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Gilles Castelnau

 

Les membres du réseau Sea of Faith se nomment eux-mêmes « non-réalistes », en reprenant le vocabulaire de la scolastique du moyen-âge, dans la mesure où ils ne croient pas à l’existence « réelle » des images véhiculées par le langage religieux. Elles n’ont pas de « réalité » en elles-mêmes. Dieu, le diable, le ciel, l’enfer, le bien, le mal, la vérité, la beauté n’ont pas d’existence métaphysique « réelle » mais sont des constructions de l’esprit humain. La doctrine chrétienne provient de l’effort de rendre compte dans un langage humain et intelligible de l’expérience de la présence transcendante de Dieu. Les énoncés religieux sont une construction humaine.

Personne ne peut nier qu’ils sont forcément marqués par les conceptions de l’époque où ils ont été rédigés. Aucune vérité religieuse ne peut donc être considérée comme absolue, éternelle, universelle et infaillible. Ainsi la foi au Christ a été vécue et exprimée dans les structures de pensée et de langage du monde juif du 1er siècle. C’est donc tout naturellement que l’on a dit de lui qu’il était l’Agneau pascal vainqueur des puissances de la mort, l’Agneau du Yom Kippour qui ôte le péché du monde, le Fils de l’Homme qui viendrait sur les nuées du ciel inaugurer la fin des temps, le Royaume de Dieu selon la prophétie de Daniel, le Serviteur souffrant du Second Ésaïe qui devait souffrir et mourir pour sauver les hommes.

Les premiers chrétiens exprimaient ainsi leur foi au Christ dans le langage du judaïsme de leur époque. Ce langage était inconnu en dehors de la culture juive et n’était donc ni universel ni éternel, ni « réaliste ». il ne doit pas être interprété littéralement.

Demandons nous seulement dans quel langage la même foi au Christ aurait été transcrite si le Christ était apparu au royaume Uni à la fin du 20e siècle et on en Palestine du 1er siècle. Nous n’aurions évidemment pas utilisé les images d’Agneau pascal, de sacrifice du Yom Kippour, de Fils de l’Homme et de Serviteur souffrant !

On peut faire la même remarque à propos du langage des credo de l’église élaborés aux 3e et 4e siècles dans le monde hellénistique ; aujourd’hui où nous n’avons plus la notion d’un univers à trois étages, nous ne dirions plus qu’il est descendu du ciel sur la terre, qu’il est descendu au séjour des morts, qu’il en est remonté et qu’il est finalement remonté au ciel. Un tel langage marqué par son temps n’a rien d’eternel. Les credo ne fixent pas la vérité immuable de Dieu, ils reflètent seulement l’expérience de cette vérité. On ne peut parler de « réalisme ». Si l’on veut pouvoir dialoguer avec nos contemporains dans le monde post-moderne qui est le nôtre, il nous faut tenir compte de ces évidences.

 

 

 

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