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Rousseau

une histoire genevoise

 

 

Guillaume Chenevière

 

 

Ed. Labor et Fides

416 pages – 26 €

 

 

Recension Gilles Castelnau

 

 

26 avril 2012

Ce gros livre, bourré de mille renseignements historiques et littéraires précis présente l’influence politique et morale qu’a eue Rousseau dans l’histoire trop peu connue de la ville Genève. Il explique les tensions sociales entre riches patriciens de la ville haute sensibles au prestige de la cour versaillaise et le peuple travailleur de la ville basse. Il montre la tradition démocratique issue du protestantisme calviniste et le libéralisme rousseauiste apparaissant en ce 18e siècle. Tout ceci fourmille d’exemples, de noms, de faits et de citations de Rousseau. (G.C.)

En voici des passages.

 

.

 

La Genève de Rousseau

 

page 21

Rousseau vient d'un milieu d'artisans qui à la fois subissent et tentent de maîtriser la mutation sociale dans laquelle la minuscule République est engagée. Jean-Jacques, enfant précoce, est le témoin d'un débat existentiel qui, un quart de siècle plus tard, nourrira son œuvre. Reflet de vagues successives d'émigration protestante, Genève a ses racines beaucoup moins dans l'histoire locale que dans la foi religieuse pour laquelle chacune des familles genevoises, à des périodes différentes, a plus ou moins combattu et souffert.

La double notion de liberté et d'indépendance, ancrée dans l'identité genevoise, est d'abord liberté et indépendance d'exercer la religion protestante, avec sa lourde charge de responsabilité individuelle. John Knox a dit de la Genève calviniste qu'elle était « la plus parfaite école du Christ qui ait jamais été depuis les jours des apôtres ».

A l'opposé de la hiérarchie des valeurs du catholicisme, Calvin mélange sainteté, méditation, charité et travail utilitaire en une unité indissoluble : « Que ceux qui oyent la doctrine de l’Evangile s’approuvent être chrétiens par sainteté de vie ».

 

page 30

Le sentiment d'une collusion entre les familles dirigeantes et Versailles donne à penser que l'indépendance de Genève est compromise, ce qu'aucun citoyen ne peut admettre.

« Il vaut mieux vivre libres et pauvres que riches et assujettis au joug de la servitude » ; le gouvernement de la fin du XVIIe siècle oublie cette déclaration genevoise de 1512. Sa soumission à l'égard du roi de France ennemi des protestants est source de profit pour les familles dirigeantes, au détriment de la généralité, comme on dit à 1'époque, c'est-à-dire de l'ensemble des Genevois.

Quand Louis XIV, en 1679, impose un Résident français à Genève, il est difficile au Petit Conseil de dire non. C'est le monarque le plus puissant d'Europe et la France a toujours reconnu l'indépendance genevoise, contrairement à la Savoie, ennemi traditionnel qui n'a pas renoncé à recouvrer un jour son ancienne possession. De plus, cette marque d'influence française est contrebalancée par l'alliance de longue date avec les cantons suisses de Berne et de Zurich.

En 1691-1692, suite à la conquête de la Savoie par la France, l’idée surgit d’un « cantonnement » helvétique de Genève, mais elle se heurte a l’opposition des cantons catholiques, habilement manœuvrés par la France et par le Vatican. Par la suite, Bernois et Zurichois encouragent Genève à de nouvelles démarches pour être officiellement incorporée dans la neutralité suisse, mais le Petit Conseil, où les partisans de Louis XIV tiennent le haut du pavé, fait la sourde oreille.

Il y a deux raisons à cela. D’abord beaucoup de fils des familles dirigeantes, font carrière dans les armées de Louis XIV. Ils y prennent le goût du luxe, reçoivent des récompenses, touchent des pensions et sont sensibles au prestige du Roi Soleil. Ensuite, du fait de la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1689-1697), la France n'étant reliée au reste de l'Europe que par l'axe Lyon-Genève, les négociants genevois profitent de la situation pour se livrer au négoce des espèces et à des prêts aux armées françaises. Ils font de Genève, avec l'active participation du Résident de France, « un entrepôt de contrebande et une banque extraterritoriale du Royaume »

 

 

page 100

Rousseau veut rompre avec une existence de faux-semblants, renoncer aux emplois et à la vie parisienne. Au grand scandale de son entourage, il n'acceptera pas la pension offerte par Louis XV. I1 imagine gagner sa vie en copiant de la musique, redevenir le petit artisan dont, à quinze ans, il a refusé l'existence. Il jette les oripeaux d'un Parisien civilisé pour la guenille d'un Genevois barbare. Malheureux en Parisien manqué, il voit son bonheur dans un retour à la source trop longtemps négligée de son enfance protestante et républicaine.[…]

« Citoyen de Genève » autoproclamé à la face du monde, Rousseau forme le projet de récupérer la religion protestante et la citoyenneté genevoise qu’il a jetées aux orties voici plus de vingt ans.

