Marcus Borg
professeur de théologie à l'université de l'État d'Oregon, États-Unis
28 juillet 2009
Quel est le cœur du christianisme?
Premièrement la foi en Dieu. Sans une forte affirmation de Dieu, le christianisme ne fait pas le poids.
Deuxièmement, l’importance centrale de la Bible. Être chrétien est être en contact permanent avec nos Écritures saintes.
Troisièmement, la place centrale de Jésus. Être chrétien est découvrir la révélation décisive de Dieu en Jésus, en un homme. Et si la Bible se trouve contredire Jésus, c’est Jésus qui l’emporte.
Quatrièmement, la relation qui nous est donnée avec Dieu est telle que Jésus nous l’a révélée : elle nous implique beaucoup plus que ne le ferait une simple adhésion intellectuelle à une série de dogmes.
Cinquièmement, l’importance donnée à une vie nouvelle pour nous et pour le monde : depuis ses premières pages jusqu’aux dernières, la Bible parle des réalités spirituelles comme des réalités sociales, elle nous situe sur le plan personnel comme sur le plan collectif et notre fidélité au christianisme englobe ces deux aspects.
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Et la vie éternelle ?
Le danger de valoriser la vie éternelle est que cela tend à distinguer ceux qui sont sauvés de ceux qui ne le sont pas.
De plus cela tend à focaliser notre attention sur l’au-delà plutôt que sur le renouvellement de ce monde-ci.
Or je pense qu’agir pour améliorer le monde est une priorité de l’Évangile.
Notre relation à Dieu renouvelle notre vie ici et maintenant et lorsqu’elle s’approfondit, elle nous implique pareillement dans le renouvellement du monde qui nous entoure.
Je ne suis nullement en train de nier la vie après la mort, mais je pense que nous devons en laisser la responsabilité à Dieu. Quant à nous, notre tâche est notre renouvellement personnel et celui du monde, en cette vie-ci.