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Le serviteur n'est pas plus grand

que le maître



Jean 16, 20

 


Michel Leconte

 

 

27 mai 2014

Jean 16, 7
« C'est votre intérêt que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le Paraclet ne viendra pas à vous ; si au contraire, je pars, je vous l'enverrai. »

Ce verset surprend. En effet quand on perd un être cher, on considère habituellement que tout est fini, que la mort est la chose la plus négative qui soit. Là, au contraire, la mort de Jésus est porteuse de créativité. Le départ de Jésus n'est pas une perte mais un gain. C'est un événement hautement positif et productif. La mort sur la croix porte la révélation à son achèvement. La venue du Paraclet (l'Esprit) permet au Christ de rester vivant parmi les disciples et son départ est nécessaire pour qu'il continue à être présent parmi les siens. Le Jésus de l'histoire doit s'en aller pour que son sens puisse être perçu en vérité : comme le révélateur de Dieu et non son substitut.

Si l'on de consent pas à son départ, si l'on en vient à nier sa mort et son entrée définitive dans la transcendance de Dieu, on en fait une idole c'est à dire, on divinise celui dont la mission était de révéler le Père et non de prendre sa place, de devenir Dieu à sa place : « le Père est plus grand que moi » nous dit Jésus. (Jn 14, 28). L'Eglise n'a pas évité de tomber dans cette ornière en affirmant tout bonnement que Jésus était Dieu et en le proposant avec sa mère à l'adoration des fidèles.

Il y a en toute religion, nous dit André Gounelle, une tension inévitable entre l'incarnation (Dieu se manifestant dans le message, la vie et la mort de Jésus) et la transcendance (Dieu est toujours différent, toujours plus grand, toujours Autre). Par sa mort sur la croix, Jésus sacrifie sa personne au profit de sa mission, manifestant qu'en lui ce n'est pas Jésus qui est l'ultime mais Celui dont il est le Christ, c'est à dire le porteur, le visage humain, le Fils. Ceci permet en outre d’accueillir les révélations des porteurs de Dieu des autres sagesses et religions en ne faisant pas de notre Christ le révélateur ultime et absolu de Dieu en étant Dieu lui-même.

Par le Paraclet, l'Esprit que Jésus nous donne, nous pouvons à notre tour témoigner du Dieu de Jésus et même « faire des œuvres plus grandes » que Jésus nous affirme Jean (14, 12). Nous aussi, pouvons devenir l'incarnation du Père et être, à notre mesure, une petite lumière qui brille dans les ténèbres du monde... Mais alors, nous prévient Jésus, il nous faut nous préparer à souffrir (Jn 16, 18-20), le serviteur ne peut pas être épargné. Pourquoi souffrir ? Non, la religion doloriste ne revient pas au galop. Je crois seulement que le disciple du Dieu de Jésus ne peut éviter d'être blessé par l'Ordre implacable du monde et son incompréhension de l'Esprit.

 


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