 

page 107

Rousseau est venu à Genève achever sa transformation d'homme de salon parisien en véritable citoyen de Genève. Il s'agit pour lui d'obtenir sa réintégration dans l'Eglise protestante et de récupérer sa citoyenneté perdue en 1728. Quand tout est réglé, début août, Rousseau prolonge son séjour à Genève. L'idée de s'établir dans la République trotte dans sa tête : « J'ai reçu tant de caresses et trouvé tant de plaisirs dans ma Patrie que loin de me repentir d'y être venu, j'ai grand envie d'y revenir le printemps prochain pour m'y fixer. »

Il songe alors à faire paraître le Discours sur l'Inégalité pendant qu'il est sur place, en guise de cadeau à la cité dont il est à nouveau citoyen. Il faudrait pour cela solliciter l'agrément du Petit Conseil, mais Rousseau, qui a relu son texte avec Deluc, en a mesuré les risques. Il sent que « demander une telle permission c'était vouloir un refus ».

Sous le vocable Magnifiques, Très Honorés et Souverains Seigneurs, il s'adresse non pas aux magistrats, comme c'est l'usage, mais à l'ensemble des citoyens, que l'on désigne ainsi quand ils sont assemblés en Conseil général. Il lance à la face du monde une Dédicace pour le moins immodeste dans laquelle il proclame les valeurs que lui, Rousseau, associe à Genève. Alors qu'il vient à peine de recouvrer ses droits de citoyen, il semble entraîner toute la République dans son sillage et faire la leçon aux magistrats.

Le risque d'un désaveu est donc manifeste. Or, au lieu d'une marque de mauvaise humeur, le Premier syndic lui donne un Nihil obstat... Il y a de quoi pavoiser !

Redevenu citoyen de Genève, sa Dédicace acceptée par le gouvernement de la République, Rousseau peut désormais se proclamer « philosophe citoyen », alors que les autres philosophes sont au service des princes. Pour Genève, il sera « philosophe des citoyens » par opposition au « philosophe du patriciat », Burlamaqui.

 

page 155

L'Emile offense la France et taquine la religion chrétienne, mais Du Contrat Social fait bien pire : il prône pour Genève la convocation régulière de Conseils généraux où le gouvernement rendrait compte de son activité et la soumettrait à l'approbation des citoyens. Il faut étouffer dans l'œuf cette nouvelle revendication des assemblées périodiques qui sont la bête noire du patriciat. La popularité de Rousseau, les fêtes que les citoyens lui ont spontanément consacrées aggravent son cas. C'est en raison de préoccupations de politique locale que Du Contrat Social n'est condamné qu'à Genève, nulle part ailleurs.

Tronchin n'a pas eu le temps d'examiner les deux ouvrages en détail, la grande majorité des conseillers ne les a pas même parcourus, mais tous conviennent que l'affaire est urgente. Contre l'avis de Tronchin, qui ne voit pas quel tour on pourrait donner à une procédure contre l'auteur, le Conseil décide d'ajouter à la condamnation des ouvrages l'arrestation de Rousseau au cas où il viendrait à Genève. L'objectif est de prévenir les troubles que cette venue pourrait entraîner et, en se montrant aussi sévère que le Parlement de Paris, de plaire à Versailles.

A Genève, certains prennent la défense de Rousseau. Au sein du Petit Conseil, le professeur Jallabert et le syndic Mussard désapprouvent la condamnation. Dans la cité,le philosophe Abauzit plaide en faveur de l'écrivain. Un patricien, Charles Pictet, adresse une lettre anonyme an libraire Duvillard où il critique « la façon cruelle dont on a sévi contre le citoyen de la République qui lui a fait le plus d'honneur ». Il y voit l'effiet de l'engouement pour Voltaire, « qui infecte tout ce qui l'environne du poison de ses sentiments erronés et qui a fait à Genève plus de déistes que Calvin n'y a fait de protestants » et d'un ridicule alignement sur Versailles : « Que Paris condamne les ouvrages qui insultent le gouvernement et la religion dominante, cela est en place. Mais Genève, qu'a-t-elle à faire dans cette querelle ? »

