parabole
Dieu et les bus
God and the Buses – a Parable
William Loader
professeur émérite de Nouveau Testament
à la Murdoch University de
Perth, Australie
Traduction Gilles
Castelnau
21 décembre 2014
J’ai fait un rêve.
J’attendais le bus. Lorsqu’il est arrivé j’ai vu que c’était Dieu qui conduisait. Il nous a invités à monter. Nous l’avons fait. Nous sommes arrivés dans un grand stade. On nous a distribué des drapeaux sur lesquels était écrit : « Dieu est magnifique ». Il y avait une grande foule dans le stade et on nous a dit de nous y joindre, d’agiter nos drapeaux, de chanter et de crier la louange de Dieu. Ce fut une grande expérience. Mieux on brandissait nos drapeaux, plus on était autorisé à se rapprocher du centre où se trouvaient les meilleurs fidèles dont certains étaie même assis sur des trônes. Au milieu, sur une estrade, j’ai vu Dieu. Il était assis sur très grand trône. Il souriait, ses yeux étaient fermés, il semblait heureux, il somnolait.
Je me suis retrouvé à l’arrêt d’autobus. Et de nouveau, lorsqu’il est arrivé c’était Dieu qui conduisait. Il nous a encore invités à monter et nous l’avons fait.
Le bus est arrivé dans une station spatiale où il y avait un immense vaisseau spécial. On nous a dit d’y monter, d’y prendre place et d’attacher nos ceintures de sécurité. Et puis on a décollé pour une lointaine planète. On a atterri près d’une grande ville dans laquelle on nous a fait pénétrer par des avenues dorées bordées de bâtiments magnifiques. Dans chacune de leurs pièces il y avait des télévisions à écran plat. Il y avait beaucoup à manger. Tout le monde pouvait avoir une belle voiture et l’essence était gratuite. « Nous sommes au Paradis » a dit l’un de nous. J’ai aperçu Dieu : il était vêtu de vêtements dorés et conduisait une Rolls Royce dorée.
Je me suis à nouveau retrouvé à l’arrêt d’autobus et c’était encore Dieu qui conduisait le bus qui est arrivé et il nous à invités à y monter. Cette fois il nous a conduits à un grand site où un panneau indiquait « Centre de distribution ». Des gens creusaient des trous, cherchaient de l’eau, plantaient des arbres, coulaient du béton, balayaient les gravats. Certains parcouraient les villages environnants pour proposer aux habitants de venir travailler sur le grand chantier. Tous s’entraidaient pour le travail des récoltes. On ne voyait plus Dieu. Je l’ai pourtant aperçu occupé à puiser l’eau d’un puits. Une autre fois il faisait griller du poissons sur un barbecue et le proposait à qui voulait. Le soir il y a eu un feu de camp et Dieu y participait. Il chantait et priait. Une fois je l’ai vu pleurer car un petit enfant mourait de dénutrition. Je l’ai aussi vu remercier une infirmière en lui disant « Quand tu faisais cela, j’ai senti que c’était comme si tu me l’avais fait à moi-même. »
Lorsqu’au matin je me suis réveillé j’ai compris que ces rêves éclairaient ma lecture de la veille :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force et tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Marc 12.20-31)
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