Le Grand rabbin de France disait hier soir à l'émission « C’est dans l’air » que l’antisémitisme n’avait aucun rapport avec les événements d’Israël-Palestine.
Nous sommes évidemment absolument d’accord qu’il ne faut pas être antisémite (ni raciste en général).
Ni la religion, ni la couleur de la peau, ni l’origine sociale, ni aucune autre différence ne justifient un appel à la discrimination, à la haine, à l’exclusion de la « liberté », de l’« égalité », de la « fraternité » républicaines.
Et encore moins de la fraternité humaine que Jésus-Christ nous a fait connaître.
Assassiner les clients de l'hypermarché cacher de la porte de Vincennes, comme aussi les dessinateurs de Charlie Hebdo, est une monstruosité que les 3 millions de marcheurs de dimanche dernier ont collectivement soulignée.
Il n’en demeure pas moins que la signification de l’attentat de Vincennes est plus large que la simple haine d’une religion et le Grand rabbin n’a pas raison de soutenir qu’il n’a pas d’autre raison.
Les victimes n’ont pas été enterrées en France mais en Israël, alors même qu’elles n’étaient pas israéliennes et les photos qui en ont été diffusées montraient en toile de fond un grand drapeau israélien.
On n’était pas dans une atmosphère religieuse mais politique.
Les victimes étaient ainsi directement situées dans le contexte du conflit israélo-palestinien. Nul doute que le sinistre Coulibaly, qui était emprisonné dans la bulle islamique, a davantage pensé au drame palestinien dont « les Juifs » sont les acteurs qu’à la spiritualité de Moïse.
Les relations interreligieuses entre musulmans et juifs sont gangrénées par le Moyen-Orient et ne relèvent pas seulement d’un racisme de base.
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