8 octobre 2008
L'Esprit divin qui animait Jésus
animait évidemment les
disciples qui le suivaient. Jésus ne leur demandait pas de
confession de foi doctrinale et encore moins de
célébrer des rites particuliers mais « seulement » de participer à son dynamisme créateur
qui renouvelait la plénitude de vie pour les hommes qu'il
rencontrait.
Bien sûr, l'exemple rayonnant de
Jésus nous rend conscients de
nos limites, de nos insuffisances. Mais lorsqu'on s'en
préoccupe trop, au point d'en arriver à être
mécontent de soi-même, qu'on se laisse aller à
chantonner :
- Seigneur aie pitié,
Christ aie pitié, Seigneur aie pitié,
nous savons bien que Jésus nous interrompt :
- Arrêtez ! on va
maintenant chez Zachée, le collecteur d'impôts haï
de la foule de Jéricho pour lui dire que le salut est
entré dans sa maison car il est aussi un fils d'Abraham et il
n'en est pas conscient. Il nous recevra certainement avec joie. Et
les choses iront mieux pour lui.»
Dans cet Esprit, les choses vont
effectivement mieux pour tout le monde !
Et lorsqu'on se désespère
dans un pessimisme que semble
justifier la pauvreté et le malheur du monde, les
évangiles réorientent nos pensées : les
pauvres en Israël se désespéraient, sans espoir de
sortir de leur misère en attendant que César, ou du
moins leur gouverneur Ponce Pilate arrête de construire des
théâtres et d'organiser les jeux du cirque et s'occupe
un peu de leur niveau de vie. Jésus leur disait
alors :
- Heureux vous qui êtres
pauvres, le Royaume de Dieu est à vous, mais malheur à
vous qui êtes riches car vous avez déjà votre
récompense
Et à ces paroles, le Souffle
qui réconforte leur donnait naturellement, de
l'espérance et un regard plus clair !
Et donc nous connaissons le Centre d'Action Sociale Protestant de
Paris, la Cimade, le Secours Catholique, le Secours Populaire, les
Restaurants du Coeur, Médecins sans Frontières et tous
les autres.
Car partout où des coeurs
s'ouvrent, consciemment ou non, à l'Esprit
créateur, chaque fois qu'on
se regarde fraternellement les uns les autres, des espérances
sociales, surgissent et c'est un regard nouveau que l'on jette sur le
monde. Je suis heureux de me sentir en connivence avec
des
« frères », des « camarades », des « partenaires » pour qui le mal est moins inévitable qu'on ne
pense et la vie plus belle qu'on ne dit, tous ceux qui vivent, comme
disait Paul, de foi, d'espérance et d'amour, dans la
compassion universelle et la paix, qu'ils sachent ou qu'ils ne
sachent pas l'attribuer à Dieu.
Il vaut mieux rayonner de cette
joie sans savoir la nommer
qu'élaborer des doctrines sans savoir s'en
inspirer !
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