Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

Les rois-mages

 

Gilles Castelnau

 

 

5 janvier 2021

L’évangéliste Matthieu commence son évangile (après une longue généalogie) en décrivant en un récit initiatique les mages qui apportent à l’Enfant Jésus les cadeaux d’or, d’encens et de myrrhe.

• Les mages étaient des prêtres perses qui interrogeaient les étoiles et pratiquaient (efficacement !) la divinisation ce qui était tout à fait interdit par la loi juive. Le Deutéronome la qualifiait même de « pratiques abominables » (Dt 18.10)
Ils n’auraient donc jamais dû être admis en Israël, surtout pas par la famille de Joseph dont la généalogie montre l’ascendance royale. Plus tard Jésus – dont les parents n'avaient pas craint d'accepter à sa naissance les cadeaux des mages - ne craindra pas de fréquenter les personnes impures et « abominables » selon la loi de Dieu.

• Les mages déclarent vouloir « se prosterner » devant celui qu'ils appellent le « roi des Juifs ». Le « prosternement » a un sens fort dans l’Évangile de Matthieu où il y désigne toujours l’attitude de foi et de disponibilité qui est celle des disciples fidèles envers Jésus. Par exemple « Les disciples dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent : Tu es véritablement le Fils de Dieu. » (Matthieu 14.33).
Et surtout le dernier geste des disciples en présence du Christ ressuscité est de demeurer « prosternés » devant lui. (Matthieu 28.17)
Les mages, pourtant étrangers, païens et – divinement avertis par l’étoile céleste descendue sur terre et « marchant devant eux » - intègrent ainsi le monde des disciples.

• Venus d’Orient et donc d'un pays étranger, et se prosternant néanmoins devant celui qu’ils appellent le « roi des Juifs ». Ils déclarent donc que l’Orient est sous sa domination ou, en d’autres termes, que le roi des Juifs est roi de l’Orient, roi également des gens « impurs ».
D’ailleurs Jésus dira plus tard : « Je vous le déclare, beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux. » (Matthieu 8.11)
Ce récit montre donc, dès le début de l’Évangile, le rôle royal qui sera celui de Jésus, qui n’hésitera pas à dire : « vous avez appris qu’il a été dit... mais moi je vous dis... », rôle d’ouverture aussi de l’alliance de Dieu avec tous les peuples de la terre sans distinction et pas seulement les Juifs.

• Matthieu, pour développer ce récit, s’est peut-être laissé inspirer par un événement qui venait de se produire quelques années auparavant et que rapporte l’historien Cassius Dion :

« Le roi d’Arménie, un homme nommé Tiridate, vint en Italie avec les fils de trois chefs Parthes. Ces mages venaient d’Orient, dans une procession triomphale. Rome fut décorée pour leur souhaiter la bienvenue. Les gens se pressaient dans les rues et sur les toits pour apercevoir le visiteur royal alors que Tiridate avançait pour rendre hommage à Néron. Ce roi ne repartit pas non plus par le chemin qu’il avait pris en venant, mais s’en alla par un autre chemin. »

 

Retour vers "Spiritualité"
Retour vers "Connaissance de la Bible"
Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 

   

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.