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Martin Luther


l’aventurier de Dieu

 

 

Annick Sibué

 


 

Ed. Olivétan

128 pages, 17 €


Recension Gilles Castelnau


.

1er septembre 2016

Après l’excellent « Luther et la Réforme protestante », Annick Sibué écrit pour les adolescents de 10 à 17 ans dans un style vivant et agréable qui plaira aussi beaucoup aux adultes. Loin du langage sophistiqué des universitaires, elle nous plonge dans l’univers quotidien de l’Allemagne du 16e siècle. En imaginant le concret des dialogues qui ont fait l’histoire, elle rend passionnant le déroulement des événements qu’elle explique fort bien et très clairement.

L’enfance du jeune Martin, les 95 Thèses, ses démêlés avec le Pape, l’aide qu’il reçoit de Frédéric le Sage, les menaces de l’empereur Charles Quint, la Guerre des paysans, son mariage, sa famille, tout cela nous intéresse et nous est rendu familier et compréhensible. D’autant plus qu’un très grand nombre d’illustrations de l’époque apporte leur note de couleur.

En voici deux passages qui montrent les divers aspects de ce grand récit.

 


page 45

Le 10 décembre 1520, à neuf heures tapantes, une foule bigarrée s'était rassemblée à la porte de l'Elster de la ville de Wittenberg. Elle attendait avec une grande impatience l'acte de révolte annoncé par Luther : à son tour, il avait décidé de livrer aux flammes l'ensemble des livres du Pape en désaccord avec la Bible et la bulle qui le condamnait ! Ce coup d'éclat fut salué par les applaudissements bruyants des personnes rassemblées. Il avait osé !

Du côté de Rome, la réponse ne se fit pas attendre. Un mois plus tard, la bulle d'excommunication était prête. C'en était fait de Martin Luther, il était définitivement déclaré hérétique. Quiconque oserait lui porter assistance ou l'écouter serait lui aussi excommunié.

En ce jour du 10 février 1521, où il avait reçu la bulle, Martin avait le cœur bien lourd. Il avait rompu avec son Église, l'Église dans laquelle il avait décidé de s'engager plus de quinze ans auparavant. Lui qui avait eu tant à cœur de la servir ! Il savait aujourd'hui avec certitude qu'il avait eu raison de ne pas céder, mais maintenant, il lui fallait se préparer au pire. À l'époque, l'Empereur allemand, Charles Quint, était censé exécuter les ordres du Pape. C'est lui qui était chargé de faire arrêter l'hérétique et de le mener au bûcher. Luther était un homme condamné à mort.

Les choses n'étaient cependant pas si simples. Charles Quint était certes un fervent catholique, désireux d'accomplir son devoir, mais les temps avaient changé. Le petit moine Luther, encore inconnu quatre ans auparavant, jouissait désormais d'une grande popularité en Allemagne. Et parmi ses sympathisants, on retrouvait des princes très puissants qui avaient promis leur aide à Frédéric le Sage, au cas où celui-ci serait inquiété à cause de la Réforme... Une fois de plus, Frédéric le Sage intercéda. Il refusa de livrer Luther à Charles Quint, et obtint de lui une faveur. Son sujet serait convoqué à Worms en avril 1521. Là il comparaîtrait devant la Diète, une assemblée formée de princes et d'évêques que l'Empereur réunissait pour prendre les décisions concernant les affaires les plus importantes du pays. Martin Luther aurait ainsi une dernière chance de défendre ses idées.

 

page 92

L'année suivante, Hans avait déjà une sœur qui reçut le nom d'Élisabeth. Deux ans plus tard, une autre fillette venait au monde : Madeleine. Deux années n'étaient pas encore passées, qu'un petit garçon, nommé Martin comme son père, vit le jour. Luther et son épouse adoraient les enfants, ils en eurent six en tout. Après Martin, il y eut encore la naissance des deux derniers, Paul qui devint plus tard un médecin renommé et Marguerite.

Tout ce petit monde formait une famille gaie et unie. Luther était passionné par la musique, il jouait du luth et adorait chanter. C'était pour lui un moyen de chasser la tristesse, d'exprimer sa joie et de louer Dieu. Alors, avec sa famille nombreuse, c'était l'occasion rêvée de faire de la musique tous ensemble.

Dans la famille, il régnait une discipline toujours tempérée par l'amour.

- Martin, je n'arrive pas à forcer Madeleine à chanter à son cousin la chanson qui nous a tant fait rire la dernière fois. Elle refuse ! Fais quelque chose, tu es son père!

- Il n'en sortira rien de bien si on la force Katharina ! Il en est de même avec nous. Sans la grâce de Dieu et sans la foi, toutes les œuvres que nous pourrons accomplir ne seront pas bonnes !
[...]

Luther prenait aussi soin de ses enfants, n'hésitant pas à se lever la nuit lorsqu'ils pleuraient ou étaient malades. En effet, il pensait qu'il fallait toujours bien s'occuper d'eux. Pas seulement parce qu'on était leurs parents et qu'on les aimait, mais aussi pour des raisons bibliques.

D'abord, Jésus-Christ avait lui-même été bébé et enfant, et il prenait la défense des enfants : « Laissez venir à moi les petits enfants ! Prenez garde de ne pas mépriser un seul de ces petits ! »

 


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