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Jésus est-il vraiment ressuscité ?

 

 

Bernard Legras


Pierre TÉQUI éditeur

136 pages – 12,50 €

 

recension Gilles Castelnau


23 février 2015

Bernard Legras est professeur honoraire de médecine. Habitué aux raisonnements fondés sur la logique de l’évidence, il n’entre pas sur le terrain de la foi, de l’espérance, de la spiritualité chrétienne. il s’efforce de déduire d’une simple lecture des évangiles des preuves indiscutables de la Résurrection de Jésus.

Il ouvre les évangiles, admet que leurs récits sont les témoignages fidèles des disciples de l’époque et en tire la conclusion qu’en effet, les choses n’ont pas pu se passer autrement que la façon dont elles sont rapportées.

Il ne tient pas compte des remarques des historiens disant que les récits évangéliques ont été mis par écrit plusieurs décennies après les événements rapportés et qu’ils n’en révèlent pas tant la vérité historique que la foi des premiers chrétiens.

Par exemple dans le passage suivant, on peut discuter l’assurance de l’auteur lorsqu’il écrit :

- « on sait que ce dignitaire juif... ».
- « une grosse pierre barrait l'entrée, la déplacer était malaisée » (on se demande si un condamné à mort pouvait bénéficier d’un tombeau privé).
-  « La disposition des linges s’oppose fortement à la théorie du vol du corps. »

Si l’on commence par prendre au pied de la lettre ces affirmations, il est naturel d’en conclure que la suite du récit n’a pu se passer autrement que le rapporte l’évangéliste.

 

page 47

Les autorités juives auraient pu décider de retirer le corps du tombeau afin d'éviter qu'il soit vénéré.

À ce propos, il est dit que les autorités juives ont fait garder le lieu, justement à cette fin, ce qui semble par ailleurs plus simple et plus vraisemblable.

Par ailleurs, les responsables juifs et romains avaient intérêt à montrer la dépouille de Jésus pour prouver que sa résurrection était non fondée. Produire le corps publiquement aurait permis d'humilier les disciples et de tuer leur mouvement dans l'œuf.

Et puisque le tout se passait à Jérusalem, c'était tout à fait dans le pouvoir des autorités de retrouver le corps s'il existait toujours. Pourtant, à leur grande consternation, personne ne pouvait trouver de corps.

Une autre explication est que quelqu'un d'autre aurait pu ôter le corps du tombeau pour une raison quelconque. On a envisagé l'hypothèse qu'il s'agirait de Joseph d'Arimathie. On sait que ce dignitaire juif, converti au message de l'Évangile, a fait porter le corps de Jésus dans le tombeau qu'il avait fait creuser pour sa propre famille. Il aurait pu l'en retirer après la fin du sabbat, soit un jour plus tard, pour ensuite ensevelir Jésus dans un autre endroit.

Dans quel but ? Il est difficile de suggérer l'ombre d'un motif ? Et dans ce cas, comment une telle chose aurait-elle pu échapper à tous les témoins présents ?

Plus probablement, les disciples de Jésus auraient dérobé, le corps de leur Maître.

D'après Matthieu, c'est la version qu'avaient choisi de diffuser les chefs des prêtres lorsqu'ils ont appris que le tombeau était vide. Mais le tombeau était sous la garde de plusieurs personnes. Et une grosse pierre barrait l'entrée, la déplacer était malaisée. Enfin, et surtout, les disciples n'auraient pas pris la peine d'enlever les bandes et de plier le linge à part, comme cela est relaté dans les Évangiles.

Il faut insister de nouveau sur ce point très important : qui que soient ceux qui auraient enlevé le corps (des voleurs de sépulcre, des Romains, des Juifs, des disciples…), ils auraient pris le corps du mort avec le suaire, sans quoi il eût été intransportable. Et ils auraient encore moins plié le linge.

La disposition des linges s’oppose fortement à la théorie du vol du corps.

 

Ce petit livre convaincra sans doute ceux qui ne demandent qu’à être confortés dans leurs convictions. Les deux préfaces de Jean-Christian Petitfils et de Mgr Jean-Louis Papin les y encourageront.

 



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