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Jésus serait peut-être horrifié

s’il voyait ce qu’on a fait de lui !

 

 

Raphaël Picon

professeur et doyen de la faculté de théologie protestante de Paris

rédacteur en chef du mensuel Évangile et Liberté

 


 

24 octobre 2011

Jésus serait peut-être horrifié s’il voyait ce qu’on a fait de lui ! Une figure du sacré, un Dieu qu’on adore, un Seigneur qu’on prie.

Le Jésus que racontent les évangiles n’a pourtant cessé de s’exposer pour s’effacer. Jésus s’expose, habité qu’il est d’une vérité trop bouleversante et trop impétueuse pour la taire, la vérité d’un Dieu pour tous et avec tous, la vérité d’un Dieu à l’œuvre à travers tout ce qui soutient, relève, encourage, aime, ressuscite. Jésus expose cela en s’effaçant, pour laisser cette vérité éclore dans toute sa force et sa splendeur.

Jésus ne s’est jamais pris pour Dieu et n’a jamais souhaité qu’on le confesse ainsi. Ce n’est pas lui qui veut être reconnu, aimé et suivi, c’est la vérité qui le porte : celle de ce Dieu qui est une puissance de transfiguration du monde, le mot le plus souverain qui soit pour désigner cette puissance inépuisable qui nous porte dans la vie : l’énergie, l’élan, la passion, le désir. Jésus-Christ incarne une facette de Dieu que nous n’avions encore jamais reçue.

En Jésus, Dieu n’est pas cette puissance surplombante qui du haut de ses splendeurs nous épie, nous juge et attend de nous des merveilles.

Dieu est cette puissance souterraine qui, du plus profond de nous-mêmes nous porte vers les splendeurs du monde et nous permet d’en être émerveillé.

Au lieu de le prier, de le vénérer et de l’adorer – manière subtile de le dominer et de neutraliser la portée subversive de sa prédication – il nous faut retrouver Jésus.

- Retrouver sa prédication qui nous apprend la valeur infinie de chacun.

- Retrouver sa parole impétueuse contre tous les marchands du temple, ces épouvantails d’un Dieu de malheur, qui condamnent le monde et les nourritures terrestres pour vendre la foi.

- Il nous faut retrouver Jésus, en nous réjouissant, en souvenir de lui, de ces grandes agapes, du partage du pain et du vin ; de ce bon vin qui coule aux noces de l’amour et de ce pain multiplié à l’infini pour rassasier le monde entier.

Jésus ne fut pas un Dieu à adorer. Il fut le prophète de la subversion de la vie contre la mort. Un prophète à retrouver.

 

 

paru dans
Évangile et Liberté
de novembre 2011

 


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