi se substituer à l'action.

 

[...]

 

Il n'y a pas un seul mot dans le Sermon sur la Montagne sur ce qu'il faut croire, seulement sur ce qu'il faut faire. Pourtant, trois siècles plus tard, le Credo de Nicée est devenu la confession de foi officielle de l’Église et il ne contenait pas un seul mot sur ce qu'il fallait faire, seulement sur ce qu'il fallait croire ! Ainsi, la question la plus importante que nous puissions nous poser dans l'Église aujourd'hui concerne l'objet de la foi elle-même. Les textes les plus anciens des évangiles définissent les disciples comme ceux qui acceptent une vie et une pensée transformées dans une communauté alternative. Mais aujourd’hui c’est du salut individuel que l’on parle le plus souvent et des promesses qu’il contient.

 

Les premiers disciples de Jésus lui ont fait suffisamment confiance pour devenir les instruments d'un changement radical. Aujourd'hui, les adorateurs du Christ acceptent de croire des choses à son sujet afin de recevoir les bienfaits promis par l'Institution, et non par Jésus.

 

La différence, entre « suivre » et « adorer », n'est pas négligeable. L'adoration est un ensemble d’éloges poétiques que l’on est heureux d’adresser à Jésus (à Dieu) mais qui ne mentionnent aucune implication personnelle ni aucun changement d’attitude personelle dans la mesure où ils visent la partie surnaturelle de son activité à laquelle nous ne pouvons pas participer.

 

En fait, le système de croyances du christianisme n'exige rien d'autre que notre acquiescement alors que suivre le chemin de Jésus exige une seconde naissance, l’implication de notre ego et un nouveau regard sur le monde.

Il n'est pas étonnant qu’il soit plus facile d’« être sauvé » que de « suivre le chemin de Jésus. »

 

[...]

 

La présentation que l’on fait de Jésus dans beaucoup d’Église américaines le rend méconnaissable : il était sans argent et itinérant mais ses fidèles comptent le plus souvent aujourd’hui parmi les plus riches et puissants du monde et la Bonne Nouvelle est devenue en réalité une mauvaise nouvelle pour les plus pauvres. Les captifs ne sont pas libérés, les aveugles de voient pas et ceux qui y voient ont des œillères. Les opprimés ne sont pas défendus, on les rend responsables de tous les maux. Les sermons s’adaptent aux désirs et aux anxiétés des audiences et se font lénifiants : les conservateurs exorcisent leurs propres démons en prêchant contre les péchés de la chair et les libéraux se contentent de prôner le le politiquement correct souvent au détriment de la simple honnêteté.

 

[...]

 

Je vis dans l’État d’Oklahoma – qui est le plus Républicain de l’Union. Il y a à la fois une fréquentation élevée des Églises et de très mauvaises statistiques sociales comme les adolescentes enceintes, les divorces, les abus sexuels et la dépendance aux drogues. L’Église est déjà largement déconsidérée et même souvent objet de mépris.
Son approche étroite d’un salut divin et exclusif par le seul Sauveur Jésus-Christ grâce à l'expiation du sang versé sur la croix a négligé la sagesse du Jésus de l’Évangile. L’esprit de domination des riches et des puissants a ainsi pu se développer d’une manière qui convenait à la vision du monde du nouvel empire américain.

L’Église croit vivre un conte de fées mais l'horloge va sonner minuit.

 


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