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Ce qu’est l’expérience mystique


What is Mystical Experience?

 

 

Anthony Freeman

prêtre anglican


 

17 septembre 2010

Voici le premier paragraphe de son article. Il suggère que ceux qui n’éprouvent aucun sentiment religieux particulier dans la prière, les sacrements ou le culte de l’Église ne sont pas moins proches de Dieu que ceux qui les éprouvent et que ceux-ci doivent se garder de les identifier à la foi.

 

Richard Dawkins est un athée militant mais il est aussi un scientifique. Il a pris part en 2003 à une expérience tendant à lui faire ressentir un sentiment mystique. Il s’agissait de porter un stimulateur magnétique transcranien (le « casque de Dieu ») construit par Michael Persinger, spécialiste canadien des neurosciences, dans le but de stimuler les lobes temporels du cerveau. Une telle action a été depuis longtemps considérée comme provoquant des visions religieuses et Persiger affirme que 80 % des personnes qui s’y soumettent disent avoir éprouvé une sensation d’une communion avec le divin ou d’une présence non-physique.

Il n’est pas étonnant que le professeur Dawkins se soit trouvé parmi les 20 % insensibles à l’expérience, bien qu’il ait déclaré en être très déçu : « Je ne m’attendais naturellement pas à ce que cette expérience me fasse croire au surnaturel, a-t-il dit, mais j’espérais connaître moi aussi les sentiments qu’éprouvent les religieux mystiques lorsqu’ils contemplent les mystères de la vie et du cosmos ».
Nul doute que, s’il avait bénéficié d’une telle révélation, il aurait déclaré que c’était une preuve que les expériences mystiques ne sont en rien surnaturelles, puisqu’elles peuvent être scientifiquement provoquées.  Sa déception vient peut-être de là !

Susan Blackmore, une autre célébrité scientifique, a eu une réaction plus positive à l’expérience de Persinger : « c’est la sensation la plus extraordinaire que j'ai jamais éprouvée » a-t-elle dit.

Persinger explique la différence de ces réactions en disant que si Dawkins n’avait rien ressenti c’est qu’il avait réglé l’appareil sur un faible niveau d’activité, alors qu’il l’avait réglé de manière plus puissante pour Susan Blackmore dont la sensibilité avec été éveillée par ses pratiques quotidiennes de méditation, notamment bouddhistes.

Andrew Newberg, professeur à l’université de Pennsylvanie analyse les relations du cerveau et de la religion en partant d’un autre point de vue. Au lieu de provoquer une expérience de mysticisme chez ceux qui n’en ont pas, il étudie le cerveau des gens lorsqu’ils sont en train de prier et de méditer. Des bouddhistes tibétains et des religieuses franciscaines ont notamment accepté de prendre part à ces séances dont Newberg note les ressemblances, alors même que les participants les décrivent en termes très différents : aucun bouddhiste n’admettra « se fondre dans la conscience du Christ » comme l'a dit une des franciscaines.

Une des ressemblances relevées par Newberg est l’effacement de la frontière entre les autres et soi ; celle-ci correspond à une absence d’activité du lobe pariétal du cerveau qui régit l’orientation du corps dans le monde extérieur. Lorsque ce lobe est endommagé, le patient s’oriente, en effet, difficilement et ne se rend plus compte du point où son corps se termine et où le monde extérieur commence. Newberg constate que ses recherches ne prouvent pas l’inanité de l’expérience mystique mais au contraire prouve objectivement leur réalité physique.

Une autre mise en lumière de l’expérience mystique est la prise de substances psychédéliques qui donnent le sentiment d’union à Dieu. Une expérience a été réalisée le jour du Vendredi saint de 1962 avec un groupe d’étudiants en théologie de l’université de Boston, aux États-Unis. La moitié des étudiants reçut une pilule de psilocybine, l’autre moitié un placebo et ils prirent tous part au culte du jour.
Walter Pahnke, le responsable de l’expérience, déclara que « ceux qui avaient reçu la psilocybine éprouvèrent un sentiment mystique plus fort que les autres », c’est-à-dire qu’ils s’impliquèrent plus profondément à la prière.

Ces exemples ont pour but de montrer la réalité de l’expérience mystique puisqu’ils mettent en lumière une corrélation entre les sentiments éprouvés, d’une part et d’autre part une réalité physique mesurable concrètement. Ils ne révèlent cependant rien sur ce qu’est l’expérience mystique. Ceux qui l’éprouvent la décrivent comme une ouverture de soi à une réalité extérieure.
Ou, comme le diraient Richard Dawkins et ses amis, les visions, les voix et autres phénomènes de la sorte sont tout simplement générés par le cerveau humain lui-même.

 

 Traduction Gilles Castelnau

 

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