Marcus Borg
professeur de théologie à l'université de l'État d'Oregon, États-Unis
31 janvier 2011
Mettre l’accent, dans notre prédication, sur la vie dans l’au-delà, revient à partager l’humanité entre les hommes qui sont sauvés et ceux qui ne le sont pas.
Cette insistance focalise de plus l’attention sur l’autre vie, ou la vie future, plutôt que sur la transformation de la vie actuelle.
Mais c'est bien la transformation de notre vie actuelle qui est, à mon avis, le cœur du christianisme.
L’appel à l’union avec Dieu marque le début de la transformation ici et maintenant de notre vie et lorsque nous approfondissons cette union, celle-ci nous amène à prendre conscience de la nécessité de transformer notre société et le monde lui-même.
Je considère que le message du christianisme – et ses racines dans le judaïsme et la Bible hébraïque – est tout à fait dans cette ligne d’implication dans la vie concrète du monde.
Je ne nie en aucune façon la vie éternelle mais j’en laisse à Dieu la responsabilité. Notre responsabilité est notre propre transformation et celle du monde de ce côté-ci de la mort.
Traduction Gilles Castelnau