 

page 239

Les rapports entre Genève et la République française sont ambigus. En mai 1793, la Convention nationale accueille une délégation genevoise qui se présente au nom de Rousseau : « il y a trente ans que l’aristocratie genevoise conspira avec le despotisme qui régnait en France pour proscrire cet ami de l'humanité. Ce crime était celui d'un petit nombre de dominateurs. La Nation Genevoise n'a jamais cessé d'honorer, de chérir Rousseau ; elle a toujours regardé la proscription de ce grand citoyen comme un attentat contre la liberté et contre le Peuple. Aussi le premier acte que fit notre République rentrée dans ses droits fut de déchirer cette page honteuse de notre histoire : un décret ordonna cet acte de justice. Tous nous lui payons le tribut le plus digne de lui, c'est de chérir à son exemple la liberté, de suivre et de défendre ses principes. » Réponse du président de la Convention : « Genève lui a donné le jour, la France a recueilli son dernier soupir, son génie appartient à l'Univers ; l'Univers doit le pleurer, la France honorer ses cendres, Genève s'enorgueillir. »
Tout cela serait de bon augure si, dans le même temps, Cambon, en dénonçant « l'hydre des têtes genevoises » ne présentait pas Genève comme un repaire d'agioteurs qui mettent la France en danger.
La volonté d'indépendance des Genevois repose sur l'histoire, la religion et la prospérité économique. Sur aucun de ces trois axes, Genève ne se trouve en phase avec la Révolution française, qui nie le passé historique, s'affranchit de la religion, et ruine l'économie genevoise.
Par un renversement de la situation du quart de siècle précédent, la majorité des Genevois éprouvent maintenant de la sympathie pour la France, au contraire de la minorité patricienne. Mais ils n'entendent pas renoncer pour autant à l'indépendance de Genève et la présence de troupes françaises aux portes de Genève les hérisse autant que les patriciens.

 

 

Une révolution protestante

page 242

Malgré leur rupture avec la constitution traditionnelle, les révolutionnaires genevois restent dans la filiation du passé de la République.
Ils retiennent de la Révolution française le suffrage universel ainsi que l'égalité juridique et politique, de la tradition genevoise la souveraineté effective du peuple, la consultation permanente des cercles comme lieu de formation de la volonté générale, mais aussi la religion protestante.
[…]

L'Eglise protestante s'associe à la démarche révolutionnaire. Les séances du nouveau Conseil général, qui se déroulent à Saint-Pierre comme par le passé, commencent et finissent par une prière solennelle. Malgré le nombre parfois très élevé des votants, ce caractère sacré contribue à prévenir tout désordre.
L'Assemblée nationale constituante tient également ses séances dans une église, l'Auditoire de Calvin.
[…]

Le pasteur Anspach, premier président de l'Assemblée nationale, bénit ses travaux : « O Dieu, protecteur de cette République, tu formas tous les hommes égaux : même origine, même structure admirable, mêmes dispositions du corps, mêmes qualités de l'esprit, mêmes sentiments du cœur, mêmes facultés de l'âme. Pour tous, ton Fils bien-aimé enseigna cette morale sainte qui ramène tous les devoirs au principe touchant de l'amour et de la fraternité. Et nous, nous avions imaginé des différences entre les enfants d'une même patrie ! Nous en avons été punis par des dissensions fréquentes. Mais grâces te soient rendues, Dieu tout bon, nous sommes revenus enfin de nos longues erreurs. Aide-nous à revêtir les qualités propres au Citoyen des Cieux, qui font aussi le meilleur Citoyen sur la terre, afin que par la pratique des vertus civiques, nous nous rendions dignes des biens que tu nous prépares dans la patrie éternelle, à l'abri des révolutions humaines. »

 

page 280

La chute de Robespierre a changé le climat politique français. Les relations de Genève avec Paris se rassérènent. Le 23 août, quand Reybaz réhabilité présente à la Convention ses lettres de créance, il y reçoit un accueil triomphal.
« Vous avez jeté, dit-il, un œil complaisant sur le berceau d'Emile, cet Hercule de la politique qui en a balayé les immondices. Vous avez rapproché par la pensée, des deux extrémités de la Suisse, la plume de Jean-Jacques et la flèche de Guillaume Tell. » Cet astucieux rappel de l'inclusion de Genève dans la neutralité helvétique est à peine nécessaire, car l'heure est à l'entente parfaite.
En reconnaissance du rôle particulier de la petite République dans la naissance des idées nouvelles, la salle de la Convention, où trône déjà le buste de Rousseau, verra flotter le drapeau de Genève, avec celui des Etats-Unis, aux côtés du drapeau français.
Préférant oublier que la décision a été prise du temps de Robespierre, les hommes de Thermidor organisent le transfert des cendres de Jean- Jacques au Panthéon. A l'instar des Genevois, ils veulent faire de l'hommage à Rousseau une manifestation d'unité nationale.

 

 

Fêter Rousseau à Genève (1761-2012)

page 368

A l'heure du tricentenaire de 2012, il n'est pas inutile de récapituler les moments où Rousseau a été fêté dans sa ville natale.
[...]

 

L'idylle

La première fête genevoise à Rousseau a lieu en 1761. L'écrivain est au faîte de sa gloire : La Nouvelle Héloïse vient de paraître et connaît le triomphe.
[…]

 

Trente ans d’excommunication

L'idylle est de courte durée. En juin 1762, le Petit Conseil fait lacérer et brûler l'Emile et Du Contrat Social, et décrète l'arrestation de Rousseau au cas où il se présenterait à Genève.

