Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


 


La croix

et la Résurrection

 

 

Raphaël Picon

professeur et doyen de la faculté de théologie protestante de Paris

 


 

25 avril 2011

LA CRUCIFIXION ET LA RÉSURRECTION que nous fêtons à Pâques ne sont pas choses du passé. Elles constituent notre actualité.

Aujourd’hui, le Christ est crucifié quand ce qu’il incarne, la prédication de l’amour, de la justice et de la grâce, est bafouée et rejetée.

Aujourd’hui, le Christ est ressuscité quand ce qu’il incarne, la confiance en soi, le refus de la résignation, la foi en l’avenir, l’emporte sur ce qui nous brise et nous condamne, sur tout ce qui lentement nous tue.

La prédication chrétienne doit nous enseigner que Dieu est, et non qu’il a été. Elle doit nous faire entendre que Dieu parle, et non qu’il a parlé.

L’esprit de vénération est contraire à la foi chrétienne. On vénère parfois le Christ comme on respecte ces grands hommes, ces héros qui ne sont plus. On se plonge dans la Bible pour retrouver le goût des vieilles histoires, des mythes et des légendes d’antan ; on s’attache à quelques vieux rites, à quelques vieux credo, à quelques vieux cantiques, à quelques vieilles formules liturgiques : on va à l’église comme on va au musée, ou chez un antiquaire.
Cet esprit de vénération nous porte à croire que le temps de l’inspiration est passé, que la Bible n’a plus de secret, que, de Dieu, tout est connu, révélé, compris.

Et pourtant, le Dieu du passé est un dieu mort. C’est peut-être là que réside la plus belle leçon du Christ : rien du passé ne saurait entraver notre foi en l’avenir.
Seul compte, pour ce Christ, le Dieu d’aujourd’hui, cet élan créateur qui sans cesse nous éveille et nous relève.
Seule importe pour ce Christ cette puissance de mobilisation qui nous met en marche vers plus de justice, de vérité et de beauté. Seul est précieux ce courage dont le Christ est l’emblème, ce courage de traverser nos zones d’ombres, les ravins de la mort.
Le christianisme n’est pas une religion patrimoniale. Elle est un prophétisme vibrant qui nous ressuscite, aujourd’hui, et qui lutte contre tout ce qui nous crucifie, aujourd’hui.


Retour vers Raphaël Picon
Retour
Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 

allé  

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.