Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

Sea of Faith Network (NZ) Newsletter

 

 

Sea of Faith - Nouvelle Zélande

 

 

Le langage de la liturgie
a perdu sens et force
comment le restaurer



Why Christian Words Have Lost Their Meaning and Power
and How They Can Be Restored


Marcus J. Borg

 

Recension Fred Marshall

 

traduction Gilles Castelnau

 

14 janvier 2017

Dans ce livre, Marcus Borg développe la thèse que le langage dans lequel la foi chrétienne est exprimée et les concepts qu’il induit ont changé de signification au cours des siècles et particulièrement depuis 200 ans. Ils ne représentent donc plus la foi des pères fondateurs de l’Église.

Borg s’adresse aux fidèles des paroisses qui sont embarrassés par le langage de ce la liturgie, notamment celui des credo. Il critique l’interprétation des sectes fondamentalistes qui lui attribuent un sens littéral et prétendent que la Bible est l’absolue Parole de Dieu.

Il fait une analyse historique et critique des mots et des concepts utilisés par les Églises. Il ne dit rien des mots « croyance » et « foi » qui puisse surprendre les membres du réseau Sea of Faith. « croyance » signifie « implication » et la « foi » est « confiance ».
Mais si on veut que ces concepts aient une signification dans la liturgie, il ne suffit pas de dire ce qu’ils voulaient dire à l’origine. Il faudrait les remplacer par les mots d’aujourd’hui qui ont le même sens.

Borg analyse ensuite les mots « salut », « péché », « repentance », « pardon » et « vie éternelle ». Il montre que l’idée est récente de vivre la vie terrestre en pensant à la vie éternelle. Ainsi le mot « salut » concernait autrefois la manière de vivre ici-bas et non dans l’au-delà. Pour l’ancien Israël il désignait la libération de l’esclavage d’Égypte, le retour de l’Exil à Babylone et dans les Psaumes la délivrance d’un péril ou la guérison d’une souffrance. Ce sont là de puissantes métaphores que l’on peut appliquer à la vie individuelle ou à celle de la société.

La libération des chaînes de la pauvreté ou de la discrimination signifie l’instauration de la justice sociale. La libération de la culpabilité personnelle équivaut à la guérison du cœur, à la paix de l’esprit et à l’amour des autres. Les mots de cette catégorie sont ainsi utilisables dans la liturgie : « Salut », « péché », « repentance », « pardon » désignent l’enrichissement de l’humanité de l’individu et de la société.

Ce livre propose donc plutôt une réhabilitation de l’orthodoxie qu’une nouvelle théologie à la manière de Lloyd Geerin, de Don Cupitt ou de John Spong. Dieu y est conçu de manière anthropomorphique, on lui attribue des passions et des émotions humaines. Jésus y est qualifié de Fils unique de Dieu et il participe à la distinction absurde des trois personnes de la Trinité.
Quant à l’idée de la divinité potentiellement incarnée en chacun de nous, elle est en dehors de son horizon.

Ce livre sera néanmoins très utile à ceux qui sont mal à l’aise et embarrassés par le langage de liturgique de l’Église et qui souhaitent demeurer tout de même fidèles à la vie de leur paroisse.

 

Retour vers "libres opinions"
Retour vers Sea of Faith - Nouvelle Zélande
Vos commentaires et réactions

 

 

v it libérs du sacré

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.