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Le tremblement de terre de Haïti

 

 

Raphaël Picon


doyen de la faculté de théologie protestante de Paris
rédacteur en chef de la revue Évangile et Liberté

 

2 février 2010

Question ? Incompréhension ? Énigme ? Non. Le tremblement de terre qui vient de ravager Haïti, l’une des pires catastrophes de l’époque contemporaine, ne pose aucune question d’ordre théologique. La seule réponse au pourquoi est la tectonique des plaques.

Dieu n’est pas dans la toute-puissance du grand horloger qui fait tout et qui peut tout, qui contrôle le moindre fait de nos existences, qui donne la vie et qui la reprend quand bon lui semble.

Dieu n’est pas non plus ce Dieu du retrait qui, tout en pouvant intervenir dans les affaires du monde, y renoncerait pour nous laisser libres, mais en fait délaissés et seuls coupables.

Dieu n’est pas, enfin, dans cette impuissance du spectateur passif qui, ne pouvant rien et ne voulant rien, assiste, les bras croisés, à la tragédie humaine.

Le Dieu de Jésus-Christ est le Dieu du combat. Le Dieu du refus de la résignation et de la fatalité. Le Dieu de la lutte pour un monde meilleur.
Dieu est le mot le plus souverain qui soit pour désigner cette puissance de vie et de la créativité qui, dans la complexité du monde et dans toutes les composantes du réel, lutte avec acharnement contre tout ce qui nous oppresse, ce qui nous brise, ce qui nous met en incapacité d’exister.
Dieu œuvre à l’épanouissement du monde et de nos vies et ce, même si la vie elle-même, la nôtre comme celle de la nature, lui résiste.

Dieu ne peut pas tout. Son fils, à savoir son héritage, son message, sa prédication, ne fut-il pas cloué sur une croix ? Dieu ne peut pas tout, mais il lutte, avec nous et par nous, à la transfiguration du monde. Le tremblement de terre de Lisbonne, au milieu du 18ème siècle, fut un véritable séisme intellectuel. Il ébranla notamment la certitude de vivre dans le meilleur des mondes possibles et récusa l’idée fort rassurante que le monde est le déploiement d’une raison supérieure.

Haïti et le cortège des drames du monde et de nos vies, nous conduisent à la même conclusion, nous appelle à la même compassion mobilisatrice et créatrice. 





 

Cet article est paru
comme éditorial
du numéro 236 de février 2010
d’Évangile et Liberté

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