Cette condamnation met fin à l'unité, plus apparente que réelle, qui a vu magistrats et citoyens fêter ensemble le philosophe de la République. Pendant trente ans, il ne sera plus question de fêter Rousseau à Genève.
Rousseau reste l'idole du peuple, mais ce n'est plus le même Rousseau.
[…]

Les passages que les citoyens font apprendre par cœur à leurs enfants ne sont plus la description des fêtes populaires à Saint-Gervais, mais la dénonciation d'un pouvoir usurpé.
Pour le gouvernement, Rousseau est devenu l'ennemi public n° 1, « l'incendiaire ». Les tentatives de l'opposition citoyenne pour obtenir l'annulation de sa condamnation se heurtent à un mur. Le patriciat genevois, comme les ministères de Paris et de Londres, attribuent à Rousseau la responsabilité des troubles de Genève.

 

Première fête anniversaire

Avec l'insurrection de janvier 1789, qui précède de six mois la Révolution française, Rousseau devient le héros des temps nouveaux.
[…]

Le gouvernement provisoire, qui peine à affirmer son autorité, utilise l'anniversaire de Rousseau, le 28 juin 1793, pour célébrer à la fois l'unité nationale et les principes de la révolution. Afin d'éviter toute dissonance, il fait appel aux enfants. Précédés des magistrats et accompagnés de toute la population, mille huit cents garçons et filles de 7 à 12 ans, tenant des fleurs et portant des guirlandes, défilent à travers la ville. Deux enfants vêtus de blanc brandissent l'Emile et Du Contrat Social ; un jeune couple figure Emile et Sophie. Le cortège se rend à Saint-Gervais devant l'atelier d'Isaac Rousseau, où l'on pose une plaque : « Ici est né Jean-Jacques Rousseau, auteur d'Emile et Du Contrat Social ». Malgré l'évidence du texte des Confessions, on officialise la localisation fautive de la maison natale de Rousseau qu'accréditeront les visiteurs étrangers.
Le soir, on illumine la nouvelle rue Rousseau. Sur l'air de La Marseillaise, des couplets sont chantés à la table des Comités et de l'Assemblée nationale
[…]

En avril 1798, les troupes françaises pénètrent dans Genève et forcent son annexion à la France du Directoire. L'une des premières décisions de l'autorité française est de supprimer la fête à Rousseau, considéré comme le symbole de la souveraineté populaire à la genevoise.
On ne célébrera plus Rousseau à Genève pendant quarante ans. La Restauration fera disparaître la statue de l'écrivain, incarnation de ce que l'on veut à tout prix oublier : la contestation citoyenne et la révolution.

 

Retour des fêtes anniversaires

En 1835, sur une initiative privée, l'île aux Barques transformée en île Rousseau s’orne d'une statue du philosophe. Dès le 28 juin 1836, à l'initiative d'horlogers de Saint-Gervais, les enfants de Genève fêtent à nouveau chaque année l'anniversaire de Rousseau en défilant devant la statue.
[…]

Visitant l'île Rousseau au printemps 1837, Stendhal recueille ce récit : « On a fêté Jean-Jacques ; c'était l'anniversaire de sa naissance. C'est une fête pour les enfants ; environ deux mille, des deux sexes, ont défilé devant la maison où il est né. Ensuite, descendant la rue jusqu'au lac, ils sont venus déposer au pied de cette statue les fleurs qu'ils portaient à la main. Comme vous pouvez le penser, Monsieur, cette fête n'est point ordonnée par le gouvernement, mais il n'y met aucun obstacle ; cette année, il a même autorisé trois compagnies de la milice nationale à escorter l'immense file des enfants, deux mille ! Vous pensez bien qu'on ne voit point parmi eux les enfants de ces messieurs du haut (on appelle ainsi les gens riches qui habitent le haut de la ville, vers la promenade de la Treille ; c'est l'aristocratie du pays). »
[…]

 

Fêtes officielles

Herboriste et pédagogue, le Rousseau genevois de 19l2 n'a plus rien de politique. C'en est fini du lien viscéral, de la « chaîne invisible entre vous et nous » qui, de 1761 à la fin du XVIIIe siècle, l'a attaché au peuple genevois et dont on a pu imaginer une résurgence entre 1836 et 1846.

Depuis le 28 juin 2002, l'Espace Rousseau, lieu de mémoire établi dans la maison natale du 40, Grand'Rue, célèbre à nouveau chaque année la fête à Rousseau. Est-ce un signe ? Le tricentenaire de 2012 sera-t-il pour le peuple de Genève l'occasion de redécouvrir « son » Rousseau ?

